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Dernière mise à jour le 25 avril 2012
Conseil d’Administration UNSS du 12 avril 2012
Intervention SNEP sur le PQO
Autant le dire d’entrée, nous sommes en désaccord avec l’orientation donnée au PQO et à nombre de
choix faits par la direction nationale...
Pour lire l'intervention du SNEP, Cliquez ICI
Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy
Du discours aux actes, des incohérences à corriger !
Monsieur le Président,
Il y a quelques jours, M. Lecou, député de l’Hérault, vous a remis un rapport sur le sport à l’Ecole et le sport scolaire. Dans celui-ci, il insiste sur la nécessité du maintien d’un forfait de 3h dans le service hebdomadaire des enseignants d’EPS pour l’animation du sport scolaire.
Extraits du rapport :
« L’UNSS, pan important du sport scolaire, fonctionne en effet avec l’apport essentiel du forfait UNSS de 3 heures de chaque enseignant d’EPS.
Le décret de Robien qui remettait en cause ce forfait a fait débat (…). L’abrogation de ce décret au début du mandat du Président de la République est justifiée.
Il faut en effet pérenniser ce forfait qui, certes, représente un coût important, mais qui apporte au sport scolaire la garantie d’un encadrement professionnel ; qui contribue à donner à l’UNSS une force de création et d’innovation indéniable ; qui est source de dynamisme en faveur du sport scolaire accessible à tous les écoliers de France, même à ceux issus de familles défavorisées et qui sont ceux dont les besoins sont les plus grands pour accéder à une pratique dont on a souligné tout l’intérêt pour la cohésion sociale, pour la santé et pour une meilleure réussite scolaire. »
Vous avez salué le rapport Lecou et soutenu son contenu.
Le ministère de l’Education nationale avait, notamment depuis votre décision d’abrogation du décret de Robien, constamment fait le choix de « sanctuariser » le forfait AS/UNSS, et, dans la circulaire 10-125 du 18/08/2010 intitulée « développement du sport scolaire », Luc Chatel a rappelé à la fois l’intérêt pour notre système éducatif d’un sport scolaire dynamique et ambitieux, et la nécessité de créer les conditions pour que toutes les AS puissent répondre au mieux à cette volonté. La circulaire du 18/08/2010 fait explicitement référence d’une part à la note de service 83-379 du 01/12/1987 qui précise que « l’encadrement de l’A.S est assurée (…) par les enseignants d’EPS compte tenu du forfait horaire de 3 heures hebdomadaires compris dans leurs obligations de service » et, d’autre part, à la circulaire 02-130 du 25/04/2002 qui rappelle que les enseignants d’EPS animent l’AS « tout au long de l’année (…) dans le cadre du forfait statutaire de trois heures. »
Mais il semble que le ministère ait changé de position et dans le cadre de la préparation de la rentrée 2012, des échos nous remontent des académies : des Recteurs font référence à des décrets datant de plus de 30 ans (décret Mazeau de 1973, décret Soisson de 1978) pour remettre en cause le forfait d’AS de 3h dans le service de tous les enseignants et, interpellés par nos militants, des membres de l’administration rectorale disent qu’il s’agit là de consignes ministérielles.
Monsieur le Ministre L. Chatel, interpellé le 24 janvier dernier ne nous répond pas, malgré plusieurs relances auprès de son Cabinet.
Il y a là une remise en cause inadmissible de ce qui fait la valeur du sport scolaire, comme le souligne le rapport Lecou et du choix politique de soutenir l’UNSS. C’est également une remise en cause de votre décision d’abrogation du décret de Robien, décision que nous avions saluée.
Nous nous adressons donc à vous, Monsieur le Président, pour que cette véritable richesse de notre système éducatif qu’est le sport scolaire ne soit nulle part remise en cause, contrairement à ce qui semble se dessiner. Il est indispensable que le ministère de l’Education nationale précise à l’ensemble des Recteurs que le sport scolaire ne doit pas être considéré comme un gisement d’efficience et que le forfait de 3 heures hebdomadaires consacré au sport scolaire dans le service de chaque enseignant d’EPS doit être respecté.
Veuillez croire, Monsieur le Président, à notre haute considération.
Serge CHABROL
Secrétaire Général
EPS et Sport scolaire : que penser du rapport Lecou ?
L’actuel président de la République a chargé le député UMP de l’Hérault Robert Lecou d’une mission d’évaluation et de propositions sur le sport à l’école : celui-ci vient de rendre son rapport intitulé « le sport à l’école et le sport scolaire ».
La marque des luttes
Le parti pris du député de faire du sport scolaire la colonne vertébrale de sa mission traduit à l’évidence la place originale et les réussites de celui-ci dans le système scolaire français.
Concernant plus précisément le sport scolaire dans les collèges et les lycées, le rapport souligne que l’AS est l’acteur majeur du sport scolaire et rappelle que « le forfait de 3 heures par semaine inclus dans le service des enseignants d’EPS, intégré dans leur statut, (a permis) la multiplication des pratiques sportives et la découverte des compétitions par de nombreux jeunes ». A ce sujet, le député indique « qu’il est opportun de se souvenir que la tentative du ministre de Robien de supprimer le forfait des 3 heures d’UNSS a échoué, épisode qui témoigne par ailleurs de la force du groupe de pression que constituent les enseignants d’EPS » et que « l’abrogation de ce décret (était) justifiée » ! Pour ceux qui en auraient douté ou l’auraient oublié, ce sont bien les luttes de la profession et de son syndicat, le SNEP-FSU, qui ont permis de sauver le sport scolaire dans le second degré. Le rapport met également en avant le professionnalisme des enseignants d’EPS, leur engagement, leur investissement au sein de l’établissement, le fait qu’ils sont « parmi les enseignants préférés des élèves ». Il est souligné que « l’EPS, par son intérêt et ses objectifs, apparaît bien comme une discipline fondamentale » et « le sport scolaire (…) comme une activité complémentaire » dont « l’acteur principal est l’enseignant ».
Dans ses préconisations, R. Lecou propose de confirmer la présidence de droit de l’AS par le chef d’établissement, de « pérenniser (le) forfait » dont il précise qu’il est de « 3 heures d’AS sur 20 heures par semaine dans le service d’un enseignant d’EPS » (quid des agrégés ?), « de renforcer le statut du sport scolaire en légitimant sa place du mercredi après-midi », de « reconnaître le district comme échelon opérationnel et les coordonnateurs de district qui sont les professeurs d’EPS comme les chevilles ouvrières de l’organisation du sport scolaire dans le second degré ». Concernant la formation des enseignants, le rapport souhaite que soient renforcées « la formation universitaire comme la formation professionnelles initiale et continue en EPS des professeurs des écoles » et que soit créé « un module adapté (…) pour donner toute sa place à l’UNSS et au sport scolaire dans le cursus de formation universitaire » en STAPS. Le rapport propose, concernant l’EPS, « d’ajouter une compétence supplémentaire du type « connaître et maîtriser son corps » au socle commun ».
Comment ne pas voir dans ces différentes propositions la marque des actions et des revendications portées par le SNEP et soutenues par la profession ?
… mais le poids d’une orientation contestable
Ce rapport contient des préconisations traduisant des orientations que le SNEP conteste. En effet, celles-ci s’inscrivent dans la logique de la réduction des moyens alloués au service public d’enseignement et du « nouveau management public », mettant en perspective de nouvelles dégradations des conditions d’enseignement de l’EPS et traduisant une volonté d’instrumentalisation et de transformation des AS et de l‘UNSS.
- concernant l’EPS :
Au nom du renforcement de l’autonomie des établissements, le député propose de déterminer « un horaire–plancher et un horaire–plafond par discipline pour dégager des marges de manœuvre nécessaires à la constitution de classes à thèmes ou d’établissements à dominante » ! On sait à quoi cela a abouti dans le passé : les horaires réels deviennent rapidement les horaires - planchers ! L’EPS est présentée comme principalement une discipline de la transversalité (santé, citoyenneté, bien-être, esprit d’initiative, …) et très peu comme transmettant une culture. On peut ainsi mieux comprendre la portée de la préconisation n° 10 visant à redéfinir les missions des enseignants d’EPS : avec les missions actuelles (fonction enseignante, sport scolaire) mais aussi de nouvelles (éducation à la santé, etc…) qui peuvent déboucher sur une transformation profonde du métier.
Quant à « l’objectif minimal d’une heure par jour d’activité physique » prôné par R. Lecou, il ne vise nullement une augmentation des horaires d’EPS ! Pour lui, ce temps inclut « l’enseignement de l’EPS, les activités sportives et toute activité physique » comme « les déplacements du domicile à l’école, à la cantine, au stade, … ». Le député considère que « le maintien des heures hebdomadaires d’EPS est préférable à l’accroissement », invitant les élèves à utiliser la marche et le vélo pour augmenter leur temps d’activité physique ! C’est dans cet esprit que le député regrette que soient « délaissées des disciplines majeures alors que l’on pourrait faire de la course ou de la marche, du saut en hauteur ou du lancer de poids et du grimper de corde à moindre équipement »…Le député Lecou vient-il à l’Assemblée Nationale en train à vapeur ?
- concernant le sport scolaire
Le rapport propose de « faire évoluer le sport scolaire » en faisant de l’AS « l’instance fédératrice de l’ensemble de la politique sportive de l’établissement » : après avoir fustigé les empilements (dont le ministère est entièrement responsable) et l’illisibilité des dispositifs les uns par rapport aux autres (sport scolaire, interclasses, accompagnement éducatif, sections sportives, etc…), le député propose de valider le tout et de l’emballer avec du papier « AS » ! Et comme il ne peut éluder les fortes réticences voire les oppositions que cette approche risque fort de rencontrer, R. Lecou trouve la parade en proposant « un pilotage » serré et à tous les niveaux. Le chef d’établissement aura, «en lui laissant toute latitude, dans le cadre de son autonomie, le soin de définir la mission de chaque enseignant à travers une lettre de mission annuelle lui précisant la mise en œuvre la plus efficiente pour renforcer le sport scolaire » dans le cadre du « contrat d’objectifs annuel ». Pour le SNEP, les missions d’un enseignant relèvent de son statut et non d’une lettre de mission individuelle annuelle qui, de fait, met en cause la dimension statutaire du forfait. Si la préconisation vise les AS en difficulté, il faut le dire et proposer une méthode qui permette de sortir par le haut. Les AS seraient donc « contractualisées », les directeurs académiques des services de l’éducation nationale (ex-Inspecteurs d’Académie) étant chargés de « vérifier l’adéquation entre moyens et résultats ». Le district étant reconnu comme le « niveau d’organisation territoriale de l’UNSS » et les IA-IPR EPS assurant, au nom du recteur, le pilotage académique de l’UNSS, le rapport propose de « supprimer les Conseils Départementaux de l’UNSS ». Cette approche pourrait conduire à supprimer le niveau départemental de l’UNSS (dont il faut souligner le rôle décisif en matière d’innovation, de dynamisme, de fonctionnement) ou, au mieux, à le réduire au rôle d’exécutant des décisions prises au niveau régional. C’est dans ce contexte que doit être lue la valorisation des districts : la reconnaissance du district, qui ne s’accompagne d’aucune mesure visant à reconnaître la fonction de coordonnateur, pourrait n’être qu’un leurre visant à masquer l’essentiel.
La proposition « de créer un contrat sportif local qui réunira, dans un même partenariat, sur un territoire donné, les établissements, les fédérations sportives, les collectivités territoriales, les élèves et les parents d’élèves (…) permettra l’attribution de moyens en fonction des réalités locales », soumise à « procédure l’évaluation ».
On a la désagréable impression que ce qui est en cause, c’est cet espace de liberté et d’innovation que constitue le sport scolaire dans le second degré et que ce qui est en jeu, c’est la volonté de « mettre au pas » et en le recentrant sur le local, avec des liens approfondis avec les clubs, d’utiliser le sport scolaire pour faire entrer les fédérations sportives dans les collèges et les lycées.
- concernant le premier degré :
Le rapport cite le rôle le l’USEP et des conseillers pédagogiques, mais ne propose pas de formule type forfait USEP et ne réaffirme pas explicitement le rôle primordial des CPD. A l’heure où de nombreux postes sont supprimés, les bonnes intentions et le partenariat ne suffiront sûrement pas développer l’EPS et le sport scolaire à l’école primaire.
En résumé :
Le rapport Lecou contient des préconisations intéressantes qui font écho au travail et aux exigences des enseignants d’EPS portées par le SNEP. Mais, sans avoir l’air d’y toucher, nombre de préconisations inquiétantes, allant dans le sens de contraintes nouvelles, de pressions managériales, de transformations négatives du métier et de réorientations du sport scolaire contestables s’attaquent aux fondations mêmes du service public de l’EPS et du sport scolaire. Ce rapport sera-t-il un rapport de plus, destiné aux tiroirs ministériels ou servira-t- il à alimenter la campagne électorale du candidat UMP, voire le projet quadriennal d’orientation de l’UNSS puisqu’il a été accueilli très favorablement par son directeur (mandaté par qui ?)
Télécharger le rapport Lecou
Livre blanc
pour
l’éducation physique et sportive
et le sport scolaire
Le SNEP-FSU met au débat
22 PROPOSITIONS
Pour répondre enfin
aux besoins de la jeunesse
Résumé des 22
propositions du SNEP
École primaire :
- Au moins 4 heures par semaine.
- Formation à dominante et épreuve au CRPE (Concours de Recrutement des Professeurs
d’École).
- Développement du réseau des CPD et CPC (Conseillers Pédagogiques Départementaux
et de Circonscription en EPS).
- Forfait dans le service des volontaires pour le développement du sport scolaire et
permettre de faire vivre une AS par école.
Secondaire :
- Passage, en première étape, à 4h en collège et 3h en lycée.
- Organisation du soutien et rattrapage en EPS pour élèves en difficulté.
- Doublement des options au lycée et création d’une option (ou filière) en Lp.
- Amélioration des conditions matérielles d'exercice.
Sport scolaire :
- Assurer le forfait AS pour tous les enseignants d’EPS, titulaires et vacataires
(3 000 possibilités nouvelles offertes aux élèves).
- Libération systématique du mercredi après-midi.
- Augmentation des subventions (MEN, MJS et Agriculture).
- Maintien des postes de cadres UNSS et retour à leur mise à disposition.
- Moyens supplémentaires à l’UNSS pour l’organisation des rencontres.
Université :
- Une unité d'enseignement d'EPS obligatoire en Licence.
- Une unité facultative proposée dans chaque année du cursus.
- Financement État de 15 euros par étudiant.
- 1,5% du budget de l’université pour les SUAPS.
Personnels :
- Abandon de la réforme de la formation initiale des enseignants et remise à plat d’une
nouvelle réforme.
- Développement de la formation continue.
- Plan pluriannuel de recrutement.
- Plan de titularisation des précaires.
- Revalorisation du métier (reconnaissance des missions, salaires, service identique
aux autres enseignants de second degré, mais intégrant le forfait d’AS, …).
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Livre noir sur
l’éducation physique et sportive
et le sport scolaire
Le SNEP-FSU vous informe :
Une OPÉRATION VÉRITÉ
De constats inquiétants à des propositions
de développement
Pas d’éducation
sans une éducation physique
et sportive de qualité
Sport scolaire,
un droit
pour tous,
jusqu’à quand ?
... pour lire la suite, c'est ICI
Sport scolaire le double langage de Luc Chatel :
Non content d’avoir contribué à la suppression de plus de 4000 postes d’enseignants d’EPS en 5 ans, privant ainsi le sport scolaire d’autant d’animateurs dans les collèges et les lycées1, non content d’avoir réduit de 5% la subvention de fonctionnement allouée, pour 2011, à l’UNSS, le Ministre de l’Education nationale vient de lui porter un nouveau coup en supprimant 5 postes de directeur de service régional (Nice, Poitiers et Nouvelle Calédonie) ou départemental (Haute Garonne et Yvelines) de l’Union Nationale du Sport Scolaire sur les 183 emplois que le ministère s’était officiellement engagé à financer au moins jusqu’au 31 décembre 2013.
Luc Chatel avait affirmé, en septembre, vouloir « passer la vitesse supérieure » pour revaloriser le sport à l’école. Les coups portés à l’UNSS dévoilent la réalité de la politique qu’il mène : en s’attaquant au sport scolaire, obligatoirement organisé dans les établissements de second degré au sein des Associations Sportives et dans le cadre de l’UNSS, le Ministre de l’Education nationale montre - une nouvelle fois - son art consommé du double langage.
Avançant masqué derrière son entreprise de communication « grand public », Luc Chatel organise méthodiquement le désengagement de l’Etat et met à mal le service public d’éducation. D’un côté, les familles sont de plus en plus mises à contribution dans le budget de l’UNSS : la part des licences payées par les élèves représente désormais près de 75% des recettes. De l’autre, il réduit massivement le nombre d’enseignants d’EPS dans les établissements scolaires et, désormais, s’attaque à ceux exerçant dans les services de l’UNSS.
Le SNEP-FSU dénonce l’acharnement gouvernemental à réduire les moyens matériels et humains accordés au système éducatif. Fort du soutien que la profession vient de lui renouveler, le SNEP continuera à défendre et à promouvoir le service public du sport scolaire, cette originalité française qui rassemble un million de collégiennes et de collégiens, de lycéennes et de lycéens licenciés à l’UNSS qui a la responsabilité d’organiser les rencontres et les compétitions sportives scolaires du niveau local jusqu’au niveau national.
Argumentaire questionnaire UNSS
Nous revenons en détail sur ce qui nous a amenés, en urgence, à appeler la profession à ne pas remplir le questionnaire mis en ligne par la direction nationale de l’UNSS le 26 septembre 2011.
Revenir sur le plan quadriennal 2012 – 2016
Pour comprendre l’analyse que fait le SNEP du questionnaire, et la décision qui en découle, il faut revenir et se réapproprier ce que, depuis le début, nous disons et écrivons à propos du plan quadriennal d’orientation du sport scolaire.
pour lire la suite... ICI
Le SNEP appelle la profession à ne pas remplir
le questionnaire UNSS
Chères et chers collègues,
Le SNEP vient de prendre connaissance du questionnaire adressé aux enseignants d’EPS par la direction nationale de l’UNSS.
Ce questionnaire s’inscrit « dans le cadre de la préparation du plan quadriennal 2012 – 2018 pour l’UNSS ».
La procédure de consultation décidée en dehors de toute concertation avec le SNEP et les élus des AS, ne correspond pas aux demandes que nous avons formulées à maintes reprises, tant sur le fond que sur la forme :
- questionnaire fermé, conduisant en fait à entériner un projet (4 axes, 16 programmes) déjà finalisé, jamais débattu dans la profession, encore moins validé !
- atomisation de réponses individuelles en dehors de tout débat collectif permettant de construire ensemble des solutions pour un sport scolaire dynamisé et valorisé.
En conséquence, et en urgence, le SNEP appelle la profession à ne pas remplir, dans l’immédiat, ce questionnaire.
Le SNEP saisit le directeur national de l’UNSS et le ministère pour qu’une véritable concertation soit organisée dans chaque département.
Dans les jours prochains, le SNEP adressera à la profession une analyse plus détaillée ainsi que des propositions alternatives d’expression de ceux qui sont au cœur de la vie et de la défense du sport scolaire.
AG UNSS EVREUX 7/09/2011 :
Intervention de Henri Rogé, collège de Bourg Achard, représentant-administrateur SNEP-FSU au CD UNSS de l’EURE.
Nous avons pris l’habitude, en tant qu’administrateur de l’UNSS, d’informer de l’actualité du sport scolaire du second degré, d’en souligner les enjeux qui, de notre point de vue, nous semblent essentiels par leur portée et leur signification.
RAPPEL DES CONDITIONS DE LA RENTREE 2011-2012.
1-depuis 5 ans la politique de suppression de postes (4500) a eu pour conséquences
la suppression d'autant de forfaits d'AS
l'affectation de plus en plus de collègues (titulaires en établissement ou sur zone de remplacement) sur 2 ou 3 établissements, ce qui rend très difficile l’investissement à l’AS,
l'utilisation des forfaits de 3h dans le service comme variable d’ajustement de la DHG dans nombre d’établissements,
le recrutement d'enseignants d’EPS précaires (vacataires, contractuels) qui n'ont pas automatiquement les 3h forfaitaires UNSS dans leur service.
2. A ce bilan il faut rajouter:
Des problèmes d’installations sportives qui persistent,
Les réformes des lycées et LP entraînent une augmentation des cours le mercredi après-midi,
Nombre d’élèves des milieux défavorisés sont amenés à travailler pour payer leurs études, notamment le mercredi après-midi,
Les stages en entreprises se multiplient entravant le fonctionnement du sport scolaire,
Le gouvernement qui vient de décider de baisser, pour la 1ère fois depuis 20 ans, les subventions des ministères EN et Sports à l’UNSS
Pourtant, malgré ces difficultés, le sport scolaire se porte bien, multiplie les innovations, engrange des réussites, … et tout cela grâce aux collègues qui résistent, s’engagent, se mobilisent malgré une lassitude compréhensible face à la multiplication des tâches, aux conditions de
travail qui se dégradent, au pouvoir d’achat en baisse, aux entraves mises au fonctionnement du sport scolaire.
Nous le disons et c’est d’abord ce message de satisfaction et d’espoir que nous entendons porter : le SNEP-FSU est fier du service public du sport scolaire et de l’engagement de la grande masse des collègues pour le faire vivre et le dynamiser.
C’est dans cette situation que le ministre fait des déclarations pour tenter de faire croire qu’il entend développer l’EPS et le sport scolaire. Semblant découvrir ce que nous disons depuis longtemps : plus d’EPS et de sport scolaire améliorent réussite des élèves et climat des établissements, ayant compris que la population plébiscite le plus d’EPS à l’école, il fait mine de répondre à la demande sociale en vantant les mérites d’une opération pourtant contestée, et étend l’expérimentation « cours le matin, sport l’après-midi ». La circulaire aux recteurs, les délais retenus et les orientations prises pour cette extension montrent le caractère néfaste de l’opération et le SNEP appelle les collègues à refuser ce dispositif. Le SNEP national a envoyé un mail aux syndiqués le 8 juin pour rappeler notre position).
Le ministre n’ose plus trop vanter le volet sportif de l’accompagnement éducatif tant dans la plupart des cas, le rapport coût/nombre d’élèves réellement concernés (quand il est connu !) porte à contestation.
Je vous rappelle pour 2011/2012, le CNDS va donner 89 000euros pour l’Eure et 200 000 euros pour la Seine Maritime.
Si nous abordons ici ces deux opérations c’est parce que le ministre de l’EN, président de l’UNSS, mélange lui-même sans cesse sport scolaire, accompagnement éducatif et dispositif SPAM –Sport l’après midi- !
LES FAITS MARQUANTS POUR LE SPORT SCOLAIRE EN CETTE RENTREE
Parmi ces évènements ou décisions les plus récents, le SNEP pense utile d’attirer votre attention sur ceux qui, pris séparément ou ramassés collectivement, nous semblent les plus marquants pour le sport scolaire du second degré :
1.le désengagement financier de l’Etat,
2.le changement de posture de l’UNSS et le prochain « plan quadriennal d’orientation de l’UNSS.
1. LE DESENGAGEMENT FINANCIER DE L'ETAT
Pour 2011, le Ministre de l’Education nationale, président de l’UNSS, a réduit de 5% la subvention de son ministère à l’UNSS et son représentant au Conseil d’Administration a laissé entendre qu’une nouvelle baisse de 5% pourrait intervenir en 2012.
De son côté, la ministre des Sports n’est pas en reste : - 7,5% pour la subvention de son ministère.
Et ce n’est pas tout : en l’espace de 14 mois (du 1.11.09 au 31.12.10), le Ministère de l’Education nationale s’est défaussé – pour payer les salaires de nos collègues directrices et directeurs des services de l’UNSS - de quelque 155 000 euros sur les fonds propres de l’UNSS, ce qui équivaut à une diminution de 6% de la subvention de fonctionnement que le MEN alloue à l’UNSS. Et cela alors que l’EN s’était engagée à compenser, chaque année et à l’euro près, les salaires de nos collègues désormais en position de détachement et salariés de droit privé de l’UNSS.
L’augmentation de près de 20% du prix des licences, décidée par la majorité du Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale de l’UNSS (contre l’avis du SNEP et des élu-e-s des AS), a pris effet à la rentrée 2010
Pour cette rentrée, la même majorité a décidé de supprimer la licence « plein tarif » (autrement appelée licence individuelle) en assortissant cette mesure du dispositif suivant : les quelque 1 750 AS concernées devront s’acquitter – au titre de l’année scolaire 2011 / 2012 – de la même somme que celle réglée par chacune d’entre elles en 2010 / 2011 majorée de 100 euros par AS !
Dans les 2 cas, ce sont les familles et les AS qui sont mises à contribution : en 3 ans, la part de leur contribution au budget de l’UNSS est passée de 67% à plus de 73%.
Que les choses soient claires : le SNEP n’a jamais revendiqué la gratuité de la licence UNSS mais s’oppose à ce que l’Etat fasse les poches des familles et des AS pour compenser son désengagement.
Et il faut souligner que cet apport financier supplémentaire important des familles et des AS n’entraîne pas la moindre augmentation des crédits d’animation sportive pour les AS.
Et nos collègues coordonnateurs de district sont bien placés, eux dont les mérites sont si souvent vantés et la fonction et les responsabilités sont si peu reconnues, pour mesurer les conséquences en termes de nombre de rencontres et de circuits de cars.
Au chapitre « désengagement financier de l’Etat », il convient de savoir que le Directeur National de l’UNSS a annoncé, début juillet à nos collègues directeurs des services régionaux et départementaux réunis en séminaire national, que 3 emplois de cadres UNSS (sur les 183) ne seraient pas pourvus à la rentrée 2011 … alors que la convention liant le Ministère de l’Education Nationale et l’UNSS jusqu’au 31.12.2011 stipule que le MEN s’engage à permettre « le détachement auprès de l’UNSS de fonctionnaires pour un effectif de 183 équivalents temps plein ».
D’autre part, le cabinet du Ministre de l’EN a convoqué le Directeur de l’UNSS le mardi 6 septembre (au moment où une rencontre avec le SNEP était prévue) et il est à craindre que de nouvelles restrictions budgétaires ne soient en gestation.
2-LE CHANGEMENT D'ORIENTATION ET DE POSTURE DE L'UNSS et l’enjeu du prochain « plan quadriennal d’orientation »
Le désengagement financier progressif de l’Etat que je viens d’évoquer s’accompagne de changements qui mettent en cause l’objet et la nature de l’UNSS. Depuis 2001, rares ont été les années sans attaques contre le sport scolaire du second degré. Rappelons-nous, par exemple, 2007 et la volonté de mise en place du décret de Robien.
Mais l’abrogation de ce décret n’a pas découragé ceux qui continuent de penser que le service public du sport scolaire du second degré, cette spécificité française, est une anomalie.
Trois évènements pour preuve :
1. Le changement de statut de nos collègues directrices et directeurs des services départementaux et régionaux de l’UNSS : Avant le 1er Novembre 2009, ils étaient rémunérés par l’Education nationale. Depuis cette date, le Ministère a imposé qu’ils soient placés en position de détachement et sont désormais salariés de
droit privé de l’UNSS et sont soumis aux règles du « new management », intégrant « contrat individuel » de travail, lettre de mission, objectifs à atteindre et évaluation à la clé. Le SNEP a contesté et dénoncé cette approche qui vise à faire de l’UNSS une « entreprise ». Nous le disons tranquillement mais fermement : l’UNSS n’a rien à gagner de la mise en place de hiérarchies intermédiaires et encore moins de la subordination des enseignants d’EPS les uns par rapport aux autres. L’UNSS doit rester le service public du sport scolaire du second degré, fonctionnant démocratiquement, au sein et sous la responsabilité de l’Education nationale.
2. UNSS = ? Fédération sportive.
Le SNEP avait été « interpellé » depuis quelque temps par la propension du nouveau directeur national à vouloir considérer l’UNSS comme une « fédération sportive » comme les autres. Nous avons découvert (lors du CA du 9 Décembre 2010) que l’UNSS était présentée comme « la fédération sportive de l’Education Nationale des collèges et des lycées ». Et c’est lors du dernier Conseil d’Administration (le 5 Avril 2011) que le directeur, avec l’aval du représentant du Ministre de l’EN et de tous les membres du CA à l’exclusion du représentant du SNEP et des élu-e-s des AS, a dévoilé ses véritables intentions en décidant que les « adultes non élèves » pourraient être licenciés à l’UNSS « pour faire comme dans les autres fédérations sportives ».
Or, si les statuts des Associations Sportives permettent à « des partenaires de la communauté éducative » de s’acquitter « d’une cotisation » (à l’AS), les statuts et le règlement intérieur de l’UNSS précisent clairement que seuls les élèves sont licenciés à l’UNSS.
Cette nouvelle opération n’a rien d’innocent : véritable « cheval de Troie », elle fait partie d’un dispositif plus large qui crée les conditions de l’éclatement de l’actuel service public du sport scolaire du second degré.
3. 4 pôles, 13 programmes.
Enfin, depuis le mois de Juin 2010, le directeur national cherche à réorienter l’UNSS sur la base de « 4 pôles et 16 programmes » dont vous avez peut-être pris connaissance et dont nous pensons qu’ils contribuent à « désportiviser » le sport scolaire. C’est tout l’enjeu du futur plan quadriennal dont le SNEP et les élu-e-s des AS ont obtenu que les orientations et le contenu soient débattus par toute la profession.
Dans la lettre aux cadres (datée du 01.09.2011), le Directeur national écrit : « il est essentiel, comme nous nous y sommes engagés, de
consacrer au plan quadriennal d’orientation un temps formel dans les réunions de rentrée. Un bilan synthétiques des assemblées générales devra parvenir à la Direction nationale ».
Il revient donc de mettre concrètement en oeuvre les décisions de l’Assemblée Générale de l’UNSS, rappelées par le Directeur national. Le SNEP considère que la réflexion doit associer toute la profession dans un travail collectif qui n’a rien à voir avec une consultation individuelle par internet.
Nous considérons que la programmation de réunion fin septembre dans l’Eure va dans le bon sens et attendons sa programmation effective avec impatience….
Nous réaffirmons notre attachement à la perspective d’un projet sportif scolaire et social exigeant pour nos AS dans l’UNSS.
La question du choix des activités et de leurs formes, la question de la rencontre et des différentes questions qui traversent nos pratiques, mais
aussi articulation des différents projets district, département…doivent être débattues par tous !
Nos AS ont un vrai défi à relever :
Faire vivre et promouvoir le service public du sport scolaire qui dans le contexte actuel joue un rôle social fort dans les établissements scolaires en termes de possibilité d’accès à la pratique pour nombre d’élèves qui ne pratiqueraient pas ailleurs.
Nous devons faire connaître réussites et innovations mais aussi les points de blocage.
Ne nous y trompons pas !
Créer les conditions de la pratique du plus grand nombre ne passe pas uniquement par une journée de promotion ouverte à tous, mais surtout par des moyens humains et financiers à tous les niveaux. Revendiquons le 21 Septembre!
POUR NE PAS CONCLURE !
Le SNEP continuera à assumer sa responsabilité en portant au débat et à votre jugement ses analyses sur l’actualité et les enjeux du sport scolaire, il portera, dans son rôle de représentant des enseignants d’EPS, ce dossier et continuera à défendre la spécificité de notre statut avec le forfait dans le service des enseignants.
Cette question sera au coeur des prochaines élections professionnelles. C’est la raison pour laquelle nous vous appelons à participer massivement aux différents scrutins auxquels chacun d’entre nous sera convié et à faire entendre votre voix pour la défense et la promotion du service public du sport scolaire.
Bonne rentrée du sport scolaire à tou-TE-s !
Echos des rentrées
L’assemblée générale des enseignants d’EPS du district de Pont-Audemer réunis le mercredi 14 septembre pour construire le calendrier UNSS de l’année, communique :
JOURNEE NATIONALE DE PROMOTION DU SPORT SCOLAIRE : OUI, IL FAUT PROMOUVOIR L’UNSS !
EXIGEONS DU GOUVERNEMENT LE RETABLISSEMENT DES MOYENS HUMAINS ET FINANCIERS QU’IL A SUPPRIME.
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Les EPSiliades : il est temps de repartir au combat
Le plus grand rassemblement de l’EPS, du sport scolaire et des sports - 12, 13, 14 novembre 2010
Pendant 3 jours, la Halle Carpentier, à Paris, sera la « maison de l’EPS et du sport scolaire et des sports ». Lieu de débats, lieu
d’expression, d’information, lieu de réflexion, … et lieu festif !
En 2005 le SNEP, syndicat de l’EPS, avait organisé, sous le patronage de l’UNESCO le forum international de l’EPS et du sport
scolaire. Cette manifestation avait réuni 1 200 personnes et s’était terminée sur un appel invitant les décideurs de tous les paysà investir pour plus d’éducation physique et sportive pour tous.
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L’ACTUALITE DU SPORT SCOLAIRE ET DE L’E.P.S
Informer les enseignants d’EPS, contribuer au débat et agir sur toutes les questions, tous les sujets relevant du champ de compétence du SNEP : cette publication, diffusée à l’occasion des assemblées UNSS de début d’année, concrétise cette conception du rôle et de l’activité du SNEP que le Bureau académique du SNEP entend faire vivre.
Ensemble, construisons, résistons, agissons, soyons solidaires pour faire reconnaître notre professionnalité et notre rôle social dans le cadre du service public de l’Education nationale !
Le Bureau académique SNEP Rouen
Agir pour le développement du sport scolaire
Dans la suite des déclarations du ministre du 25 mai 2010 à l’occasion des « premières rencontres du sport scolaire », le ministère vient de publier une circulaire sur le « Développement du sport scolaire ».
Le SNEP-FSU a été l’initiateur de tous les combats pour défendre et promouvoir un véritable service public du sport scolaire du second degré contre tous ceux qui se sont obstinés, notamment ces 10 dernières années, à le dénigrer pour tenter d’en modifier fondamentalement le sens et le contenu, la place et le rôle dans le système éducatif.
Dans ce contexte, la circulaire montre la portée des interventions du SNEP en confirmant l’existence d’une association sportive dans chaque établissement du second degré :
- permettant « la pratique d’activités physiques et sportives, avec alternance, tout au long de l’année, d’entraînements, de rencontres, de compétitions ou de temps forts » ;
- encadrée par des enseignants d’EPS qui en assurent l’animation dans le cadre de leur service ;
- présidée, de droit, par le chef d’établissement, garant de son bon fonctionnement et qui veille à la libération du mercredi après-midi ;
- disposant d’équipements sportifs par conventionnement.
Certains aspects sont discutables ou contestables (références au livret personnel de compétences et au volet sportif de l’accompagnement éducatif, rôle du sport scolaire dans l’acquisition du savoir nager, dans l’apprentissage des langues).
Des propositions du SNEP (création d’observatoires académiques ; reconnaissance de la fonction de coordonnateur UNSS ; confirmation des moyens mis à disposition des districts) n’ont pas été retenues.
En tout état de cause, fixer l’objectif de doubler le nombre de licenciés à l’UNSS dans les trois années à venir, est irréaliste et démagogique, sauf à transformer profondément le sens de l’engagement dans le sport scolaire.
Il faut pourtant constater que la volonté affichée de développement du sport scolaire, positive, entre en contradiction avec la diminution des moyens que le ministère met au service de celui-ci : suppressions de postes d'enseignants d'EPS ; refus d'augmenter la subvention de fonctionnement qui stagne depuis 1989 ; déstabilisation de la structure associative par le détachement de ses cadres et éloignement de sa mission de service public ; refus d'engager une politique de construction d'équipements permettant de multiplier les espaces d'entraînement et de compétition,...
Pour autant, les enseignant-e-s d’EPS, militant-e-s du sport scolaire du second degré vont pouvoir prendre appui sur les points positifs de cette circulaire pour qu’à tous les niveaux, les acteurs de terrain soient pleinement associés à l’élaboration des projets de développement du sport scolaire dans tous les collèges et les lycées. Dans le même temps, ils réaffirmeront leur opposition à tout ce qui viserait à éloigner le sport scolaire de son cadre et de ses objectifs, et notamment de celui qui reste majeur : contribuer à l’accès au champ culturel des pratiques physiques et sportives en permettant à chacun de progresser et d’atteindre son meilleur niveau en tant que sportif scolaire.
Pour le SNEP, le service public du sport scolaire du second degré doit être pleinement au sein du Ministère de l’Education nationale et sous sa responsabilité ; malgré ses insuffisances, cette circulaire peut représenter un point d’appui.
Activités sportives et éducatives Développement du sport scolaire
circulaire n° 2010-125 du 18-8-2010
Dossier SNEP spécial sport scolaire
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Nouveau coup-bas pour le sport scolaire :
Augmentation de 19% du prix des licences UNSS
Lors du Conseil d’Administration de l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire) de ce jour, son directeur national et le ministère de l’EN ont annoncé une hausse globale de 19%, à la rentrée 2010, du prix des licences payées par les familles1.
Dans le même temps, les conditions pour bénéficier du tarif préférentiel collectif sont durcies pour les collèges.
Le SNEP-FSU considère qu’en refusant de reconduire la subvention de 250 000 euros qui en 2009 avait permis de laisser les licences au tarif de 2008, le ministère met en difficulté le service public du sport scolaire.
Il ne laisse aux associations sportives (AS) des collèges, LP et lycées, que le choix d’augmenter les cotisations des élèves ou de réduire leur volume d’activité.
Le coût modique de l’inscription à l’AS est pourtant un argument essentiel du sport scolaire du second degré, proposé à tous les élèves dans tous les établissements.
C’est cette situation qui a permis à l’UNSS de franchir depuis 2 ans le cap du million de licenciés, dont 40% de filles, de former plus de 95 000 jeunes officiels sportifs, et d’être particulièrement présente dans les zones rurales et les zones urbaines difficiles.
Le SNEP-FSU s’adresse solennellement au MEN pour lui demander de renoncer à ce choix politique particulièrement mal venu, alors même que de nombreuses familles sont touchées par la crise économique et sociale. Il renouvelle sa demande d’une augmentation conséquente de la subvention de fonctionnement de l’UNSS.
1 Licence type contrat de 11,5€ à 13,5€ l’année, soit +17%
Licence individuelle de 15€ à 18€ l’année, soit +20%
Assises régionales du sport scolaire : Diaporama de J Fayemendy
ce power point est fait par le SNEP National pour les assises régionales du sport scolaire qui ont eu lieu le 28 janvier à Rouen
Le sport scolaire: un vrai service public offert aux scolaires.
1 .Chiffres et remarques autour de sa place dans le système éducatif
2 . Les attaques dont il est l’objet
3 . Quelques pistes de réflexion.
télécharger le diaporama 
Le nouveau Directeur National de l'UNSS est désormais officiellement nommé.
A noter : Le détachement auprès du ministère de la santé et des sports n'est pas une nouveauté : JL Boujon était lui aussi détaché auprès du MJS (JO du 3 février 1995)
JORF n°0019 du 23 janvier 2010
Texte n°71
ARRETE
Arrêté du 4 janvier 2010 portant nomination du directeur national de l’Union nationale du sport scolaire
NOR: MEND0931635A
Par arrêté du ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, en date du 4 janvier 2010, M. Laurent PETRYNKA, inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional (éducation physique et sportive), précédemment affecté dans l’académie de Créteil, est détaché auprès du ministère de la santé et des sports à compter du 1er février 2010.
L’intéressé exercera les fonctions de directeur national de l’Union nationale du sport scolaire.
Pourquoi des assises du Sport Scolaire aujourd’hui ?
Le contexte actuel, se caractérise par la fragilisation, voire la destruction du « modèle sportif français », ainsi que par une vision réductrice des exigences de formation des jeunes :
- Diminution des moyens financiers, désengagements tous azimuts
- RGPP dans tous les domaines
- Diminution des recrutements
- Socle commun réducteur
- Ségrégation permanente des conditions d’exercice de notre métier
Dans ce contexte:
- Pourquoi défendre l’EPS et le sport scolaire comme pilier indispensable à la formation des jeunes ?
- Quel avenir pour le sport pour tous ?
Le SNEP académique a jugé indispensable de rassembler les divers acteurs du sport :
- Enseignants,
- Responsables UNSS,
- Responsables de fédérations sportives,
- Elus,
- Parents.
Pour témoigner, débattre de la situation, et faire émerger ensemble des propositions pour défendre et améliorer la place du sport scolaire.
C’est une urgence pour notre profession et pour nos élèves, citoyens de demain.
Ces assises auront lieu le 28 janvier à la Halle aux toiles à Rouen.
Inscrivez vous dès maintenant (voir ici)
Pour un impact maximum, nous comptons sur la participation du plus grand nombre de collègues
Jeudi 28 janvier 2010
Le SNEP Rouen organise
Les Assises régionales du sport scolaire
A la halle aux toiles à
ROUEN
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CA de l'UNSS du jeudi 26 novembre 2009
Vœu déposé par le SNEP-FSU
Championnats de France UNSS
Le Conseil d'Administration de l'UNSS, réuni le 26 novembre 2009, informé de la décision prise par la direction nationale de l'UNSS de suppression en 2009-2010, d'un certain nombre de championnats de France dans les catégories juniors-seniors, considère qu'aucune décision majeure concernant les championnats UNSS ne saurait être prise sans un débat approfondi lancé auprès des animateurs du sport scolaire et des associations sportives. Ce débat doit être organisé par les instances de l'UNSS (CD et CR UNSS, CA et AG) ; les directions départementales, régionales et nationales de l'UNSS doivent bien entendu y être associées.
Il ne peut s'entendre sans échanges approfondis sur un maximum d'avis exprimés et sur des propositions argumentées, ce qui nécessite du temps et l'organisation de la synthèse des échanges. C'est sur cette base qu'une assemblée générale de l'UNSS pourrait ensuite prendre une décision que la direction de l'UNSS serait chargée de mettre en œuvre.
C'est pourquoi le CA de l'UNSS du 26 novembre 2009 demande :
- que l'ensemble des championnats de France existant les années précédentes soient maintenus cette année.
- qu'un débat soit engagé sans attendre sur la question des championnats et compétitions scolaires, ainsi que sur la question des catégories d'âge notamment en lycée.
Pour : 7 (SNEP, FCPE, les 5 élus des AS)
Contre : 11 (Administration EN et JS, représentants des chefs d’établissement, CNOSF)
Abstention : 1 (SE-UNSA)
La PEEP était absente
Le cross du conseil général du Calvados est annulé
Depuis plus de 20 ans, le Département du Calvados organise en novembre une grande journée de cross scolaire ouverte aux élèves de primaire, aux collégiens et aux lycéens. Le conseil général est contraint d’annuler la 21e édition de cet événement qui devait se dérouler le 18 novembre. En effet, l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), cheville ouvrière de cette manifestation qui rassemble chaque année plus de 6 000 jeunes sur la Prairie de Caen, n’est pas en mesure d’en assurer l’organisation. Depuis la rentrée, l’UNSS n’a plus de directeurs régional et départemental dans le Calvados.
UNSS : encore un carton rouge !
De toutes les académies, nous remontent depuis la rentrée les protestations de nombreux collègues de lycées et LP qui apprennent, à l’occasion des AG UNSS de rentrée, que « la direction » de l’UNSS a décidé de supprimer un certain nombre de championnats et de Coupes de France, notamment en sports collectifs pour les catégories juniors-seniors ( voir la liste).
Décision autoritaire qui n’a fait l’objet d’aucune discussion dans les instances de l’UNSS, CA ou AG,
Décision scandaleuse, en contradiction avec le programme 2008-2012, après une seule année de mise en œuvre,
Décision injuste car pour de nombreux élèves, le niveau « France » représente une motivation, un objectif collectif.
De deux choses l’une : soit le directeur de l’UNSS s’assied sur la réglementation et les statuts (art 15 : Le directeur assure l’exécution des décisions prises par le CA.) ; soit cette « réduction de voilure » lui est imposée par les contraintes financières nées du passage autoritaire des cadres au détachement. Dans les deux cas, c’est inadmissible !
Le SNEP a d’ores et déjà protesté auprès du Ministre, président de l’UNSS. Avec les collègues, il s’engagera pour le respect des statuts et du programme sportif 2008-2012.
UNSS : une rentrée sous tension
Le SNEP vient d’adresser un courrier au directeur général de l’enseignement scolaire, à propos des difficultés diverses constatées à cette rentrée au sein de la structure UNSS. Dans l’attente d’un jugement du Conseil d’Etat sur le fond, il revenait au ministère et à la direction de l’UNSS de mettre en œuvre leurs décisions de modifier la position des cadres de l’UNSS (de la mise à disposition au détachement) et de transformer les directeurs départementaux UNSS en directeurs adjoints en charge d’un département, dans les deux cas en contradiction complète avec le décret statutaire organisant l’UNSS.
Or, bien que la décision ait été prise dès novembre 2008, il semble que les problèmes évidents que cette transformation, dans ces conditions, ne pouvait pas manquer de poser, n’aient pas été anticipés :
- Des postes restent vacants après la rentrée, suite au refus du détachement de certains cadres, et au choix ministériel de retarder de janvier à juin la publication des postes et les opérations de recrutement. L’académie de Caen est la plus touchée. Le SNEP demande que les rectorats concernés assurent la continuité du service public du sport scolaire en affectant provisoirement un(e) collègue sur ces postes UNSS.
- Comme organisation accueillant des détachés, l’UNSS doit depuis le 1er septembre assurer le paiement des salaires et des charges afférentes. Cela semble compromis, au moins pour le mois de septembre. Les administrateurs de l’UNSS, dont fait partie le SNEP, n’ont pas eu connaissance d’un avenant à la convention financière 2009 entre le MEN et l’UNSS.
- Alors que l’avenant à la convention MEN-UNSS, signé en juin 2009, prévoit que les cadres détachés signent avec leur employeur un contrat individuel concernant notamment leur rémunération, cela n’a pas encore été fait à cette date (10 septembre).
- D’autres problème pratiques (mutuelle, indemnités de déménagement, remplacement des congés de maladie ou de maternité, mise en place du comité d’entreprise de l’UNSS), ne trouvent pas de réponse actuellement.
Des réponses doivent être apportées à ces questions, des solutions trouvées à ces problèmes. Il en va de la sérénité et des conditions de travail des cadres comme de la santé de l’UNSS et du sport scolaire en général. C’est le sens du courrier du SNEP, qui sollicite dans les meilleurs délais une rencontre avec le directeur de la DGESCO, en charge, au ministère, des questions du sport scolaire, et une intervention de celui-ci pour que le sport scolaire et l’UNSS puissent partout démarrer l’année scolaire avec le même dynamisme que les années précédentes.
Michel FOUQUET
Retour des AG UNSS Départementales
Les Assemblées Générales de l'UNSS viennent de se dérouler dans nombre de départements. Lors de leur présentation, les cadres UNSS ont informé les collègues de la suppression de la finalité nationale dans nombre d'activités. Ces suppressions interviennent au mépris des programmes 2008/2012 approuvés dans les instances délibératives de l'UNSS ...
Pour votre information, nous les avons recensées pour votre information et dans l'attente d'un affichage explicite de l'UNSS :
Suppression des finalités nationales pour toutes les compétitions nationales de sports collectifs pour les catégories juniors/seniors
Suppression des finalités nationales pour les championnats suivants :
- Water-Polo
- Athlétisme estival lycée (équipe établissement)
- Natation synchronisée
- Ultimate lycée
- Karaté
- Kayak polo
Finalités nationales maintenus juste pour cette année 2009/2010 :
- Escrime
- Pelote Basque
- Haltérophilie
- Hockey sur gazon
- Snowboard
Finalités nationales un an sur deux :
- Boxe française - Savate
- Boxe éducative
- Equitation
- Badten
Autres activités sous la responsabilité et à l'initiative de certaines régions :
- Base ball
- beach volley
- parapente
- Sport Boules
- Surf
- Roller
- Tir Sportif
PETITION Pour le maintien d’un service public du sport scolaire
Signer en ligne: http://www.snepfsu.net/phpetitions/sportsco4/index.php3
A ce jour plus de 3000 signatures (2197 confirmées sur le site et 1072 reçues par courrier).
L’enjeu de la contestation du projet de « détachement » des cadres de l’UNSS est important pour l’avenir même du sport scolaire dans les collèges, LP, lycées.
Le SNEP s’est engagé fortement pour obtenir le maintien de la position de « mis à disposition ». Suite à l’audience du SNEP le 8 janvier, le ministère vient de se donner 15 jours de réflexion supplémentaires sur ce dossier.
La signature massive de la pétition peut jouer un rôle déterminant dans cette lutte.
L’ACTUALITE DU SPORT SCOLAIRE ET DE L’E.P.S
Bulletin diffusé lors des réunions de rentrée UNSS Rouen
Informer les enseignants d’EPS, contribuer au débat et agir sur toutes les questions, tous les sujets relevant du champ de compétence du SNEP: cette publication, diffusée à l’occasion des assemblées UNSS de l’académie, concrétise cette conception du rôle et de l’activité du SNEP que les militants de Rouen entendent faire vivre.
Aidez-nous à cette diffusion pour contribuer à l'information et la mise en action de tous les collègues !
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Déclaration du SNEP-FSU au conseil régional du 2 juin 2009.
Déclaration du SNEP-FSU au conseil régional du 2 juin 2009.
Ce Conseil régional UNSS se tient à un moment crucial pour le devenir du sport
scolaire.
En effet, depuis la mi-novembre 2008, les 198 cadres mis à disposition ont reçu
l’injonction d’accepter, avant le 15 décembre, de passer de la situation de MAD à
celle de détachés, ou de retrouver leur fonction antérieure.
Cela n’est pas acceptable tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme, cette décision et la rapidité avec laquelle il a fallu prendre des
décisions ont mis nos collègues face à un choix important pour leur carrière, leur vie
professionnelle. La moindre des choses aurait été de leur laisser le temps de
l’information et de la réflexion avant toute décision. La méthode choisie est tout aussi
contestable : aucune communication du ministère ou de l’UNSS sur cette décision
qui engage l’avenir du sport scolaire auprès des acteurs du sport scolaire.
Les collègues concernés(e)s ont le sentiment d’être trahi(e)s, d’être les victimes d’un
chantage qui ne leur laisse finalement que la perspective d’une régression probable
dans leur statut, quant du retour en EPLE dans des conditions compliquées, voire
catastrophiques, j’y reviendrais dans mon propos, ou d’un changement de
perspective professionnelle. Nous ne pouvons les rassurer, puisque nous ne croyons
pas un instant que le détachement ait quelque vertu que ce soit pour eux, pour
l’UNSS et pour le sport scolaire, dans un proche avenir.
Sur le fond, le SNEP conteste l’ensemble des arguments utilisés pour justifier cette
modification fondamentale dans le type de relation entre le MEN et l’UNSS. Nous
voulons ici développer les raisons de notre opposition à cette mesure injuste et
injustifiée.
Les ministres et gouvernements successifs, depuis 1945, ont fait un choix politique :
celui du maintien d’un sport scolaire dynamique : le service public d’éducation
intègre, en complément de l’EPS, un sport scolaire structuré autour de trois piliers
réglementairement définis :
1. Une association sportive est créée dans chaque établissement scolaire du
second degré; elle est présidée par le chef d’établissement;
2. Les professeurs d’EPS participent à la formation, l'entraînement et l'animation
sportifs. Ils disposent pour ce faire d’un forfait hebdomadaire de trois heures,
inclus dans leur service;
3. Une fédération sportive, aujourd’hui l’UNSS, est chargée de définir les contenus
et d’organiser les rencontres. Ses instances sont présidées, à tous les niveaux,
par les responsables du MEN concernés, IA, recteurs, ministre.
Pour le SNEP, rien ne justifie aujourd’hui un autre choix, alors que le million de
licencié(e)s, dont 40% de filles, a été atteint l’an passé mais également cette année,
alors que l’école et le mouvement sportif ont plus que jamais besoin du sport scolaire
pour sa contribution originale à la formation des jeunes.
Avec l’injonction faite aux cadres d’accepter le détachement ou de quitter l’UNSS,
c’est une nouvelle déstabilisation du service public du sport scolaire qui est engagée.
C’est une étape dans la mise en cause du 3e pilier évoqué plus haut, celle-ci pouvant
à son tour préfigurer un désengagement du MEN par rapport à l’ensemble de l’édifice
« sport scolaire ».
Pour le SNEP, le passage au détachement n’est pas anodin. Outre naturellement la
situation personnelle particulière de chaque collègue concerné, c’est le statut même
de l’UNSS qui s’en trouverait modifié.
D’association administrative, chargée de la mission d’organiser le service
public du sport scolaire dans le second degré, elle deviendrait alors
l’équivalent d’une association complémentaire de l’éducation, pour laquelle
l’engagement conventionnel de l’Etat est aléatoire et en particulier soumis aux
aléas budgétaires (Comment ne pas se référer ici à l’exemple des associations
complémentaires, contraintes dans un premier temps d’accepter de passer des MAD
au détachement (2006), avec engagement conventionnel de maintien de l’aide
gouvernementale ? Chacun connaît la suite)
La mise à disposition n’est certes pas le paravent idéal. Le SNEP a toujours défendu
l’idée que l’affectation des cadres de l’UNSS au sein même des IA, rectorats et au
ministère, avec un statut – à préciser - de chefs de service, resterait la meilleure
façon d’indiquer clairement que le sport scolaire est une composante du service
public d’éducation.
Nous avons la faiblesse de penser (en référence notamment aux mésaventures des
associations complémentaires de l’EN) que le projet de ceux qui militent pour le
passage au détachement est d’une autre nature. Que l’on parle de « réduire la
voilure » ou « d’esprit d’entreprise » ce sont à chaque fois des scénarios de
régression qui se profilent, quoi qu’on en dise.
On pourrait avoir moins de cadres à rémunérer ; cela permettrait de payer les
charges de ceux qui restent avec le même budget qu’actuellement.
On pourrait avoir moins d’ambitions en termes d’actions, d’activités, d’innovation,
d’effectifs, de rencontres, … ; cela permettrait de modifier l’équilibre actuel des
lignes budgétaires « actions » et « fonctionnement » en faveur du
fonctionnement.
On pourrait imaginer un financement plus important par les familles, une hausse
significative du prix de la licence, et donc de la cotisation, pour « décharger » les
ministères d’une part de leur financement. Qu’en est-il du projet d’augmenter de
9% le prix de la licence ?
On n’oublie pas, dans cette énumération de quelques schémas régressifs
possibles, l’éventualité d’une transformation radicale du sport scolaire, avec la
suppression des rencontres inter-AS du mercredi après-midi, avec le
développement de l’accompagnement éducatif, qui rendrait inutile l’UNSS.
D’ailleurs, il n’est pas anodin que dans la circulaire de rentrée parue au BO n°21
du 21 mai 2009, l’UNSS qui était le prolongement de l’EPS dans les
établissements n’apparaît plus et que l’accompagnement éducatif devienne la
référence comme complément à l’enseignement obligatoire de l’EPS.
Nous sommes persuadés, que le détachement représente pour la structure
UNSS, un éloignement du service public d’éducation, voir à terme une possible
rupture.
Le SNEP n’accepte pas ce projet et les perspectives qu’il porte. L’histoire montre
que, quelles que soient les époques et les gouvernements, ce ne sont pas les
nuances de tel ou tel texte réglementaire qui forgent le destin du sport scolaire, mais
bien les choix politiques ministériels et gouvernementaux.
Le ministère peut faire un choix : celui de ne pas mettre en place ce changement de
position. Et si la situation de MAD est impossible, ce que nous contestons, il est une
autre solution : celle d’affecter les personnels dans les rectorats et au ministère et de
les placer auprès de l’UNSS. C’est la solution qui a été mise en place il y a quelques
années au ministère de la Santé et des Sports pour les 1700 cadres du mouvement
sportif, lorsque le gouvernement a voulu mener la même opération qu’à l’éducation
pour les personnels UNSS aujourd’hui. Devant l’opposition massive du mouvement
sportif à la situation de détachement de ses cadres auprès des fédérations sportives,
le ministère les a affecté auprès des DRJS et auprès du ministère et placés auprès
des fédérations.
Au plan académique, nous sommes en désaccord sur la manière dont vous traitez
nos collègues qui refusent le détachement.
Lors du GT cartes scolaire, Monsieur Horgues, alors secrétaire général du rectorat,
au vu de notre argumentation s’était engagé à traiter nos collègues comme des
personnels ayant perdu leur poste. Votre administration est revenue sur la parole
donnée en les traitants comme des candidats demandant une réintégration. Ce que
nous refusons. D’ailleurs, les derniers éléments confirment notre lecture de ce
dossier puisque les postes vacants ou susceptibles d’être vacants à l’UNSS parus au
BO n° 22 du 28 mai 2009, voient disparaître nos deux collègues. C’est bien une carte
scolaire que vivent nos collègues. En conséquence, nous vous demandons très
solennellement de revenir sur la décision de votre administration et de traiter nos
deux collègues en cartes scolaires.
Enfin nous ne pouvons que nous interroger sur le devenir de l’UNSS dans notre
académie. Pour mémoire, un ETP a été supprimé à la rentrée de septembre 2007
sur les moyens académique. Pour la rentrée prochaine, le ministère supprime deux
postes.
En 3 ans c’est 50% des moyens d’encadrement qui sont supprimés. En tant que
présidente de ce conseil régional, nous souhaitons savoir, Madame le Recteur,
comment vous compter soutenir nos collègues pour que le sport scolaire dans notre
académie soit toujours aussi dynamique ?
Enfin, les enseignants d’EPS et le SNEP seront très vigilants aux différents bilans
que vous serez amenée à divulguer sur le sport scolaire.
S’il y a perte de licenciés, s’il y a baisse du nombre des rencontres, s’il y a
appauvrissement de la vitalité des AS, ce ne sera pas la faute de la profession mais
bien du ministère qui a décidé d’étouffer le sport scolaire.
Excusez-moi d’avoir été long, mais notre intervention se devait d’être à la hauteur de
la rupture historique qui se profile !
Intervention du SNEP
pendant les championnats de France UNSS FUTSAL GAILLON
20 Mai 2009
Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s collègues,
Cher(e)s élèves,
A l’occasion de ces championnats de France, le SNEP, le syndicat représentatif de tous les enseignants d’EPS et qui est – à ce titre - administrateur de l’UNSS, a souhaité intervenir brièvement.
Il n'est plus à démontrer que Le sport scolaire joue un rôle spécifique, important et irremplaçable dans les collèges et lycées. -Il représente un véritable outil d'accès à la pratique sportive dans les établissements scolaires et aujourd'hui 1 million de filles et de garçons sont licenciés à l’UNSS !
Son identité et vitalité repose sur 3 piliers indissociables :
- La présence d'une association sportive (AS) dans chaque établissement présidée par le chef d’établissement,
- Un forfait AS/UNSS de 3h hebdomadaires est inclus dans le service des enseignants d’EPS,
- Une fédération multisports, l’UNSS, est chargée d’organiser à tous les niveaux les contenus et rencontres entre les AS. Ses instances sont présidées respectivement par le ministre de l’EN, les recteurs, les inspecteurs d 'académie
Le sport scolaire est aujourd’hui à nouveau menacé à travers 2 mesures qui marque le désengagement de l'état
- le première concerne la suppression ,dès la rentrée scolaire 2009, des 183 emplois budgétaires de directeur des services départementaux et régionaux et de directeurs nationaux adjoints de l’UNSS alors la réglementation en vigueur ne le permet pas, le ministre de l'éducation nationale entend passer outre et imposer le détachement de ces collègues qui deviendraient donc salariés de l’UNSS..
Il faut ajouter qu'aujourd'hui nous n'avons aucune certitude sur la couverture des 183 postes , alors que le nombre de poste est déjà insuffisant. Dans notre académie nous avons perdu déjà l'équivalent d'un temps plein, et la direction départementale est depuis 3ans assurée par une seule personne qui de plus travaille sans secrétariat.
- la seconde porte sur le refus du ministère d'augmenter sa subvention alors que le nombre de licencies augmente et que des millions sont mis dans l'accompagnement éducatif. La proposition du budget 2009 de l'UNSS prévoit une augmentation de 9% du prix de la licence payée par les familles.
La mise en œuvre de ces décisions vont fragiliser l’UNSS et révèlent la volonté ministérielle d'affaiblir le service public du sport scolaire pour toutes et tous.
Dans un contexte de crise économique et sociale qui touche durement les familles, au moment où le Ministère chargé des sports décide d’abandonner le financement et l’organisation du sport pour tous, il faut au contraire renforcer la place et le rôle du sport scolaire au cœur du système éducatif, au sein et sous la responsabilité de l'éducation Nationale.
Pour le SNEP-FSU,
- le coût minime de l’adhésion à l'association Sportive scolaire est une des conditions de la démocratisation de l’accès aux pratiques sportives : il faut annuler l’augmentation prévue du prix des licences et le Ministère de l'éducation Nationale doit augmenter la subvention qu’il alloue à l’UNSS !
- les enseignants d’EPS qui exercent les fonctions de directeurs(trice) de l’UNSS doivent continuer à être employés du ministère de l’Education Nationale et non salariés de l’UNSS !
-
Le sport scolaire, dans les collèges et les lycées, est riche de toutes ses réussites : en permettant, dans le cadre de l’école, l’accès du plus grand nombre de jeunes à la pratique volontaire d’activités physiques et sportives, il joue pleinement son rôle !
Le sport scolaire, au cœur du système éducatif, est un service public d’avenir. Tous ensemble, défendons-le !
Merci pour votre écoute, votre soutien et votre engagement !
UNSS: passage en force et postes oubliés ....
Le BOEN du 28 mai a publié la liste des postes à pourvoir à l’UNSS par voie de détachement ! L’AG de l’UNSS, réunie 2 jours avant, a été tenue dans la plus totale ignorance du cadre retenu pour ces postes : les emplois de directeur(trice) et adjoint des services départementaux, prévus dans les statuts de l’UNSS, disparaissent ! Par contre apparaissent des postes de « directeurs adjoints du service régional en charge d’un département » non prévus par les statuts ! Et ce n'est pas tout: l'étude comparative de la liste des postes publiés au BO et de documents internes à l'UNSS (datés des 2 et 3 Juin et signé du directeur) dont nous avons eu connaissance met en évidence que des postes vacants ou susceptibles de l'être ont été "oubliés" ... Erreur, incompétence ou choix délibéré ? Le SNEP s'est adressé (Cf. lettre ci-dessous) au Directeur Général de l'Enseignement Scolaire du MEN ainsi qu'au cabinet de X. Darcos. Cette situation, mettant en cause le droit à une égallité d'information et de traitement de tous les personnels, est inacceptable !
Lire le courrier adressé à Monsieur Jean-Louis NEMBRINI
Directeur général de l’enseignement scolaire 
1 million de licenciés ! 1ère fédération sportive féminine !
Et pourtant …
Le sport scolaire (UNSS) dans les collèges et les lycées à nouveau menacé !
- Le Ministère de l’Education nationale a confirmé, lors de l’audience qu’il a accordée au SNEP le 15 Mai, son intention de supprimer, dès la rentrée scolaire de septembre 2009, les 183 emplois budgétaires de directeur des services départementaux et régionaux et de directeurs nationaux adjoints de l’UNSS : alors que la réglementation en vigueur ne le lui permet pas, il entend passer outre et imposer le détachement de ces collègues qui deviendraient donc salariés de l’UNSS.
- De plus, le budget 2009 de l’UNSS qui sera soumis au vote de l’Assemblée Générale prévoit une augmentation de 9% du prix des licences et fait supporter aux familles l’effort financier correspondant.
Pour le SNEP et les enseignants d’EPS, c’est inacceptable ; c’est toute une conception du service public d’Education qui est mise en cause !
A l’occasion de l’Assemblée Générale de l’UNSS (qui se tiendra au CNOSF), les sections académiques de Paris – Créteil et Versailles du SNEP – FSU organisent
Mardi 26 Mai à partir de 8 heures 30
UNE RONDE DES OBSTINES DU SPORT SCOLAIRE
devant le CNOSF – Maison du sport français
1 avenue Pierre de Coubertin 75013 Paris
Nous appelons tous les enseignants d’EPS, militants du sport scolaire, notamment ceux de la région parisienne, à venir (dès 8 h 30 et tout au long de la matinée)* soutenir, par leur présence, les interventions et propositions du SNEP pour défendre et promouvoir le service public du sport scolaire.
Les médias sont informés de notre initiative et invités à rencontrer les « obstinés du sport scolaire ! »
* dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du 26 mai, un préavis de grève a été déposé par la FSU.
Postes à l'UNSS : lettre au ministre
Monsieur le Ministre,
Le Conseil Délibératif National du SNEP-FSU, réuni les 28 et 29 mai 2009, vient de prendre connaissance avec stupeur et indignation de la publication au BOEN n°22 du 28 mai 2009, des « Postes à l’Union Nationale du Sport Scolaire – rentrée 2009 », postes à pourvoir par voie de détachement.
Cette publication est intervenue alors que l’assemblée générale de l’UNSS, réunie deux jours avant, le 26 mai 2009, a été tenue dans la plus totale ignorance du cadre retenu pour ces postes, qui modifie le cadre habituel et supprime de fait la notion de directeur de service départemental UNSS.
Elle est intervenue alors que l’AG a émis un vote favorable (compte tenu de la composition de l’AG) à un vœu porté par les représentants des enseignants d’EPS animateurs du sport scolaire (élus des AS et SNEP), proposant l’affectation des cadres placés auprès de l’UNSS en tant qu’alternative à une situation administrative de détachement.
C’est pour nous un manquement grave au fonctionnement démocratique d’une association !
Nous tenons à vous dire sans détour qu’il s’agit d’une forme inacceptable de rapport à nos collègues et à leurs représentants. Vous portez l’entière responsabilité d’un conflit qui pourrait aboutir à l’affaiblissement du sport scolaire dès la rentrée 2009.
L’intervention de M. Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique Sportif Français, qui a tenu à assister au débat de l’AG UNSS sur la situation des cadres, doit vous alerter sur l’inquiétude du mouvement sportif quant au sort réservé au service public du sport scolaire. Il a insisté sur la situation de malaise que représente le résultat d’un vote comme celui qui a eu lieu, et sur la nécessité d’en sortir par le haut.
Tout cela devrait aussi vous conduire sur les chemins de la sagesse en prenant la décision immédiate de surseoir à ce qui ne peut être compris que comme un passage en force.
En conséquence, le Conseil Délibératif National du SNEP-FSU vous demande solennellement de mettre en place sans attendre une médiation, et que cessent toutes nouvelles pressions en direction des cadres de l’UNSS. Ce serait une marque hautement significative de votre attachement au sport scolaire.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre considération distinguée. |
Une ronde des obstinés du sport scolaire
A l’occasion de l’Assemblée Générale de l’UNSS dont le président est le Ministre de l’Education Nationale, les sections académiques de Paris – Créteil et Versailles du SNEP organisent :
Mardi 26 Mai à partir de 8 heures 30
UNE RONDE DES OBSTINES DU SPORT SCOLAIRE
devant le CNOSF – Maison du sport français
1 avenue Pierre de Coubertin 75013 Paris
Les enseignants d’EPS, militants du sport scolaire, sont appelés à venir soutenir, par leur présence, les interventions et propositions que le SNEP fera, en tant qu’administrateur de l’UNSS, pour défendre et promouvoir le service public du sport scolaire.
Le sport scolaire, un droit pour tous …à nouveau menacé !
Un million de filles et de garçons licenciés à l’UNSS ! Le sport scolaire démontre une vitalité exceptionnelle. S’adressant à tous les élèves de tous les collèges et lycées sur tout le territoire de la France, il offre la possibilité de s’engager volontairement dans des pratiques sportives diversifiées. Grâce à une cotisation annuelle modique, il permet à chaque élève de participer, y compris en tant que Jeune Officiel, à des rencontres inter-établissements, du niveau du district jusqu’au niveau national ! Autant de moments forts, d’expériences passionnantes, d’apprentissages qui marqueront les années collège et les années lycée et se prolongeront tout au long de la vie d’adulte.
C’est parce que le sport scolaire fait partie du métier d’enseignant d’EPS (avec le forfait de 3 heures d’AS dans leur service), c’est parce qu’existe obligatoirement une Association Sportive au sein de chaque collège et de chaque lycée et c’est parce que l’UNSS a la responsabilité, au sein et sous la responsabilité de l’Education Nationale, de fédérer et d’organiser le service public du sport scolaire, prolongement de l’Education Physique et Sportive, que tout cela est possible !
Tous les discours en conviennent : le sport scolaire doit être pérennisé, développé et tous les enseignants d’EPS (animateurs d’AS, délégués de district ou cadres de l’UNSS) doivent être confortés dans leur engagement.
Mais l’orientation actuelle du Ministère de l’Education Nationale est autre :
- il fait supporter aux familles l’augmentation nécessaire du financement du sport scolaire en autorisant une augmentation du prix des licences de 9 % alors qu’il engage des millions d’euros pour l’accompagnement éducatif sportif !
- il décide de supprimer de son budget les 183 emplois de directeur(trice) des services départementaux, régionaux et nationaux de l’UNSS !
C’est toute une conception du service public d’Education qui est mise en cause ! Au moment où le ministère chargé des sports décide d’abandonner le financement et l’organisation du sport pour tous et dans un contexte où l’accès aux pratiques physiques, sportives et artistiques risque d’être rendu encore plus difficile notamment par les retombées de la crise économique et sociale, ces mesures sont inacceptables !
Pour le SNEP-FSU (1),
- le coût minime de l’adhésion à l’Association Sportive scolaire est une des conditions de la démocratisation de l’accès aux pratiques sportives : il faut annuler l’augmentation prévue du prix des licences et le Ministère de l’Education Nationale doit doubler la subvention qu’il alloue à l’UNSS !
- les enseignants d’EPS qui exercent les fonctions de directeurs(trice) de l’UNSS doivent continuer à être employés du ministère de l’Education Nationale et non salariés de l’UNSS !
Le sport scolaire, au cœur du système éducatif, est un service public d’avenir. Tous ensemble, défendons-le en portant et en soutenant ces exigences !
(1) le SNEP-FSU est le syndicat représentatif de tous les enseignants d’EPS ; il est officiellement administrateur de l’UNSS et siège, à ce titre, à l’Assemblée Générale et au Conseil d’Administration de l’UNSS, dont le président est le Ministre de l’Education Nationale.
Communiqué de Presse du 30 mars 2009
Sport scolaire du second degré :
Ce n’est pas aux familles mais à l’Etat de supporter l’effort financier nécessaire !
Le projet de budget 2009 de l’Union Nationale du Sport Scolaire, présenté par le Directeur National au Conseil d’Administration du 27 Mars, prévoit une augmentation inadmissible de 9% du prix des licences.
Dans un contexte où l’accès aux pratiques physiques, sportives et artistiques risque d’être rendu encore plus difficile à la fois par l’abandon d’actions publiques dans le secteur du sport et par les retombées de la crise économique et sociale, il n’est pas acceptable de faire supporter aux familles l’augmentation nécessaire du financement du sport scolaire. Le coût minime de l’adhésion à l’Association Sportive scolaire est une des conditions de la démocratisation de l’accès aux pratiques sportives.
Au moment où le Ministère chargé des sports décide d’abandonner le financement et l’organisation du sport pour tous, le Ministère de l’Education nationale doit conforter et pérenniser - dans le second degré - un sport scolaire, prolongement de l’Education Physique et Sportive obligatoire, organisé en son sein et sous sa responsabilité.
Le SNEP–FSU, administrateur de l’UNSS, demande l’annulation de l’augmentation prévue du prix des licences. Il s’adresse à nouveau au Ministre de l’Education nationale afin que soit doublée la subvention allouée à l’UNSS, quasiment inchangée depuis 20 ans et dérisoire par rapport aux sommes dégagées pour l’accompagnement éducatif ! Il faut rappeler que l’UNSS regroupe plus d’un million d’élèves des collèges et des lycées et organise les activités de quelque 9 600 Associations Sportives d’établissements de second degré le mercredi après-midi.
Le SNEP–FSU revendique un budget de l’UNSS, adossé sur un financement conséquent des ministères concernés (Education nationale, Agriculture, Sports), qui permette – tout au long de l’année - une animation sportive, des rencontres et des compétitions de qualité, encadrées et organisées par les enseignants d’EPS qu’ils soient animateurs d’AS, délégués de district ou cadres mis à disposition de l’UNSS.
Lettre à X. Darcos : situation des cadres de l'UNSS
Objet : Situation des cadres de l’UNSS
Monsieur le Ministre,
Dans la longue liste des sujets fondamentaux que vous avez à traiter, nous attirons une nouvelle fois votre attention sur le dossier du sport scolaire, et plus particulièrement sur la question des cadres et de la tentative, inopportune, de les détacher. Nous avons longuement développé notre argumentation dans notre courrier en date du 4 décembre 2008 et nous n’y reviendrons donc pas ici. lire la suite 
Lettre au ministre : MAD UNSS
Paris, le 09 janvier 2009
Monsieur le Ministre,
Par courrier en date du 4 décembre, nous vous faisions connaître les raisons – sur le fond – de l’opposition du SNEP à la modification envisagée de la position statutaire des cadres de l’UNSS et sollicitions de pouvoir vous rencontrer dans les plus brefs délais.
Lors de l’audience que nous avons eue avec les membres de votre cabinet le 8 janvier, nous avons explicité les arguments qui fondent notre point de vue et que nous avions développés dans notre courrier.
Nous maintenons que rien dans la loi de février 2007 et dans ses textes d’application ne permet de justifier la suppression des mises à disposition de l’UNSS. Comme le mentionne la loi, l’UNSS est bien un « organisme contribuant à la mise en œuvre d’une politique de l’Etat » pour lequel la mise à disposition peut être maintenue : vos représentants n’ont d’ailleurs pas contesté que l’UNSS est une association administrative mettant en œuvre la politique publique, la forme associative étant la forme pédagogique retenue pour ce faire.
L’exigence d’un cadre réglementaire fort et sécurisant, contribuant à assurer la pérennité du service public du sport scolaire, dans toutes ses dimensions, au sein de l’Education Nationale, est incontournable. Le maintien des cadres de l’UNSS dans la position actuelle de mise à disposition est de nature à permettre de répondre à cette exigence alors que le détachement crée les conditions d’un éloignement du sport scolaire du service public d’éducation et de sa fragilisation à court ou moyen terme.
Vos représentants ayant par ailleurs indiqué que la mesure envisagée n’avait aucunement pour objectif de réaliser des économies, son maintien ne pourra être perçu que comme il doit l’être, à savoir une décision éminemment politique.
Enfin, nous devons vous rappeler notre étonnement à ce que le MEN s’affranchisse du contenu du décret statutaire de l’UNSS et des procédures prévues par celui-ci.
En décidant l’abrogation du décret de Robien, en présidant dès votre prise de fonction l’Assemblée Générale de l’UNSS, vous avez voulu montrer votre engagement à l’égard du sport scolaire. Vos représentants ont tenu à réaffirmer que « le sport scolaire et l’UNSS font partie intégrante du service public d’éducation ».
Le détachement de collègues relevant de l’Education Nationale pour mettre en œuvre la politique de ce ministère au sein même de celui-ci traduirait – de fait – la mise en cause de cette posture que nous avons saluée.
Il vous revient de ne pas prendre une telle mesure : vous donneriez ainsi aux quelque 33 000 enseignants d’EPS, animateurs d’AS, délégués de district et cadres de l’UNSS, un signal politique fort qui ne manquerait pas de les conforter dans leur engagement qui a conduit – dans les conditions que vous savez – à faire franchir à l’UNSS le cap du million de licenciés en juin 2008.
Ne brisez pas cet élan. Nos collègues, directrices et directeurs des services de l’UNSS, doivent rester – au sein de leur ministère – dans la position statutaire particulière d’activité qu’est la mise à disposition.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre considération distinguée.
Serge CHABROL
Secrétaire général
PS : Monsieur le Chef de Cabinet s’est engagé à nous recevoir dans 15 jours pour nous faire part de votre décision : nous demandons, en conséquence, qu’aucune initiative ne soit prise pendant cette période vis-à-vis des cadres de l’UNSS et que consigne soit donnée dans ce sens au Directeur de l’UNSS.
Vœu émis lors du conseil régional de l'UNSS du 11 décembre 2008
Le sport scolaire fait parti intégrante du service public d’éducation. Il se décline :
Par la création d’une association sportive dans chaque EPLE avec comme président le chef d’établissement.
Par un forfait indivisible et forfaitaire de 3H dans le statut de l’enseignant d’EPS.
Par des personnels, enseignants d’EPS, chargés d’organiser et de mettre en œuvre le sport scolaire par le biais de l’UNSS.
En conséquence, le fait de toucher à un de ces pylônes, met en danger l’architecture générale.
Après les attaques contre le forfait, contre le sport scolaire, c’est maintenant aux cadres UNSS d’être sur la sellette.
Le détachement des directeurs régionaux et départementaux n’a comme unique objectif que de modifier fondamentalement la place du sport scolaire au sein du système éducatif et donc à terme de l’externaliser.
En conséquence, les membres du conseil régional UNSS de l’académie de Rouen réunis le 11 décembre 2008 demande l’abandon du projet du directeur national, pris de façon unilatérale, qui impose aux MAD de demander leur détachement.
NOUVELLE ATTAQUE CONTRE LE SERVICE PUBLIC DU SPORT SCOLAIRE !
Le rapport Leblanc (2002) mettait en cause le premier pilier du sport scolaire, à savoir l’existence obligatoire d’une A.S dans chaque collège et lycée, présidée par le chef d’établissement.
Le rapport de la Cour des Comptes (2005) et le décret de Robien (2006) attaquaient le second pilier du sport scolaire, à savoir le droit pour chaque enseignant d’EPS à disposer dans son service hebdomadaire du forfait de 3 heures d’A.S.
A chaque fois, la profession s’est mobilisée avec le SNEP pour défendre et promouvoir le service public du sport scolaire au sein de l’Education Nationale : le décret de Robien a été abrogé et les A.S continuent à se développer.
C’est au moment où l’UNSS a franchi le million de licenciés que le gouvernement a décidé de tenter un nouveau coup de force en s’attaquant au troisième pilier du sport scolaire que constituent le statut de l’UNSS et la position administrative de nos collègues directeurs(trices) et adjoint(e)s des services départementaux et régionaux, directeurs nationaux adjoints. Les cadres de l’UNSS sont actuellement en position d’activité particulière, dite de « mise à disposition » : rémunérés par l’Education Nationale (comme les enseignants d’EPS en poste dans le second degré), ils contribuent dans leur fonction au développement et au rayonnement du service public du sport scolaire.
Or, le ministère vient – par l’intermédiaire du directeur de l’UNSS – de demander à nos collègues de choisir entre un détachement auprès de l’UNSS (dont ils deviendraient salariés rémunérés sur le budget de l’UNSS) ou la réintégration dans un établissement scolaire. Cette situation mettrait le sport scolaire à distance du cœur du service public de l’éducation nationale et l’éloignerait des Inspecteurs d’Académies et des Recteurs qui s’en trouveraient – de fait - déresponsabilisés. A travers cette attaque d’un des piliers du sport scolaire, c’est toute l’existence du service public du sport scolaire au sein de l’éducation nationale qui est visée.
Nous appelons tous les enseignants d’EPS à se mobiliser pour mettre en échec cette nouvelle attaque.
Dés lundi 15 Décembre, nous proposerons la signature d’une pétition en ligne sur le site du SNEP. Pendant toute la semaine à venir, dans tous les départements, toutes les académies, les militant-e-s du SNEP et tous les collègues attachés au service public du sport scolaire prendront des initiatives pour informer et mobiliser contre la « bombe à retardement » que constituerait le détachement des collègues, directeurs(trices) et adjoints des services départementaux et régionaux de l’UNSS, et directeurs nationaux adjoints.
C’est toute la profession qui est concernée. Ensemble, animateurs d’AS, coordonnateurs de district, cadres de l’UNSS, défendons le service public du sport scolaire !
Amplifier la fronde qui monte actuellement contre la politique mise en œuvre à l’éducation et à la JS et contre les ministres qui la mettent en œuvre.
Il nous incombe de nous appuyer sur le rapport de force créé pour prolonger et amplifier les mobilisations, de poursuivre la recherche d’un front unitaire tout en portant nos revendications spécifiques.
A l’éducation, nous sommes dans une période où des actions multiples se développent. Notamment à l’initiative des syndicats FSU. Elles prennent des formes nouvelles, colorées, festives : présences militantes sur les marchés de Noël, nuits des écoles, nuits des lycées, réveillons revendicatifs, débats publics, opérations gilets jaunes, lycées vides, … en y associant les enseignants de collèges, les parents, les élèves. L’étape revendicative du mercredi 10/12, a été marquée par un écho médiatique important qui montre qu’il s’est passé beaucoup de choses sous des formes diversifiées. Toutes ces initiatives – réussies - montrent qu’il est possible d’occuper positivement l’espace médiatique et d’accrocher l’opinion publique sur nos revendications.
Avant les congés de Noël, il nous reste donc 8 jours à mettre à profit pour les multiplier, en particulier le 16 décembre, le jour où Darcos a prévu d’annoncer la future classe de seconde qu’il entend mettre en place dès septembre 2009. Le 15 au soir, nous proposons avec le SNES d’organiser partout où c’est possible, dans les lycées, des « réveillons revendicatifs », des « nuits des lycées », etc.
Le développement de l’action chez les lycéens et avec les parents nous confère de nouvelles responsabilités de soutien et d’actions communes.
Avec notre accord, le SNES vient de déposer un préavis de grève couvrant la période jusqu’au 19 décembre afin de permettre aux équipes militantes qui le souhaitent d’utiliser cette modalité.
Une réunion des fédérations de l’éducation s’est tenue le 11 décembre. La FSU y a proposé une nouvelle grève dans la première quinzaine de janvier. L’accord s’est fait entre organisations sur la nécessité de poursuivre l’action en janvier et sur le principe du recours à la grève dans cette période. Cependant il a semblé nécessaire d’attendre les conclusions de la réunion de l’ensemble des confédérations syndicales le 15 décembre à propos d’une éventuelle action interprofessionnelle. Il a donc été convenu de se revoir le jeudi 18 décembre.
En même temps, la Jeunesse et sports se mobilise contre les retombées de la RGPP (révision générale des politiques publiques) : fermeture de CREPS, mise en cause des DDJS avec un rassemblement national le mercredi 17 décembre, à 12h devant le secrétariat JS, avenue de France, métro bibliothèque F.Mitterrand.
Assemblée Générale de l’UNSS.
C’est une assemblée renouvelée - suite à l’élection des représentants des A.S et à la désignation de nouveaux membres (1) – qui s’est réunie le 30 mai 2008.
La plupart des membres présents ont dû se demander s’ils ne s’étaient pas trompés de réunion : étaient-ils à l’AG de l’UNSS ou à une réunion de promotion de l’Accompagnement éducatif ? C’est, en effet, à une tentative de détournement de réunion et à une véritable provocation qu’ils ont assisté !... 
Il faut au moins doubler la subvention de l’Etat à l’UNSS !Le 10/06/08
Alors que pour la première fois de son histoire, le sport scolaire rassemble un million d’élèves licenciés, le Ministère de l’Education Nationale alloue à l’UNSS une subvention dont le montant est identique à celui … de 1989 ! Face à cette situation inacceptable, nous vous invitons à soutenir et à signer notre nouvelle pétition en ligne.
Signez la pétition
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