Corona virus (points info au 15-03-2020)

Mise à jour au 16-03-2020 :

La circulaire de la Rectrice ne laisse pas d’ambiguïtés:

– Les conseils de classe sont annulés sous leur forme présentielle. La visioconférence et le télétravail sont à mettre en oeuvre prioritairement.

– Les conseils de disciplines sont reportés.

Les activités devant se réduire à ce qui est indispensable, nous invitons tous les collègues à rester chez eux et à faire du télétravail. Tous les personnels (Intendance, Atoss, Vie scolaire,AESH) sont également invités à ne pas venir au lycée. 

Seule une équipe « resserrée » et uniquement sur la base du volontariat est tenue d’assurer les missions indispensables auprès de la direction de l’établissement.


L’annonce d’Emmanuel Macron de fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités jusqu’à nouvel ordre va dans le bon sens. Son application semble à géométrie variable et nous rappelons quelques points tirés du FAQ du ministère au 14/03/2020 :

« Dans la lutte contre la diffusion du virus, le Gouvernement a recommandé à l’ensemble des employeurs, publics comme privés, de privilégier le télétravail lorsqu’il est possible. »

« En conséquence, l’ensemble des personnels des écoles et établissements scolaires ne sont pas tenus de rejoindre systématiquement à partir de lundi 16 mars leur lieu de travail. »

« En tout état de cause, les personnels fragiles au regard de l’épidémie (liste disponible sur le site du gouvernement) doivent être invités à rester à leur domicile. » Personnes à risques (site ministère de la santé) « Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes souffrant de maladies chroniques (hypertension, diabète), les personnes âgées (plus de 70 ans), immunodéprimées ou fragiles présentent un risque plus élevé. »

 

Les chefs d’établissements ne sont donc pas tenus de convoquer l’ensemble des personnels le lundi 16 mars et encore moins les enseignants d’EPS qui ne sont pas les plus concernés par une formation sur l’enseignement à distance. Les réunions plénières où l’on va réunir plusieurs dizaines de personnes dans une salle sont une aberration dans ce moment où tout doit être fait pour limiter la propagation du virus.  Avec le SNES-FSU, nous demandons aussi l’annulation des réunions prévues dans les EPLE et notamment les conseils de classes prévus la semaine prochaine.  Le but est de limiter au maximum les contacts entre personnes et en aucun cas les chefs d’établissement ne doivent obliger des collègues à venir pour faire de la présence sous prétexte qu’ils sont payés …

Les toilettes, les bureaux, comme les matériels placés dans les salles des professeurs ou les classes, sont partagés entre les utilisateurs et les personnels ce qui ajoute nombre d’éléments de contamination : claviers d’ordinateurs, souris, téléphones, photocopieurs, etc. Les gestes barrière vont être très compliqués à mettre en place dans de telles conditions. Toute venue qui n’est pas impérative dans les EPLE devrait donc être annulée.

Nous appelons l’ensemble des enseignants d’EPS qui pensent être dans les personnes à risque et qui seraient convoqués par leur chef de leur faire savoir qu’ils ne désirent pas se rendre dans leur établissement pour ne pas se mettre en danger.

Nous appelons aussi l’ensemble des professeurs d’EPS qui estiment être convoqués par leur chef de façon abusive de nous contacter. s3-rouen@snep-fsu.net

A 19h00 le 15-03, la Rectrice a enfin envoyé un message clarifiant la situation : « Le principe du télétravail doit être privilégié pour tous les salariés et fonctionnaires. Il est important de limiter au strict minimum les réunions conduites en présentiel. » Seule une « équipe resserrée, constituée sur la base du volontariat autour du directeur d’école ou du chef d’établissement » se doit d’être présente.

Donc aucune obligation d’aller lundi 16 mars dans aucun établissement de l’académie de Rouen.

Lors de son discours, le président semble avoir eu une révélation sur l’importance des services publics :

« la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux »… « il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie » « Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens ».

Nous ne sommes pas dupes. Ses belles paroles ne doivent pas faire oublier que c’est lui qui a imposé une réduction drastique des dépenses publiques, dans la recherche, dans la santé, dans l’éducation. Ce sont ses ministres qui ont assumés la fermeture de nombreux lits dans les hôpitaux alors que les personnels soignants étaient en lutte depuis plus d’un an pour réclamer des moyens. Ce sont ces places supprimées qui vont manquer cruellement dans cette période de pandémie. Nous jugerons uniquement sur les actes les annonces présidentielles.

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