Concours et Examens

Suivez l'actualité de la réforme des formations et des concours d'enseignants (mise à jour régulière des pages du site national)

Dernière mise à jour le 30 Aout 2011

+ 8,6% de postes au CAPEPS 2012 : l’action du SNEP- FSU paye !

Pendant plusieurs années, le ministère a pris la décision, en EPS, de ne recruter qu’un enseignant pour trois départs en retraite. C’est ainsi qu’ont été supprimés plus de 5000 postes en 6 ans. Le SNEP-FSU n’a eu de cesse de dénoncer cette politique et ses retombées dramatiques pour l’éducation physique et le sport scolaire : suppression d’options et de « plus » type soutien natation, remplacements souvent non effectués, augmentation des effectifs des groupes EPS, multiplication de heures supplémentaires et des postes à cheval sur plusieurs établissements, développement de la précarité, et à la rentrée 2011 des dizaines de postes en établissement resteront vacants.

Interventions auprès du Cabinet du Ministre, de la Direction de Ressources Humaines du ministère, des recteurs et IA dans les académies, interventions de la profession dans les établissements, auprès des députés et sénateurs ; actions avec les candidats lors des différentes sessions du concours du CAPEPS à Vichy, etc., le SNEP-FSU n’a jamais accepté l’argument d’une discipline soit disant excédentaire et a mobilisé  les enseignants d’EPS dans une action incessante qui s’avère payante : après le passage de 450 postes au CAPEPS externe 2010, à 560 en 2011, le ministère annonce 600 postes pour 2012.

Cette augmentation représente une avancée notoire dans le contexte de la politique gouvernementale de réduction de l’emploi public, mais elle reste néanmoins très insuffisante au regard des 1200 à 1300 départs à la retraite annuels et des besoins de la discipline non couverts. Le passage de 48 à 60 postes au CAPEPS interne est positive mais à relativiser au regard de l’augmentation très importante de précaires en EPS ces dernières années, précaires pour qui le CAPEPS interne reste la voie essentielle de titularisation.

À noter le maintien du nombre de postes à l’agrégation interne (100) et l’augmentation de 40% pour l’agrégation externe, mais qui reste à un chiffre trop bas (de 18 à 25 postes).

Le SNEP-FSU considère que le ministère est contraint de reconnaître l’insuffisance du nombre d’enseignants d’EPS, mais il en reste à l’inadmissible dogme du 1 sur 2. Le gouvernement maintient son projet inacceptable de 17000 suppressions de postes d’enseignants au budget 2012 de l’Education Nationale et confirme une réduction injustifiée du volume général des recrutements d’enseignants. Le SNEP-FSU continuera à agir et à mobiliser la profession, avec ses partenaires, notamment les syndicats de la FSU, pour le développement de l’emploi des jeunes, la prise en compte des besoins d’enseignement, la réduction de la précarité, l’amélioration des conditions de travail des élèves et des personnels. Dès la rentrée avec la FSU et dans la grève le 27 septembre avec ses partenaires, le SNEP mènera l’action pour de tout autres choix en terme aussi bien budgétaire que d’orientations pour le système éducatif. 

 

ENSEIGNER, ÇA S’APPREND
La formation des enseignants et leur recrutement sont l’un des leviers essentiels pour transformer l’école en profondeur. C'est ce qu'a bien compris le gouvernement qui met en place une réforme en cohérence avec sa vision libérale de la transformation du système éducatif.
Le gouvernement impose une formation successive : d’abord un master (Bac+5) entrecoupé en deuxième année des épreuves d’admissibilité et d’admission, appauvrissant la formation, suivi immédiatement d’une entrée dans le métier basée sur le compagnonnage.
Il se désengage de la formation professionnelle des enseignants en la renvoyant sur les futurs recrutés qui devront se former principalement hors temps de service. Il prétend recruter des enseignants experts dès la première année en investissant a minima dans leur formation initiale.
En supprimant l’année de stagiaire à l’IUFM et en affectant les lauréats en pleine responsabilité, sur des emplois de titulaires, le gouvernement économise des milliers de postes : le « gain » est estimé à environ 6000 postes à temps plein.

pour lire la suite et télécharger le 4 pages de la FSU (344 Kb)

Lettre au ministre : Objet : concours, CLES et C2i2e

Monsieur le Ministre,

Vous avez décidé d’imposer le certificat en langue étrangère du supérieur (CLES) et le certificat informatique et internet (C2I) pour les candidats à un concours de l’enseignement ou d’éducation. Le SNEP s’est opposé, lors du CTPM, à une telle modification statutaire car il estime que ces compétences doivent relever des futurs masters, être intégrées dans les maquettes et non pas être exigées en supplément, sous forme de pré-requis. En outre, le CLES et le C2I sont progressivement introduits au sein des cursus universitaires et cela de manière très inégale entre universités et entre les filières. Leur exigence pour présenter le concours crée donc une inégalité entre les candidats nouvellement diplômés et les autres.

Ces modifications statutaires entrainent des conséquences immédiates : la plupart des personnels actuellement en poste ne possèdent ni le CLES, ni le C2I. Ils ne pourront donc pas être affectés en stage en cas de réussite à un concours externe, ou titularisés en cas de réussite à un concours interne (y compris l’agrégation). Le SNEP demande que l’expérience professionnelle des agents soit reconnue et qu’ils soient dispensés de devoir présenter ces certifications.

L’apprentissage des langues vivantes, tout comme celui de l’utilisation de l’outil informatique doit être intégré au cursus scolaire et universitaire, dans le cadre des programmes.

En exigeant le CLES et le C2I pour les candidats à un concours, votre ministère reconnait-il que ses propres services sont dans l’incapacité d’assurer correctement ces formations ? Ou souhaitez-vous à terme que celles-ci relèvent de formations privées ?! De plus, votre ministère exige le C2i, qui suppose l’utilisation de l’outil informatique dans le cadre pédagogique, au moment même où il supprime la formation professionnelle qui l’assurait jusqu’à présent ! Là encore, comptez-vous d’ici quelques temps confier ces certifications aux formations privées ?!

Enfin, l’enseignement en langue étrangère dans une discipline non linguistique relève du volontariat des personnels qui peuvent demander une certification complémentaire qui devrait intervenir après une formation. Imposer à tous les enseignants le CLES dans l’urgence est donc un non sens. Sauf à vouloir diminuer par ce biais le nombre de candidats aux concours… et donc le nombre de postes !

Nous vous demandons donc, Monsieur le Ministre, de revenir sur votre décision.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre considération distinguée.

Lettre ouverte à Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale FSU UNEF

lire la lettre (123 Kb)

Communiqué de Presse du 10 mars 2010

Remplacements en EPS :
il faut recruter beaucoup plus de nouveaux enseignants ! Place aux jeunes !

Après avoir voulu faire croire, contre l’avis du SNEP-FSU, qu’il y avait pléthore d’enseignants d’EPS et découragé les jeunes de poursuivre des études en STAPS, les ministres de l’Education nationale ont, depuis 5 ans, divisé par 3 le nombre de postes ouverts aux concours de recrutement d’enseignants d’EPS et de fait, remplacé un seul départ à la retraite sur trois.

La suppression de nombreux postes de remplaçants (tzr) a contraint l’administration à faire appel à un nombre croissant de personnels précaires, sans pour autant parvenir à couvrir tous les besoins de la discipline, puisque réduisant le nombre d’options EPS et laissant pour la première fois depuis de nombreuses années, des classes sans enseignant d’EPS.

Le SNEP est donc particulièrement choqué par les mesures proposées par Luc Chatel, qui ont pour seule fonction de donner le change à l’opinion publique et sont sans commune mesure avec les besoins réels et les exigences de qualité du service public d’enseignement.

Alors que les statistiques annoncent un taux de chômage des jeunes avoisinant les 25%, il est honteux de voir qu’un ministre de l’Education nationale, en charge de l’avenir de cette jeunesse, ose faire appel au réemploi de retraités.

Embaucher « des étudiants qualifiés ou adultes diplômés » comme « contractuels associés », quand les pouvoirs publics refusent, faute de postes en nombre suffisant aux concours, de les recruter comme titulaires, est tout aussi scandaleux.

Enfin, confier à des précaires « au pied levé » et pour quelques heures par-ci par-là, des missions qui demandent  formation disciplinaire, pédagogique et didactique de haut niveau, travail en équipe, continuité pédagogique,… c’est méprisant pour les élèves et leurs familles qui sont en droit d’attendre, au sein du service public d’enseignement, un encadrement stable et de qualité.

Dans l’immédiat, le SNEP exige l’établissement de listes complémentaires pour les concours de recrutement EPS 2010, l’arrêt des suppressions de postes et un plan pluriannuel de recrutement à hauteur de 1500 postes par an.

 

« 100 000 voix pour la formation des enseignants »
La  Coordination  Nationale de la Formation des Enseignants lance une initiative intitulée « 100 000 voix pour la formation des enseignants ». Le but est simple : demander l’abandon de la réforme de la formation, qui se met en place contre l’avis unanime des universités, des syndicats d’enseignants, des associations de parents, d‘étudiants, et demander l’ouverture de négociations pour obtenir une toute autre réforme.

100 000 voix, c’est un véritable défi ! C’est bien plus que toutes les pétitions réunies depuis un an. C’est possible de réussir dans un délai assez bref si tous les acteurs concernés se mobilisent.

Ce n’est pas simple parce qu’il faut prendre le temps d’expliquer cette réforme qui apparait très technique. C’est pourquoi la pétition se centre uniquement sur les enjeux de la formation. Cela n’empêche pas de développer tous les autres points néfastes de la réforme, notamment la difficulté d’accès au métier pour un grand nombre d’étudiants de milieux modestes.  

Dernière décision du gouvernement (début janvier) : les reçus au concours de cette année seront mis directement sur le terrain plein temps sans avoir eu de formation professionnelle. Pour compenser, ils auront quelques semaines de stages et seront alors remplacés par des étudiants qui eux-mêmes n’auront reçu aucune formation professionnelle ! L’argument premier est que l’on manque de remplaçants !
Réaffirmons ensemble que ce métier s’apprend et que la formation des enseignants est un investissement pour l’avenir !

Je vous joins une lettre aux parents qui a été diffusée par mon IUFM et qui permet d’expliquer simplement les choses.

Un site spécial a été ouvert. http://www.100000voixpourlaformation.org/
Les pétitions « papier » et électroniques seront comptabilisées au jour le jour.
Il faut envoyer le nombre de signatures recueillies à : contact@100000voixpourlaformation.org .
Merci d’indiquer d’où viennent les signatures (la ville, l’université, l’école, ..).

Le texte de la pétition « papier » est en pièce jointe.
A diffuser largement dans les AG, manifestations, réunions syndicales, écoles, collèges, lycées dès maintenant.

Relevons ensemble ce défi des « 100 000 voix pour la formation » ! Et pourquoi pas …..aller au-delà…? !

Chers Parents et futurs Parents,

        Accepteriez-vous de confier votre voiture à un mécanicien qui n'a jamais ouvert un capot pendant son apprentissage ?
         Accepteriez-vous de prendre un avion conduit pas un pilote formé uniquement par les livres ?
         Accepteriez-vous que votre enfant soit opéré par un chirurgien qui n'aurait jamais opéré pendant sa formation ?
        Et si demain votre enfant était face à un enseignant, jamais  confronté à une classe pendant sa formation?

         C'est pourtant ce qui va arriver avec cette nouvelle réforme de la formation des enseignants décidée par le gouvernement.

  • Les professeurs seront désormais formés à l'université dans des masters (bac +5). Le métier s’est profondément transformé, c’est une bonne chose que de vouloir élever le niveau de connaissances des futurs enseignants. Mais à condition de ne pas le faire au détriment de la qualité et de l’apprentissage de leur métier ! Ce ne sera pas le cas. Par exemple, les professeurs des écoles seront formés seulement dans une ou deux disciplines alors qu’ils devront en  enseigner 10 différentes chaque semaine.  
  • Pour enseigner, il faut savoir comment les enfants apprennent, pourquoi ils ne comprennent pas certaines notions… sachant qu'ils sont TOUS différents et que l'objectif est de les faire tous réussir. C'est bien le sens de ce métier ! Or la disparition de l’année de formation professionnelle avec des stages obligatoires encadrés par des formateurs ne permettra plus aux étudiants, d'apprendre à le faire. Ils seront directement confrontés à la réalité d'une classe sans réelle formation professionnelle.

                Laisserez vous faire ça ???

Avec cette réforme, qui a pour objectif de récupérer des postes, toute formation professionnelle des enseignants est niée.
Etre enseignant est un métier qui s'apprend.

Nous étudiants, professeurs,  refusons cette réforme inacceptable qui aura des répercussions directes sur la réussite scolaire et exigeons une formation professionnelle de qualité, POUR L' AVENIR DES ENFANTS.
Et vous ???

Epreuves physiques et sportives bradées au CAPEPS et CRPE :
l’EPS sans « corps »

Le ministère attaque l’Education Physique et Sportive par un biais inédit : les contenus des concours de recrutement.

Pour le CAPEPS, en frôlant le ridicule, il affiche tranquillement l’inutilité pour devenir enseignant d’EPS d’avoir une pratique sportive de bon niveau. Autrement dit l’EPS sera demain la seule discipline pour laquelle un niveau Bac dans les épreuves pratiques devrait suffire largement pour être reçu au concours. Avec un coefficient 2, sur les 12 retenus pour l’ensemble du concours, avoir de bonnes notes aux épreuves pratiques ne sera pas indispensable pour obtenir celui-ci. La préparation physique des futurs enseignants d’EPS pourra devenir anecdotique. Cela aura des retombées sur les nouvelles maquettes de formation et les stratégies des étudiants. Vu le coût des formations physiques et le temps nécessaire pour s’y entraîner, elles risquent d’être progressivement évacuées de la formation universitaire.

Mais l’attaque est plus insidieuse parce qu’elle ouvre la porte à la critique de ceux qui jugeront que l’EPS ne sera plus à même d’assurer la formation « sportive » des jeunes, et qu’elle serait donc un investissement inutile. La décrédibiliser ainsi aux yeux de l’opinion et des jeunes, affaiblira la légitimité des enseignants d’EPS.

Cela se fait sous l’œil complaisant de certains syndicats qui souhaitent que la discipline se « dé-sportivise ».

Même gravité côté concours des professeur-es d’école : l’EPS devient une épreuve choisie en option en concurrence avec les arts. Il n’y aura donc plus d’EPS pour tous. Pourquoi les étudiants-es n’ayant pas choisi l’EPS s’y prépareraient-ils ? Ils devront pourtant l’enseigner une fois le concours obtenu !

A terme c’est l’EPS au premier et second degrés qui est donc attaquée.

Le gouvernement, pressé de publier l’ensemble des CAPES (JO du 6 janvier) pour faire avancer sa réforme, fait passer l’EPS au rayon des pertes négligeables.

Cette attaque contre les pratiques physiques aux concours ne peut que justifier et accentuer nos critiques à l’égard de la réforme de la formation des enseignants. Le SNEP appelle toute la profession, enseignants, formateurs, à manifester sa désapprobation en participant massivement aux actions engagées.

 

Communiqué de Presse du 15 décembre 2009

L’éducation physique et sportive touchée de plein fouet par les projets de concours de recrutement

Le SNEP-FSU, syndicat des enseignants d’EPS, dénonce les projets concernant les concours de recrutement.
Le ministère, sans aucune prise en compte des histoires des différents concours, des particularités disciplinaires et des critères d’évaluation nécessaires pour être sûr de recruter les meilleurs enseignants, impose de manière uniforme 4 épreuves à tous les concours et les mêmes coefficients entre les écrits et les oraux. Les conséquences sont terribles pour l’EPS :

En ce qui concerne le CAPEPS, les propositions faites diminuent très fortement la place des activités physiques et sportives dans le concours. Nous allons arriver à l’aberration suivante : en fonction des épreuves prévues et par le jeu des coefficients, un futur professeur d’EPS pourrait être recruté en ayant la note 02 dans les deux épreuves physiques et 04 à l’épreuve de la leçon, mais de très bonnes notes aux écrits et à la fameuse épreuve sur le système éducatif ! Il pourrait, en outre, ne pas savoir très bien nager ! Par contre il aurait sans doute des connaissances scientifiques en physiologie et anatomie, et en histoire de l’EPS. Ce serait évidemment totalement insuffisant pour bien enseigner l’EPS. La formation des professeurs d’EPS est aujourd’hui reconnue comme étant relativement performante, il serait incompréhensible qu’elle soit dégradée par des mesures arbitraires.

En ce qui concerne le concours des professeurs des écoles, les propositions suppriment de fait l’épreuve spécifique d’EPS qui existait jusqu’alors. L’évaluation de l’EPS, au mieux se fera sous forme d’un tirage au sort parmi toutes les autres disciplines, au pire sera une option. Dans tous les cas, cela se traduira par une baisse des horaires de formation EPS en master et une nette dégradation par rapport à la situation d’aujourd’hui qui est déjà insuffisante. Comment alors assurer une meilleure quantité et qualité de l’EPS en primaire si les enseignant-es ne sont plus formé-es à cet effet ? C’est par ailleurs un leurre de penser que cette formation pourra avoir lieu après le concours quand les débutants seront essentiellement préoccupés par les disciplines dites fondamentales.

Le SNEP rappelle que, tout en étant favorable au principe d’une élévation du niveau de recrutement, il demande une remise à plat de l’ensemble de la réforme pour qu’elle se traduise véritablement par une amélioration de la formation, notamment en EPS. Actuellement c’est l’inverse qui est en train de se passer. Le risque est grand, si rien ne change sur les concours, que l’on se retrouve à l’avenir avec des enseignants… incapables d’enseigner !

La demande du SNEP est simple et solennelle :

  • Permettre au concours du CAPEPS d’avoir 5 épreuves pour couvrir toutes les dimensions de notre professionnalité, et des coefficients valorisant les pratiques d’activités physiques, sportives et artistiques.
  • Rétablir une épreuve d’EPS au concours des professeurs des écoles.

Les postes aux concours 2010
- Capeps externe : 450 (400 l'an passé)
- Capeps interne : 40 (0 l'an passé)
- Agreg externe : 18 (15 l'an passé)
- Agreg interne : 100 (100 l'an passé)

Communiqué de Presse du 11 décembre 2009
Recrutements en EPS :des progrès mais bien en dessous des besoins réels

Le ministère vient de rendre public le nombre de postes ouverts aux concours de recrutement d’enseignants pour 2010.
En EPS, avec le passage de 400 à 450 postes au CAPEPS externe, de 15 à 18 à l’Agrégation externe, l’annonce de 40 postes au CAPEPS interne ré ouvert cette année et le maintien des 100 postes à l’Agrégation interne, c’est un léger progrès enregistré sur 2009.

Cette progression est à mettre au crédit de l’action opiniâtre menée par le SNEP FSU, avec les enseignants d’EPS, pour dénoncer et mettre en évidence les dégâts entraînés, dans l’enseignement de l’EPS et l’animation du sport scolaire, par le non remplacement de deux enseignants d’EPS sur 3 partant à la retraite. De même, la réouverture du CAPEPS interne traduit la pression que le SNEP n’a cessé d’exercer en faveur de la titularisation des précaires en EPS.

Pour autant, les chiffres annoncés ne sont pas à la hauteur des besoins engendrés par les départs en retraite, les retards accumulés et la nécessité du développement de la pratique physique et sportive de la jeunesse. Les concours externes, les seuls à amener réellement de nouveaux enseignants dans les collèges, lycées et universités ne couvriront qu’à peine plus d’un départ en retraite sur trois (estimés entre 1200 et 1250) et le CAPEPS interne n’offre qu’un nombre limité de postes en regard du nombre de précaires en augmentation croissante.

Le SNEP FSU rappelle sa revendication de 1500 postes aux concours externes (CAPEPS et agrégation), de perspectives élargies de titularisation des précaires, d’un plan pluri annuel de recrutement d’autant qu’en EPS existe un vivier important d’étudiants STAPS intéressés par l’enseignement.

Cette question sera au cœur des indispensables luttes à développer, avant les vacances (notamment le 15 sur la formation des enseignants) et dès la rentrée de janvier, contre les réformes actuelles prônées par le gouvernement et pour une toute autre politique scolaire, capable d’assurer la réussite de tous les élèves.

Recrutements d’enseignants d’EPS :
stop aux mensonges ministériels !

Questionné par des parlementaires interpellés par le SNEP-FSU sur les recrutements 2010 en EPS, le Ministre ressert les affabulations de ses prédécesseurs sur des « soi-disant excédents » de postes. Il tente de faire diversion et ne dit pas qu’en abaissant les recrutements externes en EPS à 415 dès 2006, le ministère a programmé le non remplacement de 2 enseignants d’EPS sur 3 partant à la retraite et supprimé 2 676 emplois.
Comment peut-il en ignorer les conséquences à cette rentrée, qui se traduisent par une baisse de l’offre de formation (options, soutiens,…), voire des classes sans EPS, l’embauche massive de personnels précaires et l’affectation sur des postes à l’année de près de la moitié des enseignants destinés au remplacement ?
L’EPS, tant vantée par le Président de la République qui avait multiplié les promesses de développement du sport à l’école en début de mandat, est devenue, deux ans plus tard, une discipline déficitaire. Le Cabinet de X. Darcos l’avait reconnu dès mai 2008 et la DGRH du MEN, recevant le SNEP le 27/11/09, l’a également confirmé. La récente circulaire du recteur de Créteil appelant ses chefs d’établissements à trouver d’urgence des « personnes ayant des compétences avérées » devant la pénurie organisée d’enseignants éclaire la situation.
Le SNEP-FSU considère que pour couvrir les départs massifs en retraite (près de 1 200 annoncés) et engager une première étape de rattrapage et d’amélioration de l’EPS et du sport scolaire, il est indispensable d’ouvrir 1 500 postes aux concours et de mettre en place un plan pluriannuel de recrutements.
Assez de fausses explications, aux actes M. le Ministre !

 

Agrégation externe session 2009
Précisions sur les épreuves
Bulletin officiel n°41 du 30 octobre 2008 : Complément d'information concernant l'évaluation et le déroulement des épreuves d'admission.

Lettre à Darcos : concours internes ?
( le 22 octobre 2008)
Monsieur le Ministre,

Nous venons d’apprendre, par le biais d’une dépêche de l’AEF, que vous affirmez que « les personnels vacataires qui sont en fonction ou qui l’ont été pendant tout ou partie de l’une des six dernières années scolaires peuvent se présenter aux concours internes enseignants… »

Le SNEP est en accord avec cette affirmation qui ne saurait pour autant dédouaner la politique gouvernementale qui consiste à accentuer la précarité au détriment du recrutement de personnels titulaires pour faire face aux besoins et à la continuité du service public d’éducation.

Nous en déduisons donc que pour permettre aux non titulaires de s’inscrire aux concours, vous avez décidé de maintenir ou ré-ouvrir les concours internes.
Vous le savez, cela fait maintenant deux années qu’il n’y a pas eu, en EPS, de concours interne. C’est pourquoi nous vous demandons confirmation de la réouverture du CAPEPS interne pour la session 2009, ce qui n’apparaît nulle part pour l’instant.

Une décision de non ouverture nous amènerait bien évidemment à considérer que vos propos ne sont que des annonces strictement médiatiques non suivis d’effet et destinées à abuser l’opinion et les personnels concernés.

Bien entendu, la réouverture d’un concours interne ne saurait se faire au détriment du concours externe pour lequel nous vous redemandons une augmentation notable du nombre de postes, compte tenu des besoins de notre discipline.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la situation intolérable des non titulaires en EPS, nous vous prions de croire, Monsieur Le Ministre, à l’expression de notre considération distinguée.

Serge CHABROL
Secrétaire général

 

Concours 2009
Les dates d'inscription et des épreuves des 3 concours : capeps externe, agrégation externe, agrégation interne
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Agrégation interne 2008
Résultats de l'admission

Admissibilité au Capeps externe 2008

Résultat d'admissibilité 2008 Le 31/03/08 983 admissibles

AGREGATION INTERNE - Résultat d'admissibilité 2008

Attention : cette liste est non officielle. La liste officielle est publiée par le Ministère sur Publinet 249 admissibles

Les sujets du CAPEPS externe 2008

Epreuve n°1 : L'évolution des classifications des activités physiques et sportives a-t-elle été prise en compte dans les textes officiels organisant l’éducation physique et sportive depuis 1967 ?

Epreuve n°2 :
Trop souvent les élèves restent "d'éternels débutants" de la 6ème à la 3ème, notamment en volley-ball et en natation. A partir de ce constat, montrez comment l'enseignant doit agir pour faire progresser ses élèves en éducation physique et sportive au collège.

Les sujets de l'agrégation interne 2008

Epreuve n°1 : "L'évolution des rapports entre le sport et l'éducation physique a-t-elle influencé la place et le rôle de cette discipline au sein de l'institution scolaire de 1940 à nos jours ? "

Epreuve n°2 : Dans les collèges et les lycées, comment l'enseignant d'éducation physique et sportive peut-il concourir aux objectifs liés à la santé tout en tenant compte de la référence culturelle aux Activités Physiques Sportives et Artistiques (APSA) ?

Postes aux concours
Le nombre de postes aux concours de recrutement d'enseignants du 2nd degré (session 2008) a enfin été publié (le 20 décembre!)
http://www.education.gouv.fr/cid4605/postes-offerts.html

Communiqué de Presse du 21 décembre 2007 Concours 2008 en EPS :
Seulement 1 départ en retraite sur 3 remplacé !
Le gouvernement vient enfin de publier les chiffres des postes aux concours de recrutement d’enseignants. Pour l’EPS, le ministère a décidé de maintenir les recrutements 2008 au même niveau qu’en 2007 : 400 postes au CAPEPS externe, 15 à l’agrégation externe EPS et 100 à l’agrégation interne ; le CAPEPS interne, fermé depuis 2 ans, n’est pas rouvert. Dans le cadre d’une importante baisse du nombre de postes aux concours toutes disciplines confondues, ce maintien pour l’EPS est marqué par les pressions de la profession. Cependant, ce volume reste très insuffisant et conduira en réalité à de nouvelles dégradations dans la couverture des besoins en EPS par des personnels titulaires. En effet, quand le pouvoir affirme ne vouloir remplacer qu’un enseignant sur deux partant en retraite, ce qui est déjà inadmissible, en EPS c’est un sur trois seulement qui le sera avec 415 postes aux concours externes pour 1 300 départs environ, comme c’est déjà le cas depuis deux ans. Ce différentiel répété, entre recrutements et départs aggravera les difficultés, dans les collèges, lycées et universités : options supprimées, alourdissement des effectifs par classe, remplacements non effectués, risque de suppressions de l’animation du sport scolaire, etc. Cette faiblesse du recrutement contredit les déclarations présidentielles et ministérielles sur l’importance du « sport à l’école » et induit une mise en cause de l’EPS, discipline d’enseignement pour tous les élèves, et du sport scolaire. Des milliers d’étudiants STAPS préparent actuellement le concours. Nombreux seront donc les jeunes, qualifiés, compétents, qui se retrouveront en juillet 2008 au chômage, alors que le SNEP considère qu’il est nécessaire de créer 1 500 postes aux concours externes, en EPS, pour faire face aux retards accumulés, aux départs en retraite et aux besoins du système éducatif.

3) Les programmes 2003 / 2006

Programmes Référence B.O   Rapport
Jury
AGREGATION EXTERNE BO N° 21 du 25 mai 1995
BO N° 40 du 2 novembre 1995
BO spécial N°8 du 24 mai 2001
BO spécial N°3 du 22 mai 2003
BO spécial N°5 du 19 mai 2005

Session 2003
Session 2004

Session 2005
AGREGATION INTERNE

BO N°40 du 2 novembre 1995
BO spécial N°8 du 24 mai 2001
BO spécial N°13 du 30 mai 2002
BO N° 29 du 17 juillet 2003.
Encart au BO N°25 du 30 juin 2005
Encart au BO N°21 du 25 mai 2006


Session 2003
Session 2004
Session 2005
Session 2006
CAPEPS EXTERNE BO N°24 du 11 juin 1992
BO spécial N°5 du 21 octobre 1993
BO N°5 du 3 février 1994
BO N°21 du 24 mai 1995
BO N°30 du 25 juillet 1996
BO spécial N°8 du 24 mai 2001
BO spécial N°3 du 22 mai 2003

BO N°30 du 24 juillet 2003
BO N°40 du 30 octobre 2003

BO spécial N°5 du 19 mai 2005

Session 2003
Session 2004
Session 2005
Session 2006
CAPEPS INTERNE BO N°27 du 13 juillet 2000
BO N°29 du 27 juillet 2000
BO spécial N°8 du 24 mai 2001
BO spécial N°3 du 22 mai 2003. 

Session 2003
Session 2004
Session 2005

Sessions 2007 et 2008 fermées

CAPEPS RESERVE BO N°22 du 31 mai 2001 
BO spécial N°6 du 29 mars 2001
BO spécial N°5 vol. II du 14 Février 2002.

Session 2003
Session 2004
Session 2005

Session 2006 fermée

CAPEPS 3e CONCOURS
BO spécial N°5 vol. II du 14 Février 2002
BO spécial N°13 du 30 mai 2002

Session 2003
Session 2004

Session 2005 fermée

CAPEPS EXAMEN PRO. BO spécial N°6 du 29 mars 2001
BO spécial N°5 vol. II du 14 Février 2002

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