Les audiences SNEP

Créé le 14 décembre 2007

Compte rendu d'audience au rectorat

A Rouen, nous (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP (FSU), SNETAA-EIL, SN-FO-LC, SUD-éducation, URSEN-CGT) avons été reçus par le SG, le DAFPIC et la chef de la DOS...

Discours convenu d'abord : le Recteur ne veut pas de précipitation dans l'application de la réforme, il dément la disparition des BEP, il dément aussi l'idée d'une une corrélation entre cette réforme et les moyens (à démographie constante).

Objectif : augmenter les taux d'accès à l'université.

Assurance donnée : à Rouen mêmes bases de calcul pour la dotation 2008 avec ou sans réforme.

Puis ils donnent des explications : sur la nécessité de redéfinir la seconde professionnelle, et pour ce faire de solliciter dès décembre corps d'inspection et CPC, sur la relance des CAP, dans toutes les branches, sur le traitement différencié des filières attachées au système actuel : hôtellerie-restauration, BTP, sani-soc et maintenance auto, sur la création de passerelles CAP-bac pro...

Intéressante argumentation de la chef de la DOS : les élèves quittant aujourd'hui trop tôt les LP, l'objectif est de les garder jusqu'au bout des 3 ans.  Elle explique chiffres en main que la réforme par elle-même n'économise aucun moyen sur les flux : une cohorte de 6000 élèves tombant à 2300 la 4ème année comme aujourd'hui ne coûte pas plus qu'une cohorte de 6000 gardant l'essentiel de ses élèves sur 3 ans. Dans les deux cas, ce sont quelque 15000 élèves que l'on fait étudier ! 6000 + 40000 + 3000 + 2000 = 6000 + 5000 + 4000 ! A la hache, certes...

Les syndicalistes interviennent : il faut tout prendre en compte pour estimer les moyens, les flux, mais aussi les horaires des profs et des élèves, les effectifs, etc.
Qu'en sera-t-il au-delà de 2008 ?

Le discours sur les moyens doit en tout état de cause éviter le simplisme.

Le meilleur angle d'attaque, ce sont les élèves en difficulté : ils ont besoin de temps pour être pris en charge après des échecs lourds au collège ; et le sort des futurs non-bacheliers dans un système qui renforce la norme du bac pour tous est problématique.

Là-dessus, guère de réponses.

Ce qui semble vraiment inquiéter le rectorat (en off), c'est la précipitation de la manoeuvre, conjointement avec les fines initiatives sur la reconquête du mois de juin, sur laquelle je les ai interpellés.

Je demande au SG de faire passer les ouvertures-fermetures au plus tôt, bien avant le CTPA du 15 janvier.

Pascal Prevel