Actualités Divers

Dernière mise à jour le 25 mars 2012

Piètre réponse de N. Sarkozy à nos exigences
Communiqué de Presse du 13 avril 2012
Le jeudi 12 avril, le président candidat a fait 7 propositions pour le Sport.
Comment ne pas constater l’écart considérable entre les besoins des secteurs du Sport et de l’Education Physique et Sportive en France et la faiblesse des propositions faites. Surprenant qu’après 5 ans d’exercice de la responsabilité suprême à la tête de l’Etat, N. Sarkozy ait une vision aussi étriquée des exigences nécessaires à leur développement !
Concernant l’éducation physique, il propose d’élargir à 4 établissements scolaires par département un dispositif, « cours le matin, sport l’après-midi », à propos duquel le SNEP-FSU a déjà montré qu’il ne s’adressait qu’à quelques classes par établissement, donc à peu d’élèves, et pas forcément ceux qui en auraient le plus besoin. Ce dispositif reste contestable sur le fond puisqu’il entraîne une confusion entre enseignement d’une discipline scolaire, l’EPS et animation sportive, réalisée dans près de la moitié des cas par des animateurs non enseignants. Cela au moment où depuis 2006, 4500 postes de professeurs d’EPS ont été supprimés, et les conditions de travail et d’études se sont dégradées !(1)
Il promet un plan national de rattrapage des équipements sportifs. Mais Messieurs Darcos et Laporte, alors respectivement ministres de l’Education nationale et des Sports, avaient, le 5 mars 2008, dans une communication devant le conseil des ministres, présidé par le même N. Sarkozy, déjà pris cet engagement pour mise en œuvre dès 2008 : engagement non suivi d’effets, pas plus que les autres pris ce même jour !
Sur le sport, aucune proposition pour un budget à la hauteur (en 2007 le même candidat promettait 3% du budget de l’état : 5 ans plus tard il est à moins de 0,20% !), rien sur le nécessaire développement d’un service public du sport en grande partie démantelé pendant le quinquennat.
Le SNEP-FSU avait envoyé à N. Sarkozy, comme aux autres candidats, ses propositions pour l’EPS et le sport scolaire(2) et celles pour « rendre le sport émancipateur »(3), avec demande de positionnement par rapport à celles-ci, ainsi qu’une invitation pour qu’un-e représentant-e participe au colloque « sport demain, enjeu citoyen » qu’il organisait les 30 et 31 mars(4). Tous ceux qui sont intéressés à ces questions comprendront mieux, au regard de la faiblesse des propositions de jeudi, l’absence de réponse du candidat à nos sollicitations.
Difficile sans aucun doute d’assumer la réalité de la politique désastreuse menée pendant 5 ans sur un secteur où il avait énormément promis en 2007.
Le SNEP-FSU avait dit qu’il jugerait aux actes et pas aux promesses. C’est pourquoi il appelle les enseignants d’EPS et les professeurs de sport à participer massivement aux scrutins à venir (présidentielle et législatives) avec l’objectif double : mettre un terme à une période caractérisée par des dégradations fortes et promouvoir une alternative porteuse d’espoir pour leurs revendications.

 

Les enseignants ont "foi dans leur métier" mais le moral en berne
VOUSNOUSILS
Conditions de travail dégradées, faibles salaires, succession de réformes... les enseignants sont pour beaucoup "découragés", selon des témoignages et des experts, même s'ils ont encore "foi dans leur métier" et tentent de défendre leurs moyens.
"J'ai eu des vagues de découragement dans ma carrière mais c'est la pire", témoigne une professeure en lycée professionnel à Lens (Pas-de-Calais) qui insiste pour garder l'anonymat, bien qu'étant syndiquée, car son poste est "sur la sellette, du fait des diminutions de moyens".
"Les élèves qu'on accueille sont de plus en plus en difficultés, scolaires et sociales, mais nous en avons maintenant 34 par classe et les moyens, matériels et de temps, sont en baisse".
Son "moral n'est pas bon" et elle a envisagé l'an dernier de quitter le métier ou d'avoir un service allégé en passant le concours national de guide-conférencier, à l'approche de l'ouverture du Louvre-Lens en décembre 2012, mais son projet n'a pas abouti.
Comme elle, 28% des enseignants "pensent souvent quitter leur travail", selon une enquête de 2011 sur "La qualité de vie dans les lycées et collèges", tandis qu'un agent de l'Education nationale sur sept (14%) se déclare en situation "d'épuisement pro­fes­sion­nel" selon une étude de la mutuelle MGEN.
"Je n'ai jamais vu le corps enseignant comme cela. Il faut remonter au Second Empire pour trouver un climat aussi détestable dans l'enseignement scolaire", commente Antoine Prost, historien de l'éducation. "Les professeurs, très abîmés psychologiquement, sont dans une spirale dépressive", ajoute le pédagogue Philippe Meirieu, devenu vice-président EELV de la région Rhône-Alpes.
"C'est maintenant depuis 10 ans que nos conditions de travail se dégradent, avec des réformes imposées de l'extérieur et de moins en moins de temps à consacrer aux élèves", expliquent Clarisse Bensaïd et Claire Caboche, respectivement professeur de français et docu­men­ta­liste aux collèges Jean-Perrin à Paris (20e) et Magellan à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), toutes deux syndiquées.
Or l'impératif actuel est de "faire réussir tous les élèves" car l'OCDE a révélé que le système éducatif français était un de ceux qui corrigeait le moins les inégalités d'origine. D'où un hiatus: "nous avons foi en notre métier, mais les moyens pour bien le faire baissent", résume Olivier Claeren, professeur dans un collège des Hauts-de-Seine qui vient de connaître deux jours de grève pour des moyens.
Autres motifs de déception: les salaires (parmi les plus faibles de l'OCDE en début de carrière malgré une récente reva­lo­ri­sa­tion) et, depuis 2010, l'entrée dans le métier à plein-temps.
"Quand vous avez un an la tête sous l'eau, à passer toutes vos soirées à travailler, tous vos week-ends, toutes vos vacances pour préparer les cours (...), vous êtes vraiment en colère contre les choix politiques faits", dit à l'AFPTV Romain Gentner, 24 ans, professeur de collège débutant à Nemours (Seine-et-Marne), où il occupe un logement de 23 m2.
"Les jeunes sont largement débordés", opine Sébastien Clerc, professeur de lycée professionnel en Seine-Saint-Denis, non syndiqué, qui a fait des formations de tenue de classe. A 36 ans, il gagne "moins de 2.000 euros nets par mois", comme Mme Caboche, 38 ans: tous deux jugent leur "pouvoir d'achat insuffisant compte tenu du coût de la vie en Ile-de-France".
"Avec ma compagne, aussi enseignante, on vient de partir aux sports d'hiver mais on a fait le calcul, on ne partira sans doute pas cet été", témoigne M. Clerc: "vu le service qu'on rend dans la société, la justice salariale n'est pas au rendez-vous".

Communiqué de Presse FSU du 22 février 2012
Alternance dès la 4ème : non à la sélection précoce !

En publiant au Journal Officiel un arrêté relatif aux dispositifs d'alternance personnalisés durant les deux derniers niveaux de l'enseignement au collège, le ministre tente de marquer une nouvelle étape dans la destruction du collège pour tous, lieu de scolarisation de toute génération.

Réinstaurer une orientation précoce en 4ème est un retour en arrière de près de 50 ans, aveuglé par le mythe de l’apprentissage comme moyen de lutter contre l’échec scolaire à 14 ans ! On ne prépare pas l'avenir avec les mauvaises recettes du passé. Les systèmes éducatifs les plus performants sont ceux qui offrent à leurs élèves une scolarité commune le plus longtemps possible. Le ministère serait bien avisé d’en tenir compte.

Cette mesure inacceptable marque l’abandon de toute ambition pour une partie de la jeunesse. C’est une façon, pour ce ministère, de s’exonérer de créer les conditions pour que tous les élèves entrent dans les apprentissages scolaires de manière efficace.

La FSU condamne cette politique d’exclusion, du renoncement au nom d’une supposée incapacité de certains jeunes à entrer dans l’activité scolaire. Elle refuse la mise en place d’une orientation précoce de ces parcours ségrégatifs qui ne résoudra rien, ni individuellement ni collectivement et ne servira, de fait, qu’à justifier encore plus les suppressions massives de postes dans l’éducation nationale.

La FSU rappelle son attachement à une scolarité commune tout au long du collège, et la nécessité d’un investissement éducatif à l’opposé de la politique budgétaire actuelle, qui est par ailleurs, largement responsable des difficultés que connaît le système éducatif aujourd’hui.

Revue de presse : article VOUSNOUSILS
EPS : le Snep demande plus d'heures et plus de professeurs de sport
Le Snep-FSU, syndicat des professeurs d'EPS, demande aux candidats à l'élection présidentielle de recruter "un nombre conséquent" de nouveaux enseignants pour faire face aux difficultés de la discipline.
Le Snep-FSU, syndicat largement majoritaire des professeurs d'EPS avec 84,5 % des voix, a souhaité  hier interpeller les candidats à la pré­si­den­tielle sur les dif­fi­cul­tés de la discipline.
Le syn­di­cat dénonce la suppression de 5.000 enseignants d'EPS depuis 2004, ce qui représente environ 100.000 heures d'EPS et 15.000 heures de sport scolaire en moins chaque semaine. Seuls 15 % des établissements assurent l'enseignement de l'EPS dans des conditions normales, c'est-à-dire sans recourir aux heures supplémentaires ou aux vacataires. Il y a actuellement 2.500 professeurs précaires, selon le syndicat. Par ailleurs, 20 % des établissements ne peuvent plus assurer les cours de natation, et près de 40 % ne sont plus en mesure de proposer aux élèves des cours en effectifs réduits.
Dans une pla­quette intitulée 10 propositions pour le sport : Rendre le sport émancipateur, le Snep demande en priorité que l'Etat recrute « un nombre conséquent de professeurs de sport ». Dans son livre blanc pour l'EPS, le syndicat propose en outre de renforcer les horaires de l'éducation physique avec« au moins 4 heures par semaine» en pri­maire, « 4 heures en collège et 3 heures en lycée », de libérer« systématiquement » le mercredi après-midi pour les activités des associations sportives, ou encore d'inclure dans le service de tous les enseignants d'EPS (titulaires ou non) un forfait de 3 heures hebdomadaires pour assurer l'animation de l'AS...
Le Snep va adresser à tous les candidats une lettre détaillant ses propositions (sauf à Marine Le Pen). Serge Chabrol, secrétaire général du Snep, a qualifié d'« intéressante » la proposition de François Hollande de recréer 60.000 postes dans l'Education nationale. Quant au souhait de Nicolas Sarkozy que chaque élève pratique une heure d'activité physique par jour, Serge Chabrol rappelle qu'« une heure d'activité physique, ce n'est pas une heure d'EPS ».
Le Snep organise les 30 et 31 mars, à Créteil, le colloque « Sport demain, enjeu citoyen », où seront présentées et débattues les propositions du syndicat pour un sport démocratisé, éducatif et émancipateur.

Communiqué de Presse du 10 février 2012
EPS et sport scolaire : Sarkozy repasse les plats

Jeudi, à réception du rapport du député R. Lecou sur le sport à l'école, le président N. Sarkozy a souhaité que « chaque élève puisse faire une heure d'activité physique par jour ». Il a insisté sur le « rôle crucial du sport dans le bien-être et la réussite des élèves ».

Très bien pourrions-nous dire mais le SNEP-FSU ne peut que mettre ces déclarations pré électorales en relation avec ce que disait il y a 5 ans le candidat Sarkozy, quand il affirmait souhaiter « qu’on donne au sport une place beaucoup plus importante, à la fois en ce qui concerne le nombre d’heures et en ce qui concerne la part du sport dans l’évaluation des élèves et l’accès aux diplômes », ajoutant que « le sport développe des qualités humaines qui sont essentielles à la vie en société et dans le monde du travail : le charisme, l’esprit d’équipe, le sens des autres. Ces qualités ne sont pas assez développées par le système scolaire actuel ».

Le SNEP a déjà eu l’occasion, notamment dans une lettre récente au Président de la République (http://www.snepfsu.net/actualite/lettre/07oct11.php), de lui signifier que ses déclarations de 2006 et 2007 n’avaient pas été suivies de mesures concrètes positives. Les opérations type « volet sportif de l’accompagnement éducatif », « cours le matin, sport l’après-midi », qui s’adressent à peu d’élèves, qui entrent en concurrence avec l’EPS obligatoire et le sport scolaire, ne sauraient être des éléments d’une valorisation de l’EPS. Quand au socle commun de la loi Fillon, il porte l’idée pernicieuse et réductrice d’une EPS – discipline secondaire, n’ayant pas de savoirs propres à transmettre.

Lorsque N. Sarkozy rend aujourd’hui « hommage à l'action des nombreux acteurs engagés dans ce domaine, notamment les professeurs d'éducation physique et spor­tive », comment ceux-ci pourraient-ils oublier que depuis 2006, 4500 postes d’enseignants d’EPS ont été supprimés, et que les conditions de travail et d’études se sont dégradées ! Dans le cadre de la préparation de la rentrée scolaire 2012, de nombreux postes en EPS sont menacés, la suppression de forfaits pour l’animation du sport scolaire est de plus en plus utilisée pour récupérer des moyens et de nouveaux emplois vont être supprimés à l’UNSS !

Le SNEP-FSU vient d’éditer un livre noir–livre blanc ; le noir rend compte de la situation actuelle, en fin de quinquennat, et le livre blanc explicite 22 propositions pour l’EPS et le Sport Scolaire. Le SNEP engage une campagne pour porter ses exigences auprès des candidats-es à la présidentielle et aux législatives. N.Sarkozy et les candidats UMP au plan local en seront saisis, mais les enseignants d’EPS n’ont pas la mémoire courte et constatent que si N. Sarkozy repasse les plats, la soupe reste froide et aigre !

  • -Communiqué de l’Intersyndicale de l’enseignement professionnel
    Snep-FSU, Snuep-FSU, Snetap-FSU, CGT Éduc’action, Sud Éducation, Sncl-FAEN, Se-UNSA, Snetaa-FO, Sgen-CFDT, A&D, SNALC-CSEN.

    Depuis plusieurs mois, différentes déclarations venant du président de la République, du gouvernement, mais aussi de responsables politiques des Régions et de l’ARF convergent pour demander un développement important de l’apprentissage.
    Ainsi, Nicolas Sarkozy a envisagé "la possibilité de rendre obligatoire l’alternance lors des dernières années de préparation au Baccalauréat professionnel et au CAP". Si, pour le président, alternance signifie apprentissage, 250 000 jeunes se verraient imposer ce mode de formation chaque année.
    Malgré les aides importantes promises par l’État aux employeurs, et notamment les exonérations de charges qui grèvent le budget de la protection sociale et la politique de communication des régions, qui visent à promouvoir les formations par apprentissage qui sont de leur responsabilité depuis plusieurs années, les objectifs qu’ils se sont fixés ne sont pas atteints. Les difficultés sont nombreuses : difficultés tant structurelles que conjoncturelles à trouver un employeur ; crise économique ; discriminations sexuelle, sociale, raciste ; ruptures de contrats, etc. La généralisation de l’apprentissage à des niveaux V et IV ne répond ni à tous les besoins réels de formation initiale ni à la nécessaire élévation du niveau de qualification des jeunes.
    Par ailleurs, l’Association des Régions de France revendique un pilotage plus important, voire complet des lycées et notamment de l’enseignement professionnel, de l’enseignement agricole et de l’orientation. Les conséquences de ces transferts, quelle que soit leur ampleur, seraient nombreuses tant pour les publics en formation que pour les personnels. Le transfert de la gestion des personnels aux régions les amènerait, comme les personnels TOS, à perdre le statut de fonctionnaires d’État.
    Les organisations Snep-FSU, Snuep-FSU, Snetap-FSU, CGT Éduc’action, Sud Éducation, Sncl-FAEN, Se-UNSA, Snetaa-FO, Sgen-CFDT, A&D, SNALC-CSEN réunies en intersyndicale lundi 5 décembre 2012 :
  • s’opposent à la priorité politique affichée de développer exclusivement l’apprentissage et à une mixité contrainte des publics et des parcours, ainsi qu’à tout transfert des compétences de l’État en matière de diplômes nationaux, de programmes et de conditions de recrutement des personnels de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire vers les régions,
  • dénoncent la casse organisée de l’enseignement professionnel sous statut scolaire,
  • exigent que soit réaffirmée la priorité à un enseignement public, initial, laïque et sous statut scolaire,
  • interpellent les ministres de l’Éducation nationale et de l’Agriculture, ainsi que l’ARF et sollicitent auprès de chacun une audience pour clarifier l’ensemble des récentes prises de position.

 

La FSU, force de proposition
Un plan d’urgence dès le printemps 2012, symbole d’une autre politique pour mettre un terme à la destruction de l’École publique française :
La FSU entend contribuer à l’évolution du système éducatif, dans la perspective d’une nouvelle étape de démocratisation au regard des enjeux humains,économiques et sociaux.
pour lire la suite et télécharger le document ICI

FSU : ECLAIR : Quels enjeux ? Quel avenir pour l’Éducation Prioritaire ?

Trente ans après sa création, l’Education Prioritaire est à la croisée des chemins : il ne s’agit déjà plus de « donner plus » aux écoles, collèges et lycées qui concentrent des difficultés scolaires, sociales et géographiques pour atteindre les mêmes objectifs qu’ailleurs, mais de créer petit à petit des établissements de seconde zone, abandonnés à une déréglementation tant pour les élèves que pour les personnels.
Les ECLAIR (Écoles, Collèges, Lycées, Ambition Innovation Réussite) sont l’extension du dispositif CLAIR, inventé par Luc Chatel - sans aucune consultation - suite aux États Généraux sur la sécurité a l’Ecole en avril 2010. Les établissements labellisés ECLAIR ont vocation à se substituer aux dispositifs d’Education Prioritaire.
Ces établissements sont le lieu de mesures dérogatoires tant au niveau du traitement des personnels qu’a celui des contenus enseignés – ce qui les ghettoïse et mène à la disparition d’une politique volontaire et ambitieuse d’éducation prioritaire.
Tous les syndicats - dont la FSU - se sont opposés depuis plus d'un an à cette labellisation (pétition nationale, manifestation, refus des CA, votation….) !

Communiqué des organisations syndicales
 CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, du 18 novembre 2011

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur  décidés et imposés par le gouvernement.
L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.
Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales.
Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA,  se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.

Nouveau plan de rigueur : le gouvernement persiste et signe !
Après le G20 qui n’a eu pour seuls objectifs que de faire plier la Grèce et de « rassurer » les marchés, la situation économique et sociale reste inquiétante en Europe. La fuite en avant des Etats consistant  à sabrer dans les dépenses publiques, aggrave la situation. Dans tous les pays les craintes des citoyens et leur opposition aux plans d’austérité  face à l’avenir ne cessent de grandir.
En France le gouvernement présente aujourd’hui son nouveau plan de rigueur, le deuxième en à peine deux mois... Tout en fragilisant l’économie, ces plans sont fondés sur le même principe aussi inefficace qu’injuste qui consiste à faire porter les efforts essentiellement sur les salariés. En accélérant la réforme des retraites, en limitant la progression des dépenses de santé, en poursuivant la réduction des dépenses de l’Etat, en mettant en cause le financement des collectivités locales, ce sont effectivement les salariés, du public comme du privé, les chômeurs, les jeunes et les retraités, qui sont mis à contribution sans distinction du niveau des revenus ce qui aggravera encore les inégalités. La désindexation partielle des prestations amènera une nouvelle dégradation du niveau de vie des familles les plus modestes et des privés d’emploi.
 
A l’opposé de mesures injustes et brutales, la FSU continue d’affirmer qu’il faut envisager des mesures structurelles permettant à terme une réelle sortie de crise : une réforme de grande ampleur de la fiscalité, la relance de l’emploi et l’augmentation des salaires. Les services publics et la Fonction publique sont des leviers pour sortir de la crise et non des boulets financiers, comme le prétend le gouvernement. Il faut stopper la suppression des emplois publics, mettre en œuvre une politique industrielle créatrice d’emplois dans le cadre de la transition écologique,  revenir sur les niches les plus importantes, revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires, revenir sur le crédit impôt recherche, mettre en place un contrôle public de l’activité des banques pour les recentrer sur les prêts et investissements utiles, et permettre à la BCE de prêter aux Etats en lieu et place des banques privées. C’est une question de justice sociale mais aussi d’efficacité.
La FSU demande que les organisations syndicales soient consultées sur la situation économique et sociale de notre pays.
Elle appelle les salariés, les chômeurs et les jeunes à se rassembler et à agir  pour faire face à cette situation.

Manifeste des économistes atterrés
CRISE ET DETTE EN EUROPE : 10 FAUSSES EVIDENCES, 22 MESURES EN DEBAT POUR SORTIR DE L’IMPASSE
La reprise économique mondiale, permise par une injection colossale de dépenses publiques dans le circuit économique (des États-Unis à la Chine), est fragile mais réelle. Un seul continent reste en retrait, l’Europe. Retrouver le chemin de la croissance n’est plus sa priorité politique. Elle s’est engagée dans une autre voie : celle de la lutte contre les déficits publics.

Dans l’Union Européenne, ces déficits sont certes élevés – 7% en moyenne en 2010 – mais bien moins que les 11% affichés par les États-Unis . Alors que des États nord-américains au poids économique plus important que la Grèce, la Californie par exemple, sont en quasi-faillite, les marchés financiers ont décidé de spéculer sur les dettes souveraines de pays européens, tout particulièrement ceux du Sud. L’Europe est de fait prise dans son propre piège institutionnel : les États doivent emprunter auprès d’institutions financières privées qui obtiennent, elles, des liquidités à bas prix de la Banque Centrale Européenne. Les marchés ont donc la clé du financement des États. Dans ce cadre, l’absence de solidarité européenne suscite la spéculation, d’autant que les agences de notation jouent à accentuer la défiance.

pour lire la suite c'est ici

La crise du néolibéralisme,
c’est celle d’un marché sans Etat
Contrairement à une croyance répandue, le bon fonctionnement des marchés dépend non pas d’un Etat minimal, mais d’un Etat autoritaire et interventionniste.
Les politiques publiques ont joué un rôle central à l’occasion de la crise, ce qui a relancé les débats sur le rôle des Etats et a bousculé les théories des économistes qui se sont divisés sur l’interventionnisme étatique.
pour lire la suite c'est ici

Nouveaux BO
Encart Bulletin officiel n°30 du 25 août 2011
Sorties et voyages scolaires au collège et au lycée
Modalités d'organisation

NOR : MENE1118531C circulaire n° 2011-117 du 3-8-2011
MEN - DGESCO B3-3

Bulletin spécial n°6 du 25 août 2011
Discipline dans les établissements d'enseignement du second degré
NOR : MENE1016345Ddécret n° 2011-728 du 24-6-2011 - J.O. du 26-6-2011 et du 14-8-2011
MEN - DGESCO B3-3

Communiqué intersyndical du 10 juin 2011
Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education nationale a supprimé plus de 52 000 postes.
Le dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de Service public. Ce dogme ne permet plus aux personnels d'exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme.
Les personnels de l’Education, les parents et les jeunes se sont mobilisés régulièrement au cours de cette année pour dénoncer les 16 000 nouvelles suppressions de postes effectivesà la prochaine rentrée scolaire alors même que plus de 60 000 élèves supplémentaires sont attendus.
Ces suppressions associées au manque d'ambition éducative dégradent encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.
Dans ce contexte, la campagne publicitaire sur les recrutements lancée par le Ministre de l'Education nationale sonne comme une provocation d’autant que la préparation du prochain budget prévoit de nouvelles suppressions d’emplois et n’affiche d’autre objectif pour le système éducatif que la recherche d’économies.
Si le gouvernement cherche à tromper l’opinion en affirmant sans cesse, comme si cela pouvait convaincre, que l’on peut faire « plus avec moins », la France reste un des pays qui investit le moins dans son éducation et donc dans l’avenir.
En plus de la question fondamentale des postes, la politique éducative, l'avalanche de mesures inadaptées, incohérentes et précipitées maintiennent un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire.
La nécessité d’une toute autre politique éducative passe aussi par un budget plus volontaire. Pour cela, les organisations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’Education nationale et de l'enseignement agricole publique à se mettre en grève le 27 septembre prochain. Elles exigent l'arrêt des suppressions d'emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves.
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté.
D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique, ambitieuse et émancipatrice.
Paris le 10 juin 2011

Campagne de recrutement à l’EN : le ministre pompier-pyromane

Luc Chatel, l’ex-communicant de l’Oréal, tente une nouvelle fois d’abuser l’opinion et d’apparaître comme le 1er recruteur de France alors qu’il met en œuvre le plus important plan social qu’ait jamais connu notre pays : avec des créations de postes très loin de compenser les départs en retraite, 61 000 suppressions de postes dans l’éducation depuis 2007 !

En EPS, le bilan de cette politique est très lourd : ce sont 4 500 postes supprimés depuis 2007, le démantèlement du système de remplacement, l’explosion de la précarité (multipliée par 4 en 3 ans), la massification des HSA, l’augmentation des effectifs, … qui dégradent les conditions de travail et la qualité des apprentissages pour tous.

Mais ce sont aussi des milliers d’étudiants écœurés dont les perspectives d’avenir se sont réduites, pour le plus grand nombre, au mieux à la précarité.

Le SNEP-FSU considère que le Ministre de l’EN partage avec le Président de la République et avec ses prédécesseurs la responsabilité d’être l’instigateur d’une grave crise de vocation.

Ces dernières années, pas un mot ne leur a manqué pour dénigrer la filière STAPS, pour affirmer qu’il y avait des excédents en EPS, et qu’il fallait ne remplacer qu’un départ sur trois à la retraite, pour dénigrer la fonction d’enseignant (souvenons-nous du discours de Latran), pour justifier la baisse du pouvoir d’achat des enseignants fonctionnaires (-10% en 10 ans), sur fond de cadeaux fiscaux pour les plus riches… Et en même temps la réforme de la formation met les stagiaires en difficulté en les plaçant directement sur le terrain sans formation suffisante.

Face à de telles orientations, il n’est pas étonnant que les étudiants se détournent de ce métier pourtant si essentiel aux jeunes, à la République et à ses valeurs.
A dévaloriser jour après jour la notion de solidarité, comment faire naître les vocations pour s’engager dans un métier qui vise à transmettre à toute la jeunesse des savoirs et des compétences pourtant si indispensables ?

Dans cette situation, le SNEP-FSU rappelle son exigence d’un plan de recrutement de 1 600 postes par an en EPS.

Luc Chatel, pyromane de l’Ecole, ne fera croire à personne, même avec une campagne de communication à 1,35 millions d’euros, qu’il est le pompier voulant sauver le système.

REFUSONS COLLECTIVEMENT LES HEURES SUPPLÉMENTAIRES
Les heures supplémentaires tuent l’emploi
Plus de 56 000 emplois ont été supprimés dans l’Education Nationale entre 2008 et 2011, dont près
de 28000 emplois d’enseignants du second degré
• 3 500 emplois l’ont été en 2008 parce que transformés en HSA sur la base du « travailler plus pour
gagner plus ».
• 6 000 emplois seraient supprimés à la rentrée 2012 par transformation en HSA, sur les 10 000
suppressions prévues dans le second degré et dont la presse s’est fait l’écho.

pour lire la suite et télécharger la pétition (36 Kb)

Un G8 à Deauville pour jouer l’avenir du monde
... Un contre G8 populaire au Havre
Une fois de plus les 8 dirigeants du Monde des riches vont s’enfermer derrière une muraille de policiers et de militaires pour décider de notre avenir sans entendre la voix des peuples.
Au Havre, les 21 et 22 mai, un contre sommet est organisé par un large collectif constitué d'associations, syndicats, partis politiques et mouvements citoyens. La ville sera ouverte à toutes celles et ceux qui veulent démontrer par leurs pratiques et leurs propositions que des voies alternatives existent. L’accès de tous aux droits humains fondamentaux et la protection de notre planète passent par un juste partage des richesses, d’autres modes de développement et une gestion démocratique des biens communs.

SAMEDI 21 MAI
manifestation internationale
15H gare SNCF
+ meeting + concert
bouffe et buvette au «champ de foire»


DIMANCHE 22 MAI
forums des alternatives
à l’université du Havre

Au banquet des requins, les peuples se rebiffent !
Le G8 réunira les 26 et 27 mai à Deauville les dirigeants des 8 pays les plus riches du monde. Au lendemain de la tempête financière de 2008, ce G8 a maintenu la dictature de la finance qui emprisonne tous les aspects de notre existence : logement, travail, éducation, agriculture, climat, retraites, connaissance, biodiversité...
Les réponses solidaires et démocratiques à la crise mondiale viendront des peuples eux-mêmes, pas des dirigeants des pays les plus riches ! Nous leur refusons le droit d'imposer des plans d'austérité dont ils sont exonérés et qui font payer aux citoyens la crise dont leur capitalisme est responsable.

Samedi 21 mai 2011 - 15H / Gare SNCF – Le Havre
Manifestation internationale
meeting et concert

Dimanche 22 mai – forums citoyens

Les éducateurs contre les thèses de l’extrême-droite
Personnels de l’éducation, nous enseignons la coopération et l’échange ; nous travaillons pour l'éducation et l'émancipation de tous les jeunes. C’est pourquoi nous ne pouvons rester passifs face à la montée des thèses de l'extrême-droite.
Ces thèses n’ont pas leur place à l’École. L’extrême-droite est porteuse de haine et n’a de cesse d’user des amalgames inacceptables comme celui de l’immigration et de l’insécurité. Elle s’appuie sur les conséquences de la crise économique et sociale qui creuse les inégalités et accroît les injustices sociales pour désigner des boucs émissaires et dresser les citoyens les uns contre les autres. Elle met ainsi en péril la cohésion de la société. Repli sur soi et refus de l’autre et de ses différences, négation du progrès individuel ou collectif, résistance aux mouvements d’émancipation des femmes et des luttes contres les discriminations n’ont pas leur place dans l’École que, jour après jour, nous voulons bâtir.
L’extrême-droite bafoue les valeurs républicaines, l’égalité et le « vivre ensemble », méprise la fraternité. Par sa proximité avec des courants religieux intégristes, par son histoire hostile à la République, elle a constamment combattu la laïcité qu’elle cherche à instrumentaliser dans son combat raciste. Les villes dirigées par l’extrême-droite ont été des « laboratoires » où ont été appliquées des politiques de stigmatisation, de division, de haine contre des populations mais aussi contre la liberté culturelle.
Éducateurs, nous faisons vivre au quotidien les valeurs républicaines ; syndicalistes, notre combat est animé par les valeurs de solidarité et de justice sociale. Ces valeurs sont incompatibles avec les thèses d’extrême droite incarnées en particulier par le Front National. Comme éducateurs, comme syndicalistes, comme défenseurs intransigeants d’un service public laïque d’éducation ouvert à tous, nous entendons nous y opposer avec la plus grande détermination.
Thierry CADART Patrick GONTHIER Bernardette GROISON Richard BÉRAUD
fédération des SGEN-CFDT fédération UNSA Éducation Fédération syndicale unitaire FERC-CGT

Proposition de loi Mancel, une attaque frontale contre la Fonction publique !
Communiqué de presse FSU
Les Lilas, le 19 janvier 2011
Faisant suite aux propos de Christian JACOB, un député UMP de l’Assemblée nationale dépose une proposition de loi visant à « réserver le statut de la Fonction publique aux agents exerçant une fonction régalienne » (justice, sécurité intérieure et extérieure, souveraineté économique et financière), ce qui réduit le périmètre de la Fonction publique.
Le parlementaire UMP avance l’argument financier, ignorant la réalité des faits, illustrée par exemple par le surcoût au Royaume Uni de la gestion déléguée de l’administration publique, qui représente 21,5% du PIB contre 18% en France (2005)[1]. L’opinion publique en France ne s’y trompe pas : elle se dit favorable à la garantie de l’emploi dans la Fonction publique, point d’appui pour tous. Elle s’inquiète fortement de la dégradation de l’école et de l’hôpital public notamment, pénalisés par les politiques d’austérité et de suppression d’emplois dont ils sont victimes. En décembre dernier, une majorité des citoyens s’est déclarée disposée à « payer plus d’impôt » pour assurer le fonctionnement de ces services qui contribuent à l’égalité sociale[2].
Selon le député UMP, les principes statutaires auraient perdu beaucoup de leur actualité. Ce sont ces principes qui ont permis de construire et permettent de conserver une Fonction publique intègre et efficace, en situation de résister aux pressions de tout lobby que ce soit et de mettre en œuvre un service public neutre et impartial. Du point de vue de la FSU, ces qualités restent des exigences de notre société.
Le parlementaire cherche à rassurer les fonctionnaires en réservant sa proposition aux nouveaux recrutés. C’est manifestement un leurre, la situation duale qui serait introduite dans les équipes ne manquerait pas d’être utilisée pour tirer la situation de tous vers le bas, et loin de favoriser la cohésion des équipes irait à l’encontre de leur efficacité.
La FSU dénonce cette attaque contre les personnels accusés de jouir d’avantages « plus que jamais injustes aux yeux de nombre de nos concitoyens ». Elle revendique un plan de titularisation ouvert à tous et demande aux ministres en charge de la Fonction publique, au moment où ils conduisent des négociations sur l’accès à l’emploi de titulaires des contractuels, de marquer leur distance avec cette nouvelle proposition d’un élu UMP.
La FSU, qui développe actuellement sa campagne « fiers du service public », est engagée dans diverses mobilisations unitaires pour défendre la situation des personnels actuels et futurs, et les emplois nécessaires au bon fonctionnement de l’administration et des services publics.
Dans les prochains contacts qu’elle aura avec les autres organisations syndicales, elle leur proposera de s’opposer ensemble à cette nouvelle manifestation de la volonté de la majorité parlementaire de détruire les fondements de la société française.
[1] Rapport Silicani sur l’avenir de la Fonction publique, avril 2008.
[2] Baromètre Paul Delouvrier (décembre 2010).

PROPOSITION DE LOI visant à réserver le statut de la fonction publique
aux agents exerçant une fonction régalienne,

pour lire le projet (104 Kb)

CTPM du MEN : La FSU quitte la séance

N'ayant pu se tenir vendredi faute de quorum, le comité technique paritaire ministériel de l'Education nationale était convoqué  de nouveau mardi 21 décembre.
 Il devait examiner la répartition entre les académies confirmant ainsi les suppressions massives d'emplois alors que le nombre d'élèves continue d'augmenter : -3367 emplois pour 8 300 élèves supplémentaires dans le 1er degré,  - 4800 emplois pour 42 500 élèves en plus dans le  second degré, - 600 emplois pour les personnels administratifs.
Cette gestion par l'économie à tout prix  dont le ministère se satisfait en estimant que « tout devrait aller mieux » constitue au contraire  un mauvais coup pour la réussite de tous les élèves.  
 A cela,  le ministère a ajouté son peu de respect des instances de concertation en ne remettant une partie des documents qu'au début de la séance.
Après avoir porté les préoccupations des personnels, après avoir évoqué les actions conduites au long du mois de décembre par ses syndicats, et devant l'absence de réponse sur le fond des dossiers, la FSU a quitté la séance.
 Elle appelle les personnels à se mobiliser dans l'unité en préparant l'action du 22 janvier, qu'elle conçoit comme une première étape.

C’est CLAIR, c'est toujours non !

Suite aux "états généraux de la sécurité à l'école" d'avril 2010, le ministre de l'éducation nationale a décidé de lancer autoritairement l'expérimentation CLAIR (Collège et Lycée pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite) censée remédier aux difficultés rencontrées dans les établissements.
Les organisations syndicales nationales CGT éduc'action, SE-UNSA, SNCL, SNEP-FSU,      SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SUD éducation, constatent que ce dispositif a été imposé dans 105 établissements.
Depuis des semaines, les personnels, avec leurs organisations syndicales, ont exprimé leurs désaccords à tous les niveaux -en CA, CTP, CAP et CCP, dans des rassemblements, des interventions, des pétitions-, et pour beaucoup, leur volonté de sortir de ce dispositif.
Les organisations syndicales considèrent que le dispositif CLAIR est un laboratoire de déréglementation des établissements, des statuts, et de dérégulation de la gestion des personnels. Dans ce cadre, le nouveau préfet des études est très largement contesté.
La situation actuelle et la préparation de la rentrée prochaine inquiètent fortement les personnels : non respect de leurs statuts, moyens pour l'éducation prioritaire remis en cause, indemnités à géographie variable, rupture de contrats des personnels non titulaires…
Ce dispositif ne répond pas aux besoins des élèves. Il ne peut servir de "modèle", notamment pour l'éducation prioritaire de demain. Il doit être abandonné.
C’est pourquoi les organisations syndicales CGT éduc'action, SE-UNSA, SNCL, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SUD éducation, demandent le retrait de la circulaire   n°2010-096 du 7 juillet 2010 sur le dispositif CLAIR et l'abandon de toute pression à l'égard des personnels.

Stop au détournement de l’argent public vers l’enseignement confessionnel !

L’amendement du Sénateur Carle qui redonne 250 postes à l’enseignement privé en amputant encore les crédits pour l’enseignement public à hauteur de 4 millions d’euros a été adopté en CMP*.
Le fait que le ministre de l’EN ait déclaré son intention de s’opposer à cet amendement n’était qu’une manœuvre de diversion de la majorité.
Au-delà du renforcement de l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public, ce choix est caractéristique d’une politique de fragilisation du service public de l’éducation nationale et de son caractère laïque.

En instituant et en favorisant le dualisme scolaire donc la concurrence, en supprimant la carte scolaire, en diminuant les moyens en postes du public, ce pouvoir mine le principe de laïcité au sein de l’éducation nationale assise sur le principe de gratuité, garante d’un vivre ensemble, visant la réussite de tous et l’émancipation.
Il est donc impératif de revenir sur les lois Debré et d’autres dont la loi Carle de 2009, les accords Vatican Etat Français… qui sont autant d’entorses à la laïcité et des leviers permanents d’affaiblissement du service public d’éducation à tous ces niveaux.

Le SNEP-FSU continuera à contester la légitimité d’un secteur privé d’enseignement financé par l’argent public qu’il soit confessionnel ou non, et contraire aux valeurs de laïcité de la République.
Le SNEP poursuivra la revendication de moyens à la hauteur des besoins et la lutte pour le développement d’un service public éducatif laïque de qualité avec l’ensemble de tous ceux qui y sont attachés.

*CMP : commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs.

Contribution du SNEP ROUEN au débat sur les rythmes scolaires

pour lire le texte (266 Kb)

note de service n° 2010-140 du 20-9-2010
Amélioration du dispositif de remplacement des personnels enseignants dans les établissements d'enseignement du second degré public
MEN - DGRH B1 - DGESCO B1-2

pour télécharger le document (114 Kb)

propositions de la FSU pour l'école de demain

télécharger le document de la FSU (330 Kb)

Rythmes scolaires pour la réussite de tous les jeunes !
Le débat après les décisions ?

Aujourd’hui s’est tenu, à Evreux, le premier débat académique sur la question des rythmes scolaires : débat organisé autour de trois tables rondes où les personnels, comme leurs représentants syndicaux, n’étaient pas conviés.
Pour la FSU et ses syndicats, le débat sur les rythmes scolaires doit avoir un seul objectif : la réussite de tous les jeunes. En ce sens il ne peut être dissocié des missions de l’Ecole et des moyens qu’on lui accorde.
Si la FSU se félicite du principe d’une consultation nationale, elle n’en reste pas moins inquiète des conditions d’organisation et des objectifs réellement poursuivis par le gouvernement.
Au-delà des effets d’annonces, la réalité actuelle de la politique éducative c’est :

  • la réduction systématique du temps scolaire obligatoire (passage du bac professionnel en 2 ans au lieu de 3, suppression du samedi matin dans les écoles, réduction des horaires disciplinaires dans le second degré…),
  • la suppression depuis 5 ans de 60.000 postes et 32.000 en 2010 et 2011,
  • la suppression de la formation professionnelle des enseignants.

Dans ce contexte, le débat actuel n’a-t-il pas pour fonction de masquer les choix politiques du gouvernement et de passer sous silence les carences du système éducatif ?
Il faut, effectivement, repenser  l’organisation du système éducatif non pas dans le sens de « moins d’école » mais dans celui de « plus et mieux d’école » et ne pas évincer la question du pédagogique et du sens des apprentissages.
La FSU et ses syndicats sont demandeurs d’un vrai débat sans aucun tabou, mené à tous les niveaux avec l’ensemble des partenaires concernés (parents d’élèves, élus, personnels de l’Education…).
La réussite de tous les jeunes mérite mieux que le pseudo débat de ce matin ; l’on ne peut que s’interroger sur les conclusions qui en seront retenues.
Evreux, le 19 novembre 2010

PETITION GYMNASE COLLEGE LE NEUBOURG(27)
L’équipe des enseignants d’EPS du collège P. Corneille du Neubourg, vous informe, qu’actuellement l’enseignement de l’EPS au collège n’est pas assuré dans des conditions normales et obligatoires.

En effet, la vétusté, la taille, mais aussi la sécurité du gymnase et le peu d’espaces extérieurs (ou leurs éloignements du collège) nous empêchent de fonctionner et de programmer l’ensemble des activités sportives demandées par les Instructions Officielles du Ministère de l’Education Nationale.

pour lire la suite, voir le site des profs d'EPS: http://www.eps-le-neubourg.fr/

pour signer la pétition ici

Communiqué commun
CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.
La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le Gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée nationale, n’a pas eu lieu.
C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.
Les organisations syndicales mettent en garde le Gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.
Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».
Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.
Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :

  • D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.
  • De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le Gouvernement restait intransigeant. Le Gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.

Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.
Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.
Le 24 septembre 2010

Communiqué de presse 20 août 2010
Opération « Cours le matin, sport l’après midi », la mystification !
Alors que le Ministre de l’Education Nationale a préparé la pire des rentrées scolaires, avec des
problèmes d’effectifs sans précédents, une réforme des lycées inacceptable, des programmes
bâclés, un livret de compétences contestable en collège, etc., il annonce fièrement, dans un
communiqué daté du 19 août, la mise en place de son « expérimentation » pour l’année prochaine
« Cours le matin, Sport l'après-midi ». Nous avons déjà dit que cette opération était un dispositif
contre l’enseignement de l’EPS pour tous les jeunes : les suppressions massives de postes de
professeurs d’EPS (4500 en 5 ans), la stagnation voire la régression des horaires, les trop faibles
efforts pour développer les installations nécessaires, en sont la preuve.
Cette « expérimentation » annonce un scénario indigne pour les enseignants d’EPS qui se battent
pour une éducation physique et sportive développée qui ne soit pas la simple importation du sport à
l’école.
Dans une interview à l'hebdomadaire « Paris Match », Luc Chatel précise jeudi 19 août que
« chaque établissement recevra 5 000 euros pour organiser les déplacements nécessaires ». Il
affirme que grâce à « des conventions » signées avec des fédérations sportives, des animateurs
viendront « en renfort des enseignants ». (AEF du 19 août).
L’enseignement de l’EPS à l’école n’a pas besoin d’animateurs mais d’enseignants. Il s’agit donc
pour le ministre non seulement de transformer l’enseignement en animation mais aussi, en la
déportant l’après-midi, d’inventer un mythe d’après-midis sportifs qui a surtout l’avantage de
combler le déficit de professeurs qualifiés par des animateurs.
Nous avions dénoncé dans un précédent communiqué (25 mai), cette fausse expérimentation,
coûteuse (5000 euros par établissement soit 620 000 euros), qui masque le refus du gouvernement
de proposer à tous les élèves deux séquences d’EPS de 2h par semaine (4h hebdomadaires).
Seule cette mesure dans le cadre actuel permettrait de proposer un véritable nouvel équilibre de la
semaine et un enseignement des pratiques physiques pour tous : ce n’est souvent pas ceux qui sont
volontaires pour pratiquer qui en ont le plus besoin.
Tout cela se fait évidemment sans réelle concertation, la plupart du temps sous la pression
institutionnelle, et parfois même contre l’avis des enseignants des établissements concernés.
Après avoir détruit la formation des enseignants, Luc Chatel passe à une nouvelle phase : sous
couvert « d’expérimentation » de l’organisation scolaire, légitimer une forme d’externalisation des
enseignements. Aujourd’hui l’EPS, mais aussi les pratiques artistiques… demain ?
Les actions prévues à la rentrée devront intégrer cette nouvelle (mauvaise) farce.

Communiqué de Presse du 23 juin 2010

Un autre football est à construire

Devant l’impact public des résultats et de l’attitude de l’Equipe de France de football et l’avalanche de commentaires peu amènes, le SNEP FSU, qui porte les valeurs d’une éducation physique et d’un sport émancipateurs, tient à porter les appréciations suivantes.

Le tapage autour de l’échec de l’Equipe de France de football au Mondial permet à certains commentateurs, professionnels ou improvisés, de déverser une forme de haine sociale qui n’est que la poursuite, sur le terrain du foot, du débat autour de l’identité nationale lancé par le gouvernement. Les propos caricaturaux et scandaleux de Finkielkraut (qui bénéficie toujours de la complaisance des médias), viennent nourrir la critique d’un sport populaire, fortement marqué par la façon dont les jeunes de banlieue vivent leur condition sociale, pour ne pas dire leur exclusion, aujourd’hui. Nombre de joueurs sont issus de ce milieu.

La France découvre que le football, devenu un des maillons de la marchandisation tous azimuts, est pris dans un système qui conduit au résultat présent. Nous ne sommes pas encore au bout du processus.

Le football doit être réhabilité. Pour cela il doit renouer avec ses vertus populaires, redevenir un jeu pour le plaisir des hommes et des femmes et leur développement. Les joueurs devraient être porteurs de ces valeurs et encouragés à devenir maîtres et responsables de leur sport. L’économie du football doit être totalement revue. Les responsabilités sont autant du côté des entrepreneurs de ce spectacle et de leurs agents, que de celui de son processus de professionnalisation ; ce sont aussi celles des dirigeants fédéraux et de la démocratie interne à la fédération, du système de formation, de sélection des jeunes joueurs. Enfin l’Etat, porte une responsabilité déterminante dans la marchandisation de tous les sports aujourd’hui, avec des décisions qui conduisent à l’enfoncer un peu plus dans sa crise : paris en ligne, cotation en bourse des clubs, salaires astronomiques, poids des sponsors, médiatisation outrancière,… N’est-il pas curieux que l’Etat, qui se désengage de tout ce qui touche à la sphère publique et qui a saccagé le ministère des sports, veuille jouer aujourd’hui le donneur de leçons !

Cette campagne publique de dénigrement menée à partir de l’émotion suscitée, nécessite, au lieu d’un lâchage par l’Etat du sport pour tous et de tous, une dynamisation du sport scolaire et bien sûr de l’EPS au sein du système éducatif. C’est ce que revendique le SNEP FSU. Les dernières dispositions prises par le ministre Chatel, « cours le matin, sport l’après-midi », alors qu’il a supprimé 4500 postes d’enseignants d’EPS en 5 ans, visent au contraire à rejeter l’EPS et les pratiques sportives hors des disciplines dites « fondamentales » !

Le football doit faire ses Etats généraux avec toutes les composantes de la société, parce que ses résultats l’ont blessée à tous ses niveaux. Il en est incapable par ses seules ressources internes. L’Euro 2016 sera l’étape visible de ces transformations hautement souhaitables.

Le sport dans son ensemble, devenu une des composantes majeures de la société, doit aussi faire l’objet d’une réflexion de même ampleur. Le SNEP FSU entend y contribuer, notamment à travers l’organisation du rendez-vous débat des EPSiliades, prévues les 12-13-14 novembre 2010 à Paris.

 

Cours le matin, sport l'aprés midi : lettre au ministre
Monsieur le Ministre,
Vous venez de lancer une expérimentation intitulée « Cours le matin, sport l’après-midi », cela sans que notre organisation représentative de l’EPS ne soit préalablement consultée, et ce malgré nos demandes...
pour lire la suite (127 Kb)

Communiqué de Presse du 25 mai 2010

Le grand écart de Luc Chatel

Le ministre de l’EN Luc Chatel a proposé ce jour un projet d’aménagement du temps scolaire « Cours le matin, sport l’après-midi ».

Le SNEP-FSU se félicite d’apprendre par les médias que le ministre semble prendre en compte ce qu’il dit depuis plusieurs années : l’éducation physique et sportive (EPS) et le sport scolaire sont fondamentaux dans la formation et la réussite des jeunes. C’est pourquoi le SNEP est prêt à débattre avec le ministre des meilleures façons de les développer.

Le SNEP-FSU ne peut que noter que toutes les mesures prises par le ministère de l’EN depuis plusieurs années, et confirmées par le ministère Chatel depuis bientôt un an, vont dans une direction diamétralement opposée :

  • On ne remplace, depuis 5 ans, qu’1 enseignant d’EPS pour 3 départs en retraite.
  • Les installations sportives sont très souvent insuffisantes en nombre ou en qualité, alors que les horaires actuels d’EPS sont répartis sur l’ensemble de la semaine, du lundi matin au vendredi soir, voire au samedi midi. Le ministère n’a jamais donné suite à son engagement de mettre en place un groupe de travail pluraliste sur ce sujet, malgré les demandes réitérées du SNEP.
  • Le socle commun créé par la loi Fillon sur l’école, en 2005, et le livret de compétences qui en découle, ignorent quasi totalement l’EPS et les pratiques sportives.
  • Le découpage « Cours le matin, sport l’après-midi » n’a fait l’objet d’aucune négociation, consultation ou même débat avec les organisations syndicales, ni celles représentatives de l’EPS, ni celles des autres disciplines. Il est tout à fait contestable, y compris du point de vue de certains chronobiologistes. Il instaure une hiérarchie entre les disciplines scolaires, que chacun s’accorde à juger dépassée. Il est remis en question en Allemagne depuis plusieurs années.
  • L’expérimentation « Chatel » n’a manifestement pas vocation à être élargie à tous les élèves. Le SNEP y voit surtout une opération de communication du ministre, qui met en avant une organisation proposée à un élève sur 1000.

Dans une perspective de démocratisation et de valorisation de la culture physique et sportive à l’école, le SNEP propose une augmentation des horaires d’EPS pour tous les élèves : 4h en collège, 3h en lycée dans un premier temps. Il se prononce pour l’affectation dans chaque établissement difficile, d’un enseignant d’EPS supplémentaire pour améliorer les conditions d’enseignement, de pratique et d’apprentissage pour les élèves et les enseignants. Il demande aussi au ministre de s’engager dans une politique d’aide au développement du sport scolaire, au niveau des associations sportives des établissements et de l’UNSS (union nationale du sport scolaire).

Le SNEP réfute fermement tout glissement du forfait de 3h des enseignants d’EPS pour l’animation du sport scolaire et de l’UNSS, vers une « coordination » de l’expérience « Cours le matin, sport l’après-midi ».

Il demande à être immédiatement reçu par le ministre sur l’ensemble de ce dossier.

Ministère de l'EN : Schéma d’emplois 2011 - 2013
Contexte : mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte du non remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011/2013, sans dégrader les performances globales.

pour lire le document (165 Kb)

EPS : voie particulière de réussite, oui
discipline de « redressement moral », non !

Mercredi 5 mai, dans son allocution sur la violence à l’école, le Président de la République a fait un certain nombre d’annonces, contestables car ne répondant pas aux vrais problèmes.

Soucieux sans doute de flatter et rassurer les forces les plus réactionnaires, le Président donne l’image d’un système éducatif où tous les établissements scolaires seraient confrontés à la violence. Il en déduit, au nom de la sérénité, du respect et de l’autorité, toute une série de mesures plus centrées sur la répression, la déréglementation que sur l’éducation et la prévention (internats pour élèves perturbateurs, suspension des allocations familiales, diagnostic de sécurité, nomination des personnels par les chefs d’établissement, …) qui risquent bien d’entraîner l’inverse des effets escomptés. Ces mesures sont en décalage avec les propositions avancées par les participants aux débats des Etats Généraux de la sécurité à l’école.

Ces décisions ne sauraient être une réponse aux difficultés des élèves dont la violence traduit bien souvent leur échec scolaire, aux difficultés professionnelles des personnels, aux causes de l’échec scolaire, au manque de personnels de vie scolaire, d’assistantes sociales et plus largement d’équipes pluriprofessionnelles.

Regrouper des « élèves perturbateurs » dans des internats dits « de réinsertion scolaire » ne saurait répondre aux besoins sociaux et éducatifs que le comportement de ces jeunes révèle. Cela rappelle curieusement les « maisons de correction » d’antan, depuis longtemps abandonnées pour avoir prouvé leur inefficacité éducative et leur contre-productivité. En revanche, développer les internats pour favoriser la réussite des élèves en difficulté serait très positif.

Dans ces internats de réinsertion scolaire, le Président propose la pratique du sport tous les après-midi, en liant celle-ci à l’apprentissage de la règle, au respect de l’autorité et au goût de l’effort. Le SNEP considère que les jeunes ont besoin de culture, de présence d’adultes et de percevoir qu’on a une ambition pour eux. L’activité physique et sportive, encadrée dans des cours d’EPS et dans le sport scolaire, par des personnels qualifiés peut représenter un des éléments de la reprise de confiance en soi et dans le système scolaire pour des jeunes en rupture avec celui-ci et une voie particulière de réussite. Cela demande des moyens en horaire et en personnels, c’est pourquoi le SNEP propose qu’un poste supplémentaire d’EPS soit attribué à tous les établissements difficiles, comme cela avait été mis en place par le Ministre J.Lang en 1993 dans établissements sensibles (postes quasiment tous supprimés depuis). Constamment, les enseignants d’EPS font réaliser à leurs élèves des apprentissages sociaux et citoyens en s’appuyant sur l’engagement dans l’activité, en développant le goût de l’effort et avec le souci du progrès. Le SNEP sera vigilant pour que ces objectifs éducatifs ne soient pas détournés vers une conception de l’EPS « discipline du redressement moral » !

États généraux de la sécurité à l'école : mauvaise chute du ministre !
communique FSU

Les « États généraux de la sécurité à l'école » ont réuni les 7 et 8 avril 2010, à la Sorbonne, plusieurs centaines d'acteurs et partenaires, en majorité de l'éducation nationale.
Les 5 «orientations» que Luc Chatel a annoncées en clôture de ces États généraux sont en décalage complet avec les attentes exprimées lors de ces journées. Et pourtant, la richesse des présentations et des pistes proposées par Eric Debarbieux au nom du conseil scientifique pouvait laisser espérer que ces États généraux débouchent sur des mesures ambitieuses et partagées pour faire reculer la violence en milieu scolaire en agissant sur l'ensemble des facteurs.
Loin de s'appuyer sur les enseignements de la recherche et des expériences positives menées à l'étranger, le ministre persiste à prôner des mesures d'inspiration sécuritaire au détriment de dispositions éducatives et sociales. Englué dans le dogme de la réduction des emplois publics, il n'entend que doubler les effectifs des «équipes mobiles de sécurité» dont l'efficacité est largement contestée.
Face à la demande unanime d'une meilleure formation initiale et continue des personnels, le ministre n'évoque que des «modules de formation à la gestion des conflits», dont on voit mal comment ils pourront être assurés dans le contexte actuel de la dégradation de la formation professionnelle.
Ignorant les difficultés sociales que rencontrent de nombreux élèves et leurs famille, il prétend les «responsabiliser» à travers la menace de suppression des allocations familiales au risque de renforcer les difficultés des jeunes et de leurs familles.
A un moment de fortes inquiétudes sur l'avenir des ZEP, le ministre annonce la création d'un nouveau label (CLAIR) pour une centaine de collèges et lycées basé sur une totale déréglementation, tant pour les élèves que pour les personnels : révision à la baisse des exigences pour les élèves avec le seul socle commun, recrutement local sur profil des personnels par le chef d'établissement ?
La FSU tient à réaffirmer fermement que c'est d'abord en s'attachant à faire reculer les inégalités par des mesures sociales et préventives et à faire réussir à l'école tous les jeunes, dès le plus jeune âge, qu'on peut espérer faire reculer les diverses formes de la violence.
Cela nécessite un investissement éducatif à tous les niveaux: 
amélioration des conditions d'études des élèves et de travail des personnels, constitution d'équipes pluri professionnelles complètes et stables, un recrutement à la hauteur des besoins et des moyens pour travailler en équipe.

Projections financières du COR : refuser le piège du catastrophisme, porter nos propositions
communiqué FSU
     
Comme prévu, l’actualisation des projections financières du COR met en évidence les effets de la crise financière et économique sur les régimes de retraites.
Bien que notre système de retraite ait pleinement joué son rôle d’amortisseur social pendant la crise, et alors que dans le même temps les fonds de pension perdaient en une seule année 5400 Mds de dollars, les effets économiques de cette crise risquent de se faire durablement ressentir si des politiques favorables à l’emploi, et aux salaires ne sont pas privilégiées. Pour la FSU, les futurs retraités n’ont pas à payer la facture d’une crise économique qu’ils paient déjà au prix fort en tant que salariés. Car si les besoins de financement sont réels, pour la FSU les ordres de grandeurs obtenus nécessitent d’être clarifiés.
La FSU souligne le peu de pertinence des scénarios catastrophes mis en avant, envisageant une croissance de la productivité de + 1,5 par an alors que la moyenne observée sur la période 1991-2007 est de 1,8 ! Gouvernement et patronat ne manqueront pas de les utiliser pour présenter comme inévitables un report de l’âge légal et un allongement de la durée de cotisation.

Par ailleurs une part des besoins de financement présentés dans le rapport tient à un mode de calcul arbitraire de la contribution de l'état pour ses fonctionnaires, qui fait de la baisse du nombre des fonctionnaires et de leur pouvoir d'achat un facteur d'amplification de ces besoins.
La FSU considère que les projections du COR mettent en évidence le caractère central des  questions d’emploi, de salaires et de l’investissement productif pour le financement des régimes de retraite.
En remettant ces besoins de financement à leur juste place, il est parfaitement envisageable  d’actionner le troisième levier : augmenter les ressources. Cela suppose, contrairement au parti pris gouvernemental, de « tout mettre sur la table » et de débattre du taux de cotisation, de l’élargissement de l’assiette de ces cotisations aux revenus du travail et du capital qui échappent à la solidarité et de moduler ce taux en fonction de la valeur ajoutée des entreprises afin de ne pas pénaliser l’emploi et les salaires.
Pour ces raisons, la FSU, conformément aux mandats donnés par son congrès, appelle les personnels de son secteur à se mobiliser notamment dans le cadre des journées du 20 avril et du 1er mai  avec l'ensemble des salariés afin  de mettre en échec les projets de régression et de faire entendre que d’autres choix sont possibles.

LE COR A-T-IL PERDU L’ESPRIT (de ses travaux) ?
Au cours de la séance du mercredi 24 mars, le Conseil d’Orientation des Retraites a examiné différents scénarios concernant l’évolution des paramètres des régimes de retraites. Les hypothèses réglementaires envisagées s’inscrivent dans des évolutions que la FSU récuse totalement : allongement de la durée de cotisation pouvant aller à 45 annuités, report de l’âge d’ouverture des droits de 60 à 63 ans, voire 65 ans, passage de 65 à 70 ans pour le taux plein… La ficelle est un peu grosse, avec de telles hypothèses les propositions gouvernementales apparaîtront comme des concessions. Ces hypothèses à sens unique ne peuvent conduire qu’à une baisse drastique du niveau des pensions et à un renforcement des inégalités, pénalisant les carrières courtes ou interrompues, en particulier celles des femmes. Elles fragilisent de plus l’adhésion des jeunes générations au principe d’une retraite par répartition car ces perspectives deviennent irréalistes pour celles et ceux qui entre allongement des études, chômage et précarité, accèdent de plus en plus tard à un emploi. Le report au-delà de 60 ans, et l’allongement de la durée de cotisation produiront des dégâts collatéraux à la fois sur l’insertion des jeunes et sur l’emploi des seniors, tout en menaçant gravement le niveau de pension servi, alors qu'il y a déjà 10% de retraités « très pauvres » dans le pays ! Pour la FSU, les besoins de financement et les exercices de projection doivent intégrer les coûts sociaux que les mesures les plus extrémistes sont susceptibles d’engendrer; sinon, l’exercice de projection sera totalement faussé. Pour la FSU, le COR ne doit faire l’objet d’aucune pression partisane émanant de quelques-uns de ces membres. Il doit donc prendre en compte des scénarios plus favorables, restant ainsi fidèle à l’esprit qui a présidé à sa création. Pourquoi par exemple faire l’impasse sur une augmentation progressive du taux de cotisation qui, dans le cadre d’une politique favorable à l’emploi et aux salaires, pourrait conduire à l’équilibre des régimes ? Ce type d’hypothèse réglementaire ne devrait pas être écarté a priori si le COR veut garantir la neutralité de ses travaux. La FSU s’opposera fermement à ce que des scénarios déconnectés des réalités professionnelles servent de base à des projections passant sous silence la baisse du niveau de pension qu’elles occasionnent.

Communiqué de presse de l’intersyndicale du second degré
(SNES-FSU, SNEPFSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNFOLC).
13 mars 2010
La forte mobilisation des personnels du second degré dans la grève et les manifestations du 12 mars montre leur détermination dans leur rejet des réformes Chatel en cours : réforme du lycée, réforme de la voie professionnelle aggravée par la généralisation du CCF, réforme du statut régissant les établissements (EPLE), politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation, conditions d’accueil des stagiaires à la rentrée 2010, annonces sur la voie technologique.
La seule réponse du ministre reste le mépris, le refus de tout dialogue et la multiplication d’annonces provocatrices, comme par exemple sur le remplacement.
Les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SNALCCSEN, SNCL-FAEN, SNFOLC, dans une intersyndicale très largement majoritaire, appellent les personnels à se réunir dans les établissements et à amplifier la mobilisation.
Elles apportent leur total soutien aux actions en cours, et aux décisions de grève qui seront prises par les personnels avec leurs organisations syndicales dès la semaine prochaine.
Elles renouvellent leur exigence d’être reçues par le ministre.
Elles restent en contact très étroit et se réuniront de nouveau pour envisager les suites.

COMMUNIQUE DE L’INTERSYNDICALE SECOND DEGRE
 (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SNFOLC, SUD Education, SNALC)

L’intersyndicale s’est  réunie le Vendredi 12 Mars à l’issue des manifestations
(Evreux : 300 manifestants, Le Havre : 400 et Rouen : 700).
Une délégation a été reçue par Mme le Recteur qui n’a fourni aucune réponse aux revendications des personnels.
Dans l’académie, 40% des collègues étaient en grève aujourd’hui contre

  • Les suppressions de postes
  • La réforme des lycées
  • La réforme de la formation des maitres
  • La réforme de la voie professionnelle

Nous rappelons que les chiffres de grévistes que nous donnons sont calculés par rapport aux personnels travaillant effectivement ce jour dans les établissements et non par rapport à l’ensemble du personnel comme le font le rectorat et le ministère.
L’intersyndicale se réunira à nouveau lundi 15 mars au soir pour décider des suites de l’action.
Elle invite également les personnels à se réunir en assemblée générale dans les établissements.

NON A LA FERMETURE DU C.I.O DE MONTIVILLIERS,
Suite à la décision du Conseil Général de se désengager du financement du fonctionnement des six C.I.O départementaux, le C.I.O de Montivilliers est menacé de fermeture dès la rentrée de septembre 2010.
Service public gratuit de l’Education Nationale
Service de proximité accueillant tous les publics scolaires ou non, jeunes ou adultes
Où chacun peut bénéficier d’un entretien individuel avec un Conseiller d’Orientation Psychologue.

NOUS NOUS OPPOSONS FERMEMENT A LA DISPARITION DE CE SERVICE ET A L’AFFAIBLISSEMENT DU SERVICE PUBLIC D’INFORMATION ET D’ORIENTATION (5 Conseillers d’Orientation Psychologues sur 6 partant à la retraite non remplacés…)
Pour signer la pétition,


Communiqué intersyndical
23 mars, ensemble, privé-public, en grève, manifestons.
Dans un contexte marqué par l’accroissement du chômage et de nombreux plans sociaux, l’accroissement de la précarité – tant dans l’enseignement supérieur et la recherche (voir notre enquête http://www.precarite-esr.org/) que dans les autres secteurs - et la volonté de supprimer un emploi sur 2 de fonctionnaires partant à la retraite, le pouvoir d’achat et les salaires continuent de se dégrader et les retraites sont menacées. Le 23 mars sera une nouvelle fois l’occasion pour les salariés, du privé comme du public, d’affirmer que d’autres orientations sont nécessaires, justes et possibles.
Dans le même temps, contre l’avis de la communauté universitaire et éducative, le gouvernement fait régresser pour tous les enseignants la formation tant disciplinaire, didactique que professionnelle. Avec les milliers de suppressions d’emplois dans l’Education Nationale, les injonctions ministérielles rendant impossible de construire des masters de qualité, une organisation des stages mettant en responsabilité d’élèves des jeunes sans aucune formation professionnelle, un calendrier aberrant des concours, l’absence d’aide financière sérieuse aux étudiants et l’organisation d’une année de prise de fonction catastrophique pour les nouveaux recrutés, c’est la formation de l'ensemble de la jeunesse, de la maternelle au lycée qui est en cause ! :
Les organisations soussignées de l’enseignement supérieur et de la recherche appellent tous les personnels à se joindre à la mobilisation par la grève et les manifestations le 23 mars.
Ensemble, mobilisons-nous notamment pour :

  • Un plan pluri-annuel de créations d’emplois de fonctionnaires correspondant aux besoins de formation et de recherche.
  • La résorption de la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche. dans le prolongement de l’enquête menée fin 2009
  • Une revalorisation des carrières sur la base d’une reconnaissance des qualifications intégrant l’ensemble des primes, à l’opposé de l’individualisation des salaires par des primes (PES , PFR, et bientôt PIC )
  • Des augmentations salariales assises sur la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat intervenues depuis plusieurs années.
  • Une réforme des retraites visant l’amélioration de celles-ci pour tous, tant pour le Code des pensions que pour le régime général, avec notamment, le maintien - pour les fonctionnaires - du calcul sur les six derniers mois, permettant d’assurer une pension égale à 75% du salaire, de partirà 60 ans et revenant à une durée de cotisation de 37 ans ½.
  • L’amélioration des conditions de travail et la fin des méthodes d’organisation du travail amenant à la multiplication des situations de souffrances professionnelles.
  • Des évolutions progressistes du service public, ce qui implique le retrait de la loi mobilité et de la RGPP.

Les organisations soussignées exigent l’ouverture immédiate de véritables négociations.
Elles appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser massivement le 23 mars pour faire aboutir leurs revendications et rappeler, dans l’unité interprofessionnelle la plus large, dans un contexte de crise, les services publics sont d’autant plus indispensables.
Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP) ; CGT (SNTRS, FERC Sup) ; UNSA (Sup’Recherche, SNPTES) ; SGEN-CFDT Recherche EPST ; Sud Recherche EPST; CFTC recherche ; UNEF. SLR ; SLU.

Communiqué de presse :
Formation des maîtres : l'improvisation et l’irresponsabilité ministérielle comme politique
Le SNES et le SNEP ont été reçus par le cabinet du Ministre lundi 8 février pour
discuter des conditions de stage des lauréats des concours de l'enseignement du second
degré.
La plus grande improvisation semble régner au plus haut niveau du ministère quant
à la façon d'utiliser les professeurs et CPE stagiaires dès la rentrée prochaine. Enfin
conscient qu'une entrée à temps plein dans le métier n'est pas raisonnable, le Ministre
envisage que les conseillers pédagogiques – tuteurs - qui n’auront reçu aucune formation à
cette fonction, assurent jusqu'à six heures de cours en doublette avec le professeur
stagiaire pendant les six à huit premières semaines. Le tuteur serait alors lui-même
remplacé par un TZR ou un contractuel, avec des modalités qui relèvent du bricolage,
nient les réalités propres au fonctionnement des établissements du second degré et
conduiront à une profonde désorganisation des services. Après ces 6 à 8 semaines, la suite
de l’année relève de la même irresponsabilité : les périodes de départs en stage des
nouveaux enseignants (8 semaines sur le reste de l’année) poseront de lourds problèmes de
remplacement qui s’ajouteront à ceux déjà rencontrés cette année, aggravés encore par la
nécessité de regrouper en même temps, pour ces stages, l’ensemble des stagiaires d’une
même discipline et d’un même secteur géographique.
Ancré dans l'idéologie de l'autonomie des établissements, le Ministre renvoie au
niveau local une organisation qu'il n'est pas capable d'assumer lui-même en raison de ses
propres choix. Ce n'est donc pas un hasard si les propositions des Recteurs sont très
différentes d'une académie à l'autre, malgré une constante qui semble se dessiner :
l'affectation des stagiaires à temps plein, sans réelle formation ni accompagnement.
Communiqué de presse du SNES-FSU 10/02/2010
Ainsi sacrifiés sur l’autel de la sacro-sainte diminution des moyens budgétaires, les
lauréats de concours et les élèves seront les premières victimes de ces choix.
Les nouveaux professeurs, car ils seront plongés immédiatement en situation de
pleine responsabilité, devront, dans l'urgence, se débrouiller seuls pour assurer toutes les
dimensions du métier. Les élèves seront également lourdement pénalisés, car ils auront
devant eux un enseignant non formé en début d'année, un étudiant en master ensuite et
parfois un enseignant remplaçant pendant certaines périodes, quand les remplacements
pourront être effectués ! Inutile de préciser que la continuité pédagogique sera inexistante
dans ces conditions et que les conditions d'études seront catastrophiques. On peut estimer
que plus d'un million d'élèves pourraient être touchés par cette mascarade.
Ce montage ubuesque témoigne également d’un profond mépris pour le travail des
actuels formateurs en IUFM.
Il est impensable que de telles conditions de stage puissent être mises en place. Le
SNES et le SNEP appellent les personnels à y faire échec en se saisissant du problème, en
informant les parents d'élèves sur les futurs conditions d'études de leurs enfants et en
participant massivement aux prochaines mobilisations.
Le SNES et SNEP continuent par ailleurs à exiger la remise à plat de cette réforme.

COMMUNIQUE COMMUN CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Lors du sommet social qui s’est tenu aujourd’hui, le président de la République s’est limité à annoncer une série de rendez-vous. Les organisations syndicales continuent de manifester leur profonde inquiétude sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les retraites.
Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d’Etat à l’emploi.
Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique. Au nom de la révision générale des politiques publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services publics.
La dégradation des conditions de travail et de l’emploi touche les salariés du privé comme du public.
Concernant les retraites, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le calendrier reste très serré. Les organisations syndicales affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites, prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.
Les rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le patronat doivent être l’occasion d’apporter des solutions favorables aux salariés. La situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.
C’est pourquoi les organisations syndicales décident d’une mobilisation inter-professionnelle unitaire afin de peser sur ces différents rendez-vous. Elles décident ensemble d’une journée qui donne lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays le 23 mars.
Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques.
Le 15 Février 2010

Communiqué du SNES FSU
Grève du 21 janvier : forte mobilisation dans le second degré

En faisant grève à plus de 40%, les personnels du second degré ont clairement manifesté leur rejet de la politique éducative actuelle et leur volonté d’imposer un autre projet pour le second degré qui est particulièrement malmené par le gouvernement.
Attachés quotidiennement à faire réussir l’ensemble des jeunes, ils s’alarment de l’accumulation des suppressions de postes, de ses effets sur l’offre de formation et les conditions de travail, de l’absence de réflexion sur le collège, d’une réforme des lycées qui appauvrira les contenus, renforcera les hiérarchies et accroîtra les inégalités.
Ils exigent du gouvernement l’ouverture d’un véritable débat sur les finalités de l’école, une amélioration des conditions de travail, d’étude et de formation, une revalorisation digne de ce nom de l’ensemble des personnels, le retrait de la réforme des lycées et de celle sur la gouvernance des collèges et lycées, massivement contestées par la profession.

Une fois de plus, le ministère de l’Education nationale a fait décompter comme grévistes par les chefs d’établissements l’ensemble des personnels qui n’étaient pas en service ce jour-là, baissant ainsi artificiellement la réalité des taux de cette grève de façon très sensible.

Déterminé à poursuivre la mobilisation, le SNES a d’ores et déjà acté un plan continu d’action durant tout le mois de janvier ; il appelle les personnels du second degré à poursuivre l’action dans les établissements et participer massivement à la manifestation nationale du 30 janvier 2010 à Paris.

Fonction publique et assimilés
Tous en grève et dans la rue le 21 janvier 2010

Face à la politique destructrice du Gouvernement, qui a supprimé plus de 100 000 emplois dans la fonction publique depuis 2007, les personnels organisent la résistance.

Depuis des mois, les mobilisations se succèdent : collectivités territoriales, hôpitaux publics, la Poste, l’Éducation, la Culture, l’ONF, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), les Finances publiques, l’Équipement, etc. Nous les soutenons totalement.

CGT, FSU, Solidaires…  vous appellent à vous mobiliser :

  1. Contre les suppressions de postes et de moyens
  2. Contre la casse programmée des statuts des fonctions publiques (développement de la précarité, contrats de droit privé, intérim, primes au départ, mobilités contraintes, gestion individualisée, salaires et primes au mérite, postes gelés pour cause de mutualisations,…)
  3. Contre le démantèlement des services publics et la privatisation des missions
  4. Pour un plan de recrutement, sur des emplois statutaires, nécessaire pour assurer toutes nos missions dans de bonnes conditions pour les usagers et les personnels et répondre aux évolutions de la société
  5. Pour le maintien du statut de fonctionnaire, garant d’objectivité, de neutralité, d’indépendance
  6. Pour défendre, maintenir et développer les services publics notamment les services de proximité pour  leur rôle de redistribution des richesses, de garantie d’égalité d’accès des citoyens sur tout le territoire national

Communiqué de Presse du 13 janvier 2010

En EPS aussi, le ministre fait le choix de l’enseignement privé
Le scandale des postes aux concours 2010

La publication des postes mis aux concours en 2010 montre une nouvelle fois le choix évident de ce gouvernement de privilégier l’enseignement privé.

Pour le CAFEP, équivalent du CAPEPS externe dans le privé, le nombre de contrats offerts passe de 58 à 110, soit une augmentation de 90%. Dans le même temps, les postes au CAPEPS externe augmentent de 12,5% (de 400 à 450), et ce sont toujours, pour les enseignants d’EPS du public, quasiment 2 départs en retraite sur 3 qui ne sont pas remplacés depuis 5 ans.

Pour le CAER, équivalent du CAPEPS interne dont le SNEP a obtenu la réouverture, le privé « prend le train en marche », et se voit attribuer 40 postes, soit le même nombre que le CAPEPS interne, alors qu’il y a traditionnellement environ 2,5 fois plus de candidats au CAPEPS interne qu’au CAER.

Plus globalement, alors que le nombre de postes ouverts aux concours de recrutement du second degré public stagne à 8600, les contrats pour les concours externes de l’enseignement privé sont multipliés par 2,3. Ils passent de 776 à 1800, soit une augmentation de 132% !

A l’évidence, le dogme du non remplacement d’un départ à la retraite sur 2 ne concerne pas l’enseignement privé ... C’est une preuve supplémentaire après d’autres (loi Carle, accord Vatican-Etat Français sur les diplômes, extension de la loi Debré à l’enseignement supérieur, etc.), que ce gouvernement a décidé de déstabiliser durablement l’enseignement public et simultanément de pousser encore plus loin le soutien à l’école privée. La République est-elle encore laïque ?

Avec la réforme des Universités (loi LRU), la réforme des lycées, les régressions imposées dans la formation des enseignants et la mise en place chaotique de la mastérisation pour les recrutements, le double scandale de la faiblesse des recrutements et de leur injuste répartition montre s’il en était encore besoin que c’est bien l’ensemble du service public d’éducation nationale et laïque qui est la cible des politiques menées par N. Sarkozy, F. Fillon, L. Chatel et V. Pécresse.

C’est aussi pour combattre ce choix de société visant à affaiblir l’Ecole de la République, que le SNEP et la FSU appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser dans la grève du 21 janvier et la manifestation nationale du 30 janvier, et à participer aux diverses actions de protestation et de mise en avant de leurs propositions, dans les établissements, les IUFM, les universités.

Un plan d’action continu en janvier !

Les personnels du service public d’éducation doivent prendre la parole pour imposer de l’ambition pour l’école.
A l’éducation : réformes inacceptables des lycées généraux et technologiques (après celle des LP), de la formation des maîtres, pouvoirs accrus des chefs d’établissement dans le cadre d’une réforme de la « gouvernance » des EPLE, conseil pédagogique érigé en échelon hiérarchique supplémentaire, absence de revalorisation de nos métiers, libéralisation de la carte scolaire, attaque contre le service d’orientation scolaire, collège abandonné aux conséquences de la loi Fillon, suppressions de postes et recrutements insuffisants, recours accru à la précarité, universités livrées à l’autonomie et la concurrence, ...

Assez !
Pour faire entendre la voix des personnels, obliger le gouvernement à renoncer à ses « réformes » et imposer une autre politique éducative, prenant en compte les propositions dont nous sommes porteurs, la FSU et ses syndicats ont décidé d’un PLAN D’ACTION CONTINU tout au long du mois de janvier pour mobiliser les personnels, convaincre et construire la mobilisation pour imposer des choix ambitieux pour l’école, pour la JS et pour leurs personnels.
mobilisation dans les établissements pour informer, alerter, convaincre, dès la rentrée : réunions, heures d’information syndicale, assemblées générales, refus collectif de toute anticipation des décrets et arrêtés.
 une campagne d’information et d’alerte auprès des lycéens, des parents, de la presse, de l’opinion...
une journée nationale d’action le jeudi 14 janvier avec des initiatives revendicatives notamment dans les lycées
une journée de grève nationale, avec toute la fonction publique le jeudi 21 janvier (appel, à ce jour, de FSU, CGT, Solidaires)
une manifestation nationale FSU à Paris le samedi 30 janvier sur les questions d’éducation

15 décembre 2009
Journée nationale de mobilisation:
« Parce qu'enseigner est un métier qui s'apprend... »

Parce qu'enseigner est un métier qui s'apprend,

les organisations signataires appellent à une journée nationale de mobilisation mardi 15 décembre dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur (notamment dans les IUFM) pouvant se traduire par des initiatives de grèves, des rassemblements, des assemblées générales de débat, des manifestations

    Rouen - La FSU de l'université de Rouen appelle à diffuser l'appel intersyndical départemental sur le refus de mise en place des stages 108H (il sera diffusé lundi à 16H30 aux étudiants PLC1 à l'IUFM de Mt St Aignan) et à participer largement à la journée de mobilisation du Mardi 15 décembre sur la formation des enseignants. Cette journée sera marquée par les rendez-vous suivants
    • 12H30-13H30 : réunion d'information pour les collègues et étudiants de l'université Amphi 400 de l'UFR STAPS ;
    • 14H : rassemblement devant le CA (formation continue) pour soutenir le dépôt d'une motion ;
    • 15H : conférence de presse intersyndicale à l'IUFM ;
    • 17H : réunion-débat intersyndical (1er degré, 2nd degré, supérieur) à l'IUFM, amphi 250.
    Soutenir l'appel de l'intersyndicale

    Réforme du lycée
    Le ministre enfonce le clou

    Le ministre a présenté son projet de réforme du lycée au CSE (Conseil Supérieur de l’Education) le 10 décembre.
    Dans un discours bien rodé qui ne varie pas d’un iota depuis quelques semaines, il a confirmé l’ensemble de ses orientations et propositions, avant d’annoncer la publication des textes fin janvier.
    Le ministre s’entête et n’a en aucune façon entendu les demandes qui lui ont été adressées inlassablement au nom des personnels et que le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, la CGT Educ'action, le SNALC-CSEN, le SNCL-FAEN, SUD Education et le SNETAP-FSU lui ont présentées ensemble une nouvelle fois au CSE.
    Il doit renoncer à son projet et reprendre les discussions sur de nouvelles bases tout en poursuivant celles sur les séries STI et STL.
    Le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, la CGT Educ'action, le SNALC-CSEN, le SNCL-FAEN, SUD Education et le SNETAP-FSU prévoient dès à présent de se rencontrer en réunion intersyndicale nationale pour décider des suites à donner aux premières mobilisations de ce jour.
    Le  SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, la CGT Educ'action, le SNALC-CSEN, le SNCL-FAEN, SUD Education et le SNETAP-FSU appellent les personnels à poursuivre et renforcer sans attendre la mobilisation dans les établissements –lycées et collèges-. Ils les appellent à se réunir dans les établissements (assemblées générales, heures d’information syndicales…), à débattre  du projet du ministre, à prendre position, à discuter des suites de l’action ainsi qu’à rencontrer les parents d’élèves, les lycéens et leurs organisations.

    Communiqué SNES-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU, SNFOLC, CGT Educ'action, SUD Education, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN,

    Nous réaffirmons notre opposition résolue au projet de réforme
    du lycée du ministre de l'Education Nationale

    Le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, la CGT Educ'action, SUD Education, le SNALC-CSEN, le SNCL-FAEN et le SNETAP-FSU se sont réunis le 3 décembre.
    Ils constatent, après la réunion de la CSL (Commission  Spécialisée des Lycées)  du CSE du 2 décembre, que le ministre de l'Education Nationale maintient son projet et son calendrier.
    Le ministre maintient en effet l'inscription à l'ordre du jour du CSE (Conseil Supérieur de l'Education) convoqué le 10 décembre  les textes d'application du projet de réforme du lycée (arrêtés sur les grilles horaires et décrets sur l'autonomie des établissements et l'orientation)
    Ils réaffirment leur opposition résolue à ce projet, à son inscription à l'ordre du jour du CSE et en demandent l'abandon.
    Le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, la CGT Educ'action, SUD Education, le SNALC-CSEN, le SNCL-FAEN et le SNETAP-FSU appellent les personnels à se mobiliser dès maintenant contre ce projet.
    Le 10 décembre est une étape dans cette mobilisation.
    Ils apportent leur soutien aux initiatives prises par leurs sections dans les académies (manifestation en direction du ministère le 10 décembre au moment de la tenue du CSE dans la région parisienne avec dépôt d'un préavis de grève)
    Ils appellent les personnels à se réunir dans les établissements (assemblées générales, heures d'information syndicale...), à débattre du projet du ministre, à prendre position, à discuter des suites de l'action, ainsi qu'à rencontrer les parents d'élèves, les lycéens et leurs organisations.

    Les enseignants d’EPS exigent la prise en compte de leurs revendications !

    En étant près de 40% en grève, ce 24 novembre 2009, à l’appel du SNEP et de la FSU, les enseignants d’EPS ont exprimé leurs inquiétudes et leur rejet des choix faits par le gouvernement, concernant le service public d’éducation et plus particulièrement la place de l’EPS et du sport scolaire.

    Suppressions de postes, faiblesse des recrutements, contenus actuels de la réforme des lycées qui ne prend pas en compte l’exigence de développement de l’EPS, réforme de la formation des maîtres dégradant considérablement celle des enseignants d’EPS souvent citée en exemple, mesures inadaptées aux difficultés en collège accordant peu de reconnaissance à l’EPS dans la formation des élèves, parodies de revalorisation… autant de décisions ministérielles qui ne permettront en aucune manière ni l’amélioration de la réussite des jeunes, ni celle des conditions de travail des personnels.

    Les enseignants d’EPS, avec le SNEP, comme les autres acteurs du système éducatif, exigent une réorientation profonde de la politique scolaire du gouvernement et l’ouverture de réelles négociations sur la base des revendications portées par la profession.

    Le Ministre doit entendre les personnels ! Si ce n’est pas le cas, le SNEP, avec la FSU, étudiera de nouvelles formes d’action rassemblant l’ensemble des acteurs et usagers du service public d’éducation.

    La Réforme des Collectivités Territoriales

    Réformes des collectivités territoriales : Repères
    Interview d'Alain Le Vern, président du Conseil Régional de Haute-Normandie dans l'US Magazine n°685 du 17 octobre 2009
    Lire

    Réforme des collectivités territoriales et suppression de la taxe professionnelle :
    Inquiétudes pour l’EPS et l’AS.

    Les enseignants d’EPS que nous sommes le savent bien : depuis 1982, début de la mise en œuvre de la décentralisation, c’est l’intervention incessante du SNEP avec la profession qui a permis d’obtenir des collectivités locales et territoriales, des avancées en matière de financement d’équipements sportifs pour l’EPS et de moyen pour le fonctionnement de l’EPS et du sport scolaire.
    En effet, entre 1983 et 1985, les chapitres budgétaires spécifiques à la construction d’équipements sportifs correspondants aux subventions antérieures de l’Etat, ont été transférés aux collectivités, mais globalisés avec d’autres. De la même façon, dès 1986, les crédits EPS dits « franc-élève », prévus antérieurement pour les transports d’élèves, locations d’installations, achats et entretien de matériel, ont été globalisés avec ceux des autres disciplines au chapitre « crédits pédagogiques » du budget des établissements.
    Les risques pour l’EPS, engendrés par cette nouvelle donne politique, ont immédiatement été perçus par le SNEP, d’autant plus que parallèlement, la loi sur le sport de 1984 se contentait de poser la question des installations sportives pour l’EPS en termes peu contraignants : « Lors de l’établissement du schéma prévisionnel des formations, il est tenu compte (…) de la nécessité d’accompagner toute construction d’un établissement scolaire des équipements nécessaires à la pratique de l’Éducation Physique et Sportive ».
    Malgré tout cela, on peut faire le constat qu’aujourd’hui, des avancées, certes inégales en fonction des départements et régions, mais importantes, ont été obtenues en matière de financement de l’EPS et d’installations sportives.
    Quelles en sont les raisons ?

    • L’important travail du SNEP, avec ses responsables départementaux et académiques, d’intervention régulière auprès des collectivités territoriales pour expliquer et plaider les besoins de l’EPS,
    • L’élaboration des référentiels, qui a fait du SNEP un interlocuteur incontournable, reconnu pour son expertise en matière de conception d’équipements sportifs,
    • L’article 1er de la loi du 2 mars 1982 qui dispose que « les communes, les départements et les régions s’administrent librement par des conseils d’élus »,
    • L’existence de la clause générale de compétence, qui permet aux collectivités d’agir, au niveau du fonctionnement et des investissements, pour des missions hors de leurs compétences institutionnelles, dès lors que la loi ne l’interdit pas explicitement.

    Or c’est justement cette clause de compétence que le projet de loi actuel de réforme des collectivités territoriales prévoit de retirer aux départements et aux régions, bafouant par là même le principe de libre administration.
    Le SNEP trouve une source d’inquiétude supplémentaire dans les recommandations du rapport Balladur, retenues par le gouvernement. En effet, il prévoit que seules les collectivités locales (communes, métropoles et intercommunalités), auraient désormais compétence en matière de construction d’équipements sportifs, et ce, au moment où le Président de la République a décidé de les priver de leur principale ressource financière que constitue la taxe professionnelle ! Les financements croisés ne pourraient perdurer que si le maître d’ouvrage (collectivité locale) apporte au minimum 51 % du coût total de l’opération : mission impossible, notamment pour les communes rurales.
    Aujourd’hui, rappelle Alain Le Vern (voir sur le site du SNEP), président du conseil régional de Haute Normandie, dans une interview accordée au SNES dans « l’US magazine » : « avec la taxe professionnelle, pour 100 € de recettes fiscales, 51 viennent des entreprises, 49 des ménages. Demain, 73 seront prélevés sur les ménages… »
    On peut donc parier que face à l’augmentation inéluctable des impôts locaux, les communes feront le choix de réduire le financement de ce qui, de l’avis général, peut sembler le moins indispensable à la population : le sport et la culture !
    11000 maires de toute appartenance politique, réunis en congrès mi-novembre, ont rejeté à l’unanimité ce projet de réforme. Les conseillers généraux et régionaux, qui se verraient (entre autres) interdire le financement de nombreux services rendus aux habitants, y sont également massivement opposés.
    Les convergences d’intérêts entre les revendications du SNEP, et l’opposition des élus locaux et territoriaux à ces réformes et leurs conséquences prévisibles, doivent être mises à profit par la profession et les responsables du SNEP pour développer l’action à ces niveaux décentralisés :

    • en exprimant leurs inquiétudes et exigences à l’occasion de la tenue des conseils d’administration des établissements scolaires,
    • en s’adressant aux élus des villes, départements et régions, et en demandant à les rencontrer, notamment à la veille des élections régionales,

    Le CNOSF, par la voix de son président Denis Masseglia (1) exprime des craintes qui rejoignent les nôtres, concernant le financement futur du sport et des équipements. Il estime que cette réforme pourrait se solder par une perte de 700 millions à 1 milliard d’euros pour l’activité des clubs ! Une occasion de prendre ou reprendre contact avec le mouvement sportif, à ne pas manquer.

    GREVE EDUCATION LE 24 NOVEMBRE
    Personnels enseignants, administratifs, sociaux, de santé, d’éducation
    Ensemble*

    • Pour un système éducatif qui assure la réussite de tous les jeunes
    • Contre les suppressions de postes et le développement de la précarité
    • Contre la loi « mobilité », véritable broyeuse du statut des fonctionnaires
    • Pour l’augmentation des recrutements aux concours
    • Pour une autre réforme de la formation des enseignants
    • Pour les salaires et la revalorisation de l’ensemble des personnels

    Pour une école plus juste
    dans une société plus juste

    Carte de doléances adressée au ministre de l’Education nationale
    A renvoyer avant le 4 décembre 2009

    Nous, acteurs et usagers du système éducatif, exprimons nos doléances à Monsieur le Ministre de l’éducation nationale:
    50 000 suppressions de postes en 5 ans !
    16 000 prévues en 2010 !
    80 000 au total en 2012 ?
    Il faut obtenir des mesures qui permettent la réussite de tous, la diminution des sorties sans qualification et mettre un coup d’arrêt au démantèlement du service public d’éducation qui entraîne la dégradation des conditions d’études des jeunes, de travail des personnels.

    pour télécharger la carte de doléance

    Le Statut général des fonctionnaires :
    une histoire républicaine française - Séminaire du SNEP-FSU – Chatenay-Malabry, 4 novembre 2009
    La fonction publique se trouve aujourd’hui au centre de l’actualité en raison de l’offensive aggravée du gouvernement contre les services publics et plus précisément contre ceux qui répondent le plus directement aux missions d’intérêt général qu’assument les différentes fonctions publiques. lire la suite

    Communiqué de Presse du 30 octobre 2009
    Projet de budget des sports 2010
    Un budget indigne !  

    En progressant de 1,13%, les crédits consacrés au sport ne suivent même pas l’augmentation du budget général ! Ces propositions montrent que les engagements de porter ces crédits à 3% du budget général n’étaient que du vent ; ils entament le crédit de toutes les déclarations gouvernementales qui font du développement de l’activité physique une des composantes de la santé de la population. Le SNEP-FSU dénonce cette politique.
    Le secrétariat des sports, déjà amputé d’une forte partie de ses moyens par la mise en œuvre de la RGPP, est contraint à des choix qui éloignent encore l’objectif d’égalité des citoyens en matière d’accès au sport. Les crédits consacrés au sport pour le plus grand nombre, représentaient 11,8% du programme sport en 2009 ; ils chutent à 4,45% en 2010 ! Indigne ! Le sport de haut niveau connaît un appui incontestable (+11,2%), les autres actions stagnent plus ou moins.
    Le scandale du droit à l’image collectif, qui permet aux sportifs professionnels les plus riches de se faire payer une partie des cotisations sociales par l’Etat, pour une somme de 26 millions d’euro, semble avoir été condamné lors les débats budgétaires à l’Assemblée Nationale. Ce DIC doit être supprimé et les crédits reportés sur le sport pour tous.
    La politique sportive conduite sous le « gouvernement » Sarkozy se résume à une forte rétraction de l’action publique, dont les effets risquent encore de s’aggraver avec la réforme des collectivités territoriales.
    Des forces, dont le SNEP, s’organisent en ce moment pour contester fermement ces orientations et faire du sport et de l’activité physique pour tous un élément de culture de chaque citoyen.

    Communiqué de Presse du 27 octobre 2009
    Rencontre SNEP – Chatel
    Quelle ambition pour l’EPS à l’école ?

    Reçu par Luc Chatel le 26.10.09, le SNEP-FSU a interrogé le Ministre sur la politique qu’il entend mettre en œuvre pour mettre fin au grand écart, entre les promesses du Président de la République de développement de l’EPS et du sport à l’école et les régressions enregistrées sur le terrain.
    Le Ministre, malgré une écoute attentive, n’a pris aucun engagement quant à l’arrêt des suppressions de postes et l’augmentation du recrutement de nouveaux enseignants, pourtant indispensables à la couverture des besoins pour l’EPS et le sport scolaire, à propos duquel le SNEP a rappelé ses exigences de fonctionnement démocratique.
    Refusant de s’engager pour un progrès horaire de l’EPS en lycée, L. Chatel a affirmé le maintien des enseignements obligatoires et optionnels de la discipline à hauteur de l’existant.
    Reconnaissant le problème posé par le manque d’installations sportives, il a confirmé le groupe de travail ministériel obtenu par le SNEP auprès de son prédécesseur. Concernant la réquisition de gymnases pour la vaccination contre la grippe A, qui met enseignants et élèves à la porte de leurs « salles de classe », le SNEP a demandé au Ministre d’intervenir auprès des Préfets pour que d’autres solutions soient trouvées.
    Luc Chatel a demandé à ses services d’être attentifs aux exigences du SNEP concernant la formation des enseignants d’EPS et la place de la discipline dans la formation des professeurs d’école.
    Le SNEP entend suivre l’évolution de tous ces dossiers avec beaucoup d’attention et continuer à intervenir pour une politique réellement ambitieuse, nécessaire au développement de l’EPS et du sport scolaire.
    Toutes les raisons donc de se mobiliser massivement par la grève le 24 novembre 2009 demeurent. Le SNEP appelle la profession à y porter haut et fort l’ensemble de ses exigences
    .

    Communiqué FSU, Les Lilas, le 18 septembre 2009

    Taxe Carbone : injuste et inefficace

    La lutte contre le réchauffement climatique est un des enjeux majeurs des années à venir.
    La réduction drastique de l’émission des gaz à effet de serre nécessite une politique coordonnée des outils à disposition. La fiscalité écologique peut en être un, en vue de contribuer à  modifier les comportements sur le long terme.
     Elle ne saurait être efficace sans la mise en œuvre conjointe d’une politique d’économies d’énergie (qualité de l’habitat, transport collectif, …) et d’une politique normative ambitieuses.
    Une nouvelle fiscalité à visée écologique, dont les recettes pourraient représenter à terme entre 10% et 20% des recettes fiscales de l'État, ne peut se mettre en place sans une réflexion globale sur notre fiscalité et indirecte et sans donner une part plus importante à l’IRPP, afin de garantir progressivité et  justice sociale.
    Loin de ces principes, le projet du gouvernement est injuste et inefficace.
     Dans la droite ligne de la politique mené par N. Sarkozy depuis son élection, le projet organise un nouveau cadeau de 3,6 milliards aux entreprises (6 milliards de taxe professionnelle supprimée pour 2,4 milliards de contribution carbone énergie) et d’autre part fragilise encore un peu plus part  l’impôt sur le revenu les prélèvements obligatoires.
    Il est marqué par l’absence de politique coordonnée, comme si la lutte contre le réchauffement climatique n’était qu’un problème de comportement individuel; En outre, avec l’exclusion des entreprises soumises au paquet climat-énergie européen, on laisse celles-ci s’autoréguler dans un cadre particulièrement laxiste. Enfin avec un taux à 17 euros/tonne, le signal-prix est quasiment inexistant et sûrement pas de nature à faire changer les comportements. Par ailleurs l’exclusion d’emblée de l’électricité ne permet même pas de faire avancer le débat sur cette question. 
    Avec un tel projet, N. Sarkozy prend le risque de décrédibiliser durablement le principe d’une fiscalité « écologique ».

    Communiqué de la FSU sur la hausse du forfait hospitalier

    Si les ministres se sont succédé dimanche dans une valse hésitation la « piste » de la hausse et bel et bien posée.
    Dans une société où ce serait un drame que les traders n’aient pas leur bonus, Eric Woerth considère qu’une hausse du forfait hospitalier (de 16 à 20 euros, soit 25% d’augmentation) ne serait pas « un drame absolu » ! Le gouvernement feint de croire que les malades seront remboursés par leur complémentaire  alors que 7% des français n’ont pas les moyens de s’en payer une, et que toutes ne remboursent pas le forfait.
    La réalité, c’est qu’aujourd’hui plus de 14% des français déclarent renoncer à des soins, faute d’argent pour les payer !
    Ce sont donc une nouvelle fois les plus pauvres, qui subiront les conséquences des politiques menées. Face au mépris du ministre de la sécurité sociale pour lequel la seule question importante est que « l’assurance-maladie a 10 milliards de déficit », il est en effet utile de rappeler que les déficits, certes importants, sont dus pour une grande partie au chômage, qui pèse sur les ressources de la sécurité sociale, mais aussi à la loi TEPA, et aux politiques d’exonérations de charges sociales. Ils sont dus aussi à la faiblesse de la prévention et à la mauvaise organisation du système de santé, que la loi HPST n’a pas voulu corriger.
    Pour la FSU, il est temps d’ouvrir le débat sur le financement de la protection sociale. Il n’est plus possible que chaque année, à l’occasion du PLFSS, les seules décisions prises soient de nouveaux déremboursements, de nouvelles franchises, de nouveaux forfaits. Il n’est plus acceptable que les malades voient s’aggraver encore leur « reste à charge » !
    Le mouvement syndical, les associations de malades, le mouvement mutualiste doivent se mobiliser pour refuser ce nouveau coup et faire entendre leurs propositions alternatives.

    Communiqué de Presse du 18 août 2009
    Plus de piscines et d’enseignants pour apprendre à nager à l’école

     Le SNEP-FSU déplore le trop grand nombre de noyades dont les média se font l’écho ces derniers jours. Il souligne qu’elles interviennent très majoritairement dans des bassins privés ou en eau libre et rarement dans des lieux surveillés par des professionnels.

    Ces drames mettent une nouvelle fois en évidence la nécessité de donner à l’école les moyens de répondre au « savoir nager », qui devrait être acquis par tous les élèves en fin de classe de 6ème. Encore faudrait-il que tous les élèves aient la possibilité d’accéder à une piscine avec leurs professeurs des écoles et enseignants d’EPS, dans le cadre de l’horaire obligatoire de cette discipline ! La multiplication des bassins de natation, sur l’ensemble des territoires métropolitain et outre-mer, est une des premières conditions à remplir. L’Etat doit aider les collectivités à rattraper le retard accumulé en apportant sa part de co-financement.

    La deuxième exigence que rappelle le SNEP, est l’augmentation importante du recrutement de professeurs d’EPS, afin que l’enseignement de la natation ait lieu dans des conditions de sécurité répondant au décret ministériel de 2004 : pas plus de 12 élèves par enseignant si le groupe comporte des non nageurs et pas plus de 15 s’il est composé d’élèves ayant seulement satisfait au « niveau d'autonomie défini par les programmes de l’école primaire ».

    Cela suppose que les collèges aient les moyens  d’affecter 2 professeurs d’EPS pour 1 classe ou 3 pour 2 classes pour assurer cet enseignement. Hélas aujourd’hui, avec le non remplacement de 2 départs à la retraite sur 3 en EPS, c’est plutôt par la disparition d’organisations pédagogiques de ce type, déjà existantes, que le SNEP est alerté ! Sans ces recrutements il reste de plus impossible d’organiser des cours de soutien pour les élèves les plus en difficulté à leur entrée en 6ème.

    Le Ministre de l’Education nationale doit prendre ses responsabilités en la matière.
    Le SNEP appelle la profession à faire connaître publiquement, dès la rentrée, les situations locales ne permettant pas de mettre cet enseignement obligatoire en place et à exiger les moyens nécessaires pour y faire face.

    Communiqué FSU, Les Lilas, le 24 juin 2009
    La nomination d'un nouveau ministre à l'Education Nationale coïncide avec l'annonce  par son prédécesseur de 16000 suppressions d'emplois au Budget 2010. Cette annonce augure mal du mandat du nouveau ministre si ces suppressions étaient confirmées.
    Celles-ci, d'un niveau jamais atteint, s’ajoutent aux dizaines de milliers de suppressions de ces dernières années et aux dégradations qu’elles ont engendrées et  recouvrent des réalités différentes mais tout aussi graves.

    La saignée continue pour les postes administratifs, mettant en cause la capacité des services à répondre aux besoins des familles, des élèves et des personnels.

    Pour les enseignants les suppressions concernent les emplois de stagiaires. D’une part elles conduisent  en tout état de cause à des suppressions importantes de moyens sur le terrain et d’autre part elles confirment les analyses de la FSU sur une réforme de la formation des enseignants marquée d’abord par le souci d'économies budgétaires qui se traduiront par une dégradation considérable de la formation initiale des nouveaux enseignants ainsi que de la formation continue : un pari dangereux pour une formation de qualité et pour l’avenir du système éducatif.

    Par ailleurs les chiffres annoncés par le ministère mettent en évidence que l’enseignement privé aurait, pour la seconde année consécutive, des suppressions d’emplois nettement inférieures à 20% de celles du public remettant en cause l’équilibre indispensable au maintien de la « paix scolaire »

     La FSU attend du nouveau ministre qu'il agisse pour que d'autres arbitrages interviennent. Elle renouvelle sa demande que soit abandonné le projet actuel sur la formation et le recrutement des enseignants, et qu’il soit procédé à une remise à plat au profit d'une tout autre réforme, ce qui exclut tout passage en force et implique la non publication des décrets et des réponses aux exigences que la FSU a formulées dans un récent courrier au précédent ministre.

    Formation et recrutement des enseignants : 4 pages de la FSU
    La FSU vient de publier un 4 pages au sujet de la formation et le recrutement des enseignants (...) La FSU, première fédération syndicale de l’éducation, qui s'est toujours engagée dans une démarche pour la transformation du métier d’enseignant dénonce, avec ses syndicats, les projets gouvernementaux actuels dont elle demande l’abandon et porte des propositions ambitieuses (...) PDF, 108 Ko.

    Communiqué de Presse du 29 mai 2009

    Poursuivre l’action pour améliorer la formation des professeurs d’EPS

    Après avoir soutenu la proposition de la FSU faite aux autres organisations et organisé le boycott du CTP du mercredi 27 mai, le SNEP-FSU a décidé, comme l’ensemble des organisations syndicales membres du CTPM, de participer à la réunion de celui-ci le 28, re-convoqué sans exigence de quorum.

    Il y a porté à nouveau, avec la FSU, la demande de report de l’examen des décrets sur le statut des enseignants. Devant le refus de l’administration et soucieux d’obtenir le maximum d’améliorations du texte, le SNEP a fait des propositions d’amendements du projet.

    Tout en constatant la prise en compte d’un certain nombre de ses demandes, le SNEP continue à considérer qu’il n’y avait nulle urgence à présenter les décrets statutaires en CTPM et que ceux-ci auraient dû l’être à l’issue des débats engagés et de ceux qui devront suivre le dépôt des conclusions de la mission Marois - Filâtre.

    Par rapport à l’avant-projet initial reçu, le SNEP constate la réintégration d’exigences essentielles qu’il portait : confirmation des missions des professeurs d’EPS (enseignement de l’EPS et animation du sport scolaire), obligation de la licence STAPS pour passer le CAPEPS, affectation par participation au mouvement national à l’issue de la période de stage.

    Sur la question de la formation post concours, si la formulation est quelque peu améliorée, faisant maintenant référence au rôle des universités, elle n’est pas à la hauteur des exigences portées par le SNEP. Le rôle et la place de structures interuniversitaires de formation des maîtres (IUFM rénovés) devront être défendus avec force pour être intégrés dans l’arrêté prévu pour définir la formation des stagiaires.

    C’est pourquoi le SNEP a appelé à ne pas prendre part au vote, suivi en cela par la délégation de la FSU.

    Il poursuivra l’action et la pression pour que la réforme engagée aboutisse réellement à une amélioration de la formation des enseignants.

    Manifestations interprofessionnelles du 13 juin
    Porter nos revendications quantitatives et qualitatives
    Le 04/06/09 

    Le ministère, sous notre pression, a dû reconnaître qu’il n’y a pas « excédent » d’enseignants d’EPS et que des difficultés apparaissent, notamment pour assurer les remplacements. Il n’en maintient pas moins pour l’instant le recrutement de seulement 415 nouveaux collègues pour 1200 à 1300 départs en retraite !
    Le gouvernement reconnaît que l’existence et la qualité des services publics et des droits sociaux permettent à notre pays de mieux résister que d’autres à la crise, il n’en poursuit pas moins sa politique de remise en cause de ceux-ci.
    Il cultive l’art de la contradiction : mis en difficulté, il est amené à reconnaître la véracité de nos arguments mais cherche à poursuivre dans ses choix initiaux. C’est ainsi qu’il annonce un nouveau plan social dans la fonction publique, avec 34 000 suppressions de postes l’an prochain. Combien de postes supprimés dans les ministères qui nous concernent : l’éducation nationale, la santé et les sports, l’agriculture ? Combien d’enseignants d’EPS et de professeurs de sport en moins ?
    Les actions menées dans les établissements contraignent souvent l’administration à revenir sur des projets envisagés, notamment liés à la carte scolaire et aux conditions de travail.
    A la jeunesse et sport des reculs sont obtenus, par exemple le CREPS de Vichy ne sera pas fermé, contrairement au projet initial.
    A l’agriculture nous nous battons pour le respect des horaires EPS en bac pro, ce ministère entendant ne leur donner que 2h !
    Ce n’est pas seulement la quantité de pratique qui est attaquée, c’est aussi la qualité de l’intervention, aussi bien dans le domaine de l’EPS que dans le domaine sportif.
    Quelle EPS si on réduit les horaires, si on supprime les options, les soutiens, si on surcharge les services des personnels avec des HS, si on développe un accompagnement éducatif pauvre qualitativement au détriment du sport scolaire, si on réduit les ambitions scolaire au socle commun ?
    La victoire du SNEP et des élus des AS pour l’augmentation de la subvention du MEN à l’UNSS doit nous encourager.
    C’est parce que nous sommes attachés à la qualité de notre travail, dans l’intérêt des jeunes, qu’il nous faut maintenir et amplifier la pression pour une autre politique et pour des créations de postes.
    C’est ce que nous porterons dans les établissements et services dans les semaines à venir, dans les initiatives que nous mènerons au moment du CAPEPS, mais également dans les manifestations interprofessionnelles du 13 juin. La situation dans notre secteur est en effet une des illustrations concrètes des retombées du véritable plan social de destruction d’emplois et de non prise en compte des besoins décidé par ce gouvernement.
    Exigeons, avec les 8 organisations appelant au 13, un changement profond d’orientation économique et sociale.

    Communiqué des organisations syndicales
    CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA


    Le 1er Mai 2009 a été une journée historique tant en raison de l'unité des huit organisations syndicales, qu'en raison de l'ampleur de la mobilisation au travers de plus de 280 rassemblements dans toute la France.
    Troisième mobilisation à l’appel des huit organisations syndicales en quatre mois, ce 1er mai témoigne d’un enracinement de la mobilisation et de la détermination des salariés, demandeurs d’emploi et retraités à exprimer leurs revendications et à obtenir des réponses. Le gouvernement et le patronat auraient tort de les traiter par le déni et le mépris, alors que la crise, le chômage, les licenciements, les suppressions d'emploi et les politiques de fragilisation des services publics les percutent de plein fouet.
    C’est pourquoi les organisations syndicales appellent solennellement le gouvernement et le patronat à prendre en compte l'ampleur de ces rassemblements qui expriment inquiétude, désarroi et profond sentiment d'injustice. Sur la base de leur déclaration commune du 5 janvier, elles préciseront, dans les prochains jours, des propositions sur lesquelles elles attendent des réponses rapides du gouvernement et du patronat.
    Les huit organisations syndicales appellent les salariés à faire du
    26 mai 2009 une journée de mobilisations décentralisées dans des modalités diverses en fonction des réalités locales et visant à la participation du plus grand nombre.
    Elles soutiennent les manifestations syndicales européennes de la mi-mai.
    Les huit organisations syndicales appellent aussi à une grande journée de manifestations dans toute la France le
    13 juin 2009.

    Poursuivre, ensemble, dès maintenant

    La journée d’action interprofessionnelle du 19 mars, qui a rassemblé encore plus de manifestants que le 19 janvier, avec un soutien massif de la population, a mis en évidence la volonté d’autres choix économiques et sociaux que ceux actuellement faits par le gouvernement. Les idées avancées par les forces syndicales sur une autre distribution des richesses, sur  la nécessité d’augmenter les salaires et le pouvoir d’achat, sur une profonde réorientation des systèmes bancaires et financiers, sur la nécessité d’annuler les suppressions de postes  dans la fonction publique et de donner les moyens à celle-ci de jouer un rôle moteur et dynamique dans le pays, ... progressent, des prises de conscience s’effectuent dans les débats et les luttes.
    Le formidable mouvement unitaire des personnels du supérieur et de la recherche, des étudiants, qui dure depuis plus de 8 semaines, les convergences créées avec les personnels du primaire et du secondaire comme le 11 mars, les prises de position fermes et les pressions des syndicats, notamment ceux de la FSU, ont contraint le gouvernement  à de premiers bougés, notables mais encore insuffisants, sur certains dossiers comme celui de la formation des enseignants. Cela ne doit pas nous inciter à lever le pied, mais bien à mettre en avant nos propositions et à amplifier les actions pour qu’elles soient prises en compte.
    C’est ce qu’ont fait les enseignants de LP le 24 mars, par la grève et les manifestations.
    Face au refus de tenir compte des exigences portées le 19 et à l’intransigeance gouvernementale  réaffichés par le Président de la République à St Quentin le 24 mars, la question posée est bien aujourd’hui celle de la poursuite des luttes et des formes que celles-ci doivent prendre. Nous avons le souci de maintenir un front unitaire large, mais dans et par l’action ! Nous avons aussi celui de « ne pas laisser retomber la pâte ! ». C’est pourquoi la FSU, comme la CGT, a proposé à la réunion du 20 mars, regroupant les huit organisations ayant appelé au 19/01 et au 19/03, une nouvelle journée d’action et de manifestations le samedi 28 mars (profitant de la concomitance avec les manifestations organisées à l’occasion de la tenue du G10 de Londres (Cf. site du SNEP) ou le samedi 4 avril. Cela n’a pas fait l’accord (hormis Solidaires), plusieurs organisations s’en tenant  pour l’instant à un rebond dans un grand 1er mai unitaire. Si nous soutenons cette perspective, nous considérons qu’il faut d’autres initiatives bien plus rapidement. Le débat se poursuit et une nouvelle réunion aura lieu le 30 mars.
    Dans l’éducation, est mise au débat une proposition de la FCPE d’une initiative nationale, en soirée, permettant de réunir personnels et parents, le même jour, à la même heure, dans toutes les villes, le jeudi 2 avril. Nous sommes, au SNEP comme à la FSU, preneurs de ce qui peut réunir  personnels et usagers et permettre l’expression publique des revendications. Suivre sur le site la décision qui devrait être prise dans les heures à venir.
    Développer les actions dans les différents secteurs (éducation, hôpitaux, emploi, logement, justice, entreprises privées, …) reste la meilleure façon de mettre en avant les similitudes des enjeux, des « fausses solutions » apportées par le pouvoir et le Medef aux problèmes repérés, de construire des propositions alternatives concertées et de convaincre nos partenaires syndicaux de la nécessité de coordonner, regrouper les luttes, de leur donner des perspectives d’ensemble, larges et rapides.
    Sur notre secteur de responsabilité il est nécessaire, outre les dossiers comme la formation des maîtres,  les salaires ou la protection sociale, qui nous concernent pleinement, de poursuivre l’action contre les dotations insuffisantes attribuées aux établissements, contre les suppressions de postes et d’organiser le refus des heures supplémentaires afin d’obtenir une amélioration des conditions de travail et une augmentation du nombre de postes aux concours (CAPEPS et Agrégation). Dans le secteur sport la lutte contre les suppressions de CREPS, la disparition de fait des DDJS et la transformation des missions des personnels est indispensable.
    Sur plusieurs sujets (réforme des lycées, formation des maîtres, situation dans les DOM, …) nous avons montré que ce gouvernement pouvait être contraint à des reculs, cela doit nous encourager à augmenter la pression.  Menons donc partout le débat sur les suites revendicatives, tout en accentuant sans attendre l’action sur nos revendications propres.
    Serge Chabrol
    Secrétaire général
    25 mars 2009

    SONDAGE FSU

    La FSU souhaite vous consulter pour recueillir votre opinion à l’égard des services publics. Ce questionnaire est essentiel à la campagne que nous menons. Nous demandons à chacun(e)s d'entre vous de prendre quelques minutes de votre temps pour y répondre en ligne. Vos réponses seront analysées par l’Institut de sondage CSA en respectant votre anonymat. Merci !

    Grand corps malade et l'éducation nationale

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/grand+corps+malade/video/x991iq_grand-corps-malade-education-nation_music

    Appel à la mobilisation dans les collèges,
    les lycées et les LP les 19 et 20 mars

    Les syndicats du second degré SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNES, SNEP, SNUEP (FSU), SN-LC-FO, SE-UNSA, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SUD EDUCATION, URSEN-CGT entendent s’inscrire pleinement dans la journée d’action du jeudi 19 mars et appellent les personnels à assurer la réussite de la grève et des manifestations...
    Le comité technique paritaire du 20 mars doit entériner ces mesures catastrophiques, malgré les fréquents votes de C.A. s’opposant aux D.H.G. proposées : il ne peut pas se tenir sans réaction. C’est l’occasion d’unifier les revendications des établissements et de les porter sur la place publique.

    Rendez-vous le vendredi 20 mars à 9h30 au Rectorat !

    Appel du 19 mars 2009 des organisations syndicales

    CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

    La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.

    Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.

    La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.

    Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.

    En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :

    • défendre l’emploi privé et public,

    • lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,

    • exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,

    • défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.

    Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.

    Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.

    Paris, le 23 février 2009

    Communiqué de Presse du 17 février 2009

    Pour le maintien du service public du sport scolaire

    Dans les collèges et lycées, l’accès aux pratiques sportives et à la vie associative est favorisé et organisé par les associations sportives scolaires, fédérées dans l’Union Nationale du Sport Scolaire. Celle-ci dépasse maintenant le million de licenciés, ce qui prouve le dynamisme du sport scolaire, son intérêt pour les élèves et l’engagement des personnels pour le développer et le rénover.
    C’est dans ce contexte que le ministère choisit de changer la position statutaire des 186 enseignants d’EPS, cadres de l’UNSS. Conformément aux statuts de l’association, ils sont actuellement « mis à disposition » (MAD) de celle-ci par le ministère. Le directeur de l’UNSS leur a demandé d’accepter, une position de « détachement »  ou de renoncer à leurs fonctions au sein du sport scolaire.

    Le SNEP-FSU considère que le passage au détachement n’est pas anodin car c’est le statut même de l’UNSS qui s’en trouverait modifié. D’association administrative, chargée d’organiser le service public du sport scolaire, elle deviendrait une association pour laquelle l’engagement conventionnel de l’état serait aléatoire et soumis aux choix budgétaires. Cela éloignerait l’UNSS du service public et de ses missions.
    C’est pour cette raison que la majorité des cadres ont informé le ministère de leur volonté de rester MAD. En quelques semaines, une pétition titrée « attachés oui, détachés, non ! » a recueilli 11 500 signatures, chiffre exceptionnel qui marque bien l’attachement des enseignants d’EPS au service public du sport scolaire. La pétition a été déposée le 13 février au ministère par le SNEP.

    Le SNEP-FSU, qui vient d’obtenir plus de 81% des voix des enseignants d’EPS aux élections professionnelles, considère que les statuts de l’UNSS doivent être respectés, garantissant son caractère d’association de service public. Cela passe par le maintien de cadres « mis à disposition ». L’avis des enseignants animateurs du sport scolaire et des cadres de l’UNSS doit être entendu et respecté, il en va de l’intérêt et de la poursuite du développement du sport scolaire.

    Poursuivre, par zone, l’action sur tous les fronts !

    Défendre pied à pied l’EPS, le sport scolaire et la démocratisation de la pratique des APSA !

    Actuellement se prépare dans les collèges et lycées, la prochaine rentrée en termes de moyens (carte scolaire)
    Le SNEP vous appelle, quel que soit le type d’établissement, à intervenir pour :
    -          faire respecter  les horaires officiels et des effectifs permettant l’enseignement dans de bonnes conditions et en toute sécurité. Aucun dispositif particulier existant en EPS ne doit être supprimé (options, soutien natation, etc.). Le refus collectif des HS doit être organisé et les postes défendus. Voir notre bulletin national (cliquez ici) et le site (Cliquez ici), sur lesquels nous avons mis à votre disposition des conseils et des outils  pour aider chaque équipe à mener l’action (par exemple en mettant en place l’opération parrainage d’un étudiant) ;
    -          défendre tous les forfaits AS et exiger qu’ils soient partie intégrante de nos 20h de service.

    De nombreux collègues de LP ou SP nous informent que des chefs d’établissement refusent d’appliquer les horaires élèves de la voie professionnelle, profitant notamment de la mise en place des nouveaux bacs professionnels en 3 ans. Le texte vient de sortir au JO du 10 février. Le lien est installé sur notre site (Cliquez ici).

    Concernant les sections de la voie professionnelle, les horaires hebdomadaires d’EPS sont :
    -       CAP : 2,5h, sur les deux ans
    -       BEP (il en reste encore !) : 2h, sur les deux ans
          -       Bac pro en deux ans (ce sont les anciens textes qui restent valables) : 3h, sur les deux ans
    -    Bac pro en trois ans : 2h en seconde, 3h en première, 3h en terminale [Cf. la note 1/ en bas des grilles parues au JO du 10 février - Annexe 1 et 2]

    Les personnels et étudiants de l’enseignement supérieur et de la recherche mènent actuellement une action forte, avec grèves et manifestations, notamment :
    -          contre le décret sur les enseignants chercheurs ;
    -          pour le report à 2011 des nouveaux concours de recrutement prévus, afin de donner du temps pour bâtir une réforme sérieuse de la formation des enseignants, sur de toutes autres bases que celles actuellement avancées par les ministres et que nous contestons ;
    -    contre le millier de suppressions de postes dans le supérieur.
    Après les puissantes actions des 5 et le 10 février, l’intersyndicale large du supérieur et de la recherche, à laquelle participe le SNEP, appelle à un nouveau temps fort le 19 février.

    Les 8 fédérations et confédérations qui avaient appelé à la journée historique d’action interprofessionnelle du 29 janvier, massivement suivie, notamment dans l’éducation, ont décidé d’organiser une nouvelle journée nationale unitaire d’action le 19 mars.
    Elles appellent à préparer ce temps fort en menant l’action dans chaque secteur. Les questions de moyens et de dotation horaire dans les établissements, les questions du supérieur et de formation des enseignants, de recrutements très insuffisants au CAPEPS, la destruction de fait des DDJS et la fermeture de CREPS, … sont autant de raisons de mener l’action, dans cette période de vacances échelonnées, pour préparer un « tous ensemble » interprofessionnel encore plus puissant le 19 mars. Le SNEP vous appelle à participer à toutes les initiatives lancées dans les départements et académies.

    2 pétitions en cours, à signer d’urgence :
    -          celle sur les BEP et la voie professionnelle, à l’initiative d’une intersyndicale voie pro (Cliquez ici).
    -          celle sur la formation des enseignants, à l’initiative des syndicats de la FSU concernés (Cliquez ici).

    Bonnes vacances à ceux qui y sont actuellement, bon courage pour ceux qui ont quelques jours à attendre encore.

    Cordialement
    Serge Chabrol
    Secrétaire général

    Communiqué de Presse du 06 février 2009

    Nouvelles contrevérités présidentielles:
    C’en est assez !

    Avant son intervention hyper-médiatisée de jeudi 5 février 2009, N. Sarkozy a prononcé pas moins de 18 discours en 30 jours, sur des sujets d’importance. A Châteauroux, le 27 janvier, c’est sa politique dite de soutien à l’emploi que « l’omniscient président » était venu défendre. L’exemple des études STAPS, une nouvelle fois avancé sur la base de contrevérités manifestes, montre que l’omniscience présidentielle est décidément toute relative.

    Que fait N. Sarkozy ? Il stigmatise les débouchés de la filière STAPS en regrettant que l’on fasse « entrer des enfants dans les facs pour devenir prof d'éducation physique alors qu'on sait qu'il y en a 90% qui vont être au chômage ». Il reprend pour l’occasion l’accusation qu’il avait déjà portée sur cette filière en 2006 !

    Le SNEP-FSU rappelle tout d’abord au président que si les débouchés sont insuffisants pour les étudiants se destinant au métier d’enseignants d’EPS, c’est d’abord dû aux choix politiques du gouvernement qui, pour la 4ème année consécutive, ne recrute que 400 professeurs au concours du CAPEPS pour 1200 à 1300 départs en retraite. Désormais, dans cette discipline, des expériences positives sont supprimées, des remplacements ne sont plus assurés, la précarité se développe.

    Par ailleurs, cette sortie de route du plus haut personnage de l’État démontre une méconnaissance persistante de la réalité des débouchés de la filière STAPS. A moins que cette stratégie de dénigrement ne soit délibérée ?
    L’étude du CEREQ de 2005, citée, connue, maintes fois reprise à l’occasion des « luttes STAPS » n’a, a priori, pas éclairé les conseillers et les porte-plume de l’Élysée.
    La filière STAPS offre des débouchés à 92% ses étudiants, devançant ainsi l’ensemble des autres filières universitaires (88%). Ce relativement bon résultat est à relier avec la dynamique de diversification engagée en STAPS depuis le début des années 90. Même si le professorat d’EPS reste la motivation première des étudiants à l’entrée de ce cursus, ils découvrent, au fil de leurs études, un ensemble de secteurs porteurs d’emplois en phase avec des besoins sociaux. Par contre, le niveau des rémunérations est sensiblement inférieur à celui des niveaux de qualification identiques, et le type de contrats révèle un secteur d’emploi plus précarisé que d’autres.

    Ce sont toutes ces raisons qui font que la filière STAPS a perdu 30 à 50% de ses étudiants depuis 5 ans.

    C’est sur ces éléments que le Président devrait se pencher plutôt que de dénigrer cette filière et d’en accentuer la perte de vitesse.

    Les débouchés ne se décrètent pas, ils se créent ! Pour répondre aux difficultés actuelles des STAPS, ce gouvernement doit prendre au sérieux le développement des Activités Physiques, Sportives et Artistiques pour tous, partout. Le SNEP appelle donc le président à tenir ses engagements sur « plus de sport à l’école ». Il faut, dès le concours 2009 :
    - Recruter 1500 enseignants d’EPS pour faire face aux besoins et offrir des débouchés aux étudiants,
    - Ré ouvrir les concours internes pour les trop nombreux enseignants précaires.

    Plutôt que de s’improviser conseiller d’orientation, le président pourrait ainsi décider de combler le déficit en enseignants d’EPS créé depuis 4 ans. Il devrait aussi convoquer au plus vite un « Grenelle du Sport et de l’emploi sportif ». Ce secteur en a besoin car il est quasiment abandonné avec un budget des Sports indigne.

    Ahurissant !

    Alors que les candidats devaient s’inscrire aux concours de recrutement des professeurs de sport, le ministère leur a annoncé qu’il ne mettait aucun poste aux concours pour ceux destinés au sport de masse.  Cette décision scandaleuse fait fi des mois de préparation des candidats et signe la démission du ministère sur ce secteur lié au développement sportif et à la formation.
    Ces décisions sont dans le droit fil du budget et des décisions liées à la RGPP. Les fermetures des directions départementales jeunesse et sports conduisent à des pertes massives de missions sportives et donc à l’inutilité du recrutement de fonctionnaires.
    Le discours du Président de la République, à l’INSEP, lors de sa présentation des vœux, apparaît comme invraisemblable lorsqu’il veut laisser croire qu’il se préoccupe du sport pour toutes les classes d’âge. A ce jour, aucune proposition n’a été faite sur ces questions alors que le sport de haut niveau et professionnel ont été largement abordées.
    Tout cela confirme l’abandon de la responsabilité étatique d’un secteur qui concerne 30 millions de personnes et qui a besoin d’initiatives afin que la démocratisation des pratiques soit effective.
    Le ministère doit revenir sur sa décision.

    RASED : premier succès

    Le ministère vient d’annoncer que 1500 des 3000 maîtres E et G que le ministre envisageait de sédentariser ne seraient finalement pas implantés dans une classe et conserveraient leurs missions d’enseignants spécialisés qui interviennent auprès des élèves en difficulté.
    Le SNUipp se félicite de cette annonce qui répond en partie à l’attente des personnels qui s’est exprimée lors de la puissante mobilisation des enseignants des écoles le jeudi 20 novembre comme à travers la pétition « Sauvons les Rased ».
    Après avoir reconnu la nécessité des RASED, l’abandon de leur projet de suppression en 2010 et 2011 puis le maintien des départs en stage d’ enseignants spécialisés, le ministère annonce enfin la réduction des suppressions de postes d’enseignants spécialisés.
    Le SNUipp sera vigilant sur la mise en œuvre de cette mesure afin qu’elle ne se mette pas en place au détriment d’autres postes d’enseignants comme les maîtres surnuméraires ou les enseignants remplaçants.
    Il demande l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir et le développement des dispositifs d’aides spécialisées aux élèves en difficulté.
    Alors que les écoles compteront 14 000 élèves supplémentaires à la rentrée 2009 et que le Président de la République annonce des mesures pour réduire les inégalités et les discriminations, le SNUipp demande le maintien de l’ensemble des postes spécialisés, le développement des RASED et le rétablissement du nombre de postes au concours.
    C’est le sens de l’appel à participer aux journées d’action des 17 et 29 janvier.
    Paris, le 07 janvier 2009

    Communiqué de Presse du 02 janvier 2009
    Recrutements très insuffisants !
    Non à la pénurie organisée d’enseignants d’EPS à l’école !

    Seulement 400 postes au CAPEPS externe et 15 à l’agrégation externe, comme l’an passé et donc, pour la quatrième année consécutive, deux départs en retraite sur trois non remplacés en EPS ! C’est inadmissible ! Le SNEP,  qui chiffre à 1500 par an le nombre de recrutements nécessaires pour faire face aux retraites et aux besoins d’enseignement, entend porter haut et fort cette exigence au cœur des luttes à venir.
    Alors que le ministère lui même reconnaît le déficit d’enseignants d’EPS, qui contraint les rectorats à recruter toujours plus de personnels précaires et à laisser nombre de remplacements non assurés dans cette discipline, le gouvernement décide d’accentuer encore les dégradations pour 2009/2010.
    Pourtant, des milliers d’étudiants formés en STAPS se présentent aux concours et voient leur avenir bouché faute de recrutements en nombre suffisant.
    Il s’agit donc bien d’un choix politique de restreindre l’emploi public et d’augmenter la précarité, au mépris de la qualité du système éducatif ! Les déclarations du président de la république et du ministre de l’éducation sur le « nécessaire développement du sport à l’école » exigeraient pourtant des moyens nouveaux en enseignants qualifiés. Sauf à penser que l’insistance du ministre de l’EN et du secrétaire d’état à la jeunesse et aux sports, concernant le volet sportif de l’accompagnement éducatif, le soir et pour les seuls élèves volontaires, ne vise à donner le change aux dégradations de l’EPS obligatoire pour tous…!
    Cette tentation, qui n’est pas nouvelle et a traversé plusieurs gouvernements depuis 35 ans, s’est heurtée aux luttes du SNEP portées par l’immense majorité de la profession.
    Cette fois encore le SNEP FSU ne laissera pas faire : la question des recrutements aux concours sera au cœur des mobilisations unitaires indispensables dès janvier 2009, en lien avec la lutte contre les suppressions programmées  et pour des créations de postes d’enseignants titulaires dans les établissements scolaires à la rentrée 2009 !

    20 NOVEMBRE : les enseignants d'EPS majoritairement en grève !
     La forte participation des enseignants d'EPS à la grève et aux manifestations de ce jeudi 20 novembre, témoigne de leur profond mécontentement.
    Loin de signifier le refus de toute réforme, comme Xavier Darcos veut le faire croire à l'opinion publique, cette mobilisation est porteuse d’exigences pour l'avenir du service public d'éducation, des personnels et des jeunes, que le ministre refuse d'entendre et de satisfaire.
    Faute de prise en compte des revendications exprimées tant sur le budget 2009, que sur la formation des maîtres, le contenu du CAPEPS, la réforme du lycée et l’augmentation des recrutements, la revalorisation des enseignants ou le respect du paritarisme, le SNEP-FSU continuera, dans l'action, en recherchant l'unité la plus large et le soutien des élus et de l'opinion (qui s’est déclarée favorable à notre mouvement), à porter ses exigences spécifiques et celles qui se sont exprimées de façon intersyndicales ce jour.

    "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de l'opinion".
    Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines:
    "Article 1: Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (...)
    Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009."
    C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement ("description des prestations"):
    "Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à:

    • identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
    • identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
    • repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
    • décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
    • anticiper les risques de contagion et de crise.

    En clair: le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.
    Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.
    Non, ce n'est pas un canular: sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.

     

    BIG BROTHER
    Publication au journal officiel du 4 novembre dernier d'un appel d'offre émanant du ministère de l'Education National afin notamment de "repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte", de "décrypter les sources de débat et leurs modes de propagation" ou encore "d'anticiper les risques de contagion et de crises" sur les sites Internet, blogs et autres forums. Et tout cela pour la bagatelle de 220.000 € (1) par an.

    Communiqué de Presse du 6 novembre 08

    Grève dans le second degré : appel commun pour le 20 novembre

    Le 5 novembre, la  réunion des organisations syndicales enseignantes du second degré a conclu à la nécessité d’un appel à la grève le jeudi 20 novembre dans le second degré.
    Elle a abouti à la rédaction d’un texte d’appel portant sur l’ensemble des problèmes qui se posent aujourd’hui dans le second degré : budget, conditions de travail, précarité, revalorisation des personnels, respect du paritarisme, maintien de l’offre de formation, réforme du lycée...
    Aujourd’hui, le SNES, le SNEP et le SNUEP se félicitent que ce texte ait recueilli un large accord de la plupart des organisations (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA), pour appeler à la grève le 20 novembre dans le second degré sur la base suivante :

    « Alors que la rentrée 2008 s’est déroulée dans des conditions matérielles très difficiles pour l’ensemble des établissements du 2nd degré, le projet de budget 2009 ne peut que renforcer l’inquiétude des personnels. Les collèges, pourtant en augmentation démographique subiront les plus fortes suppressions d’emplois. Les lycées et les lycées professionnels ne seront pas épargnés. De surcroît, les diminutions programmées du nombre de places aux concours de recrutement et des moyens de remplacement annoncent un recours massif à la précarité.

    Alors que le parlement délibère sur la loi de finances 2009,  les organisations syndicales dénoncent des perspectives budgétaires qui vont nuire gravement et durablement aux élèves et aux enseignants. Le gouvernement entend mener une politique pilotée et contrainte par un budget en régression et une logique de réduction de l’offre de formation, en particulier dans la voie professionnelle.

    A la dégradation constante et programmée des moyens d’enseignement et des conditions de travail, s'ajoutent des attaques répétées contre le paritarisme  et le droit syndical. La politique du fait accompli et la marche forcée ne peuvent tenir lieu de méthode de dialogue social.

    C’est parce qu’elles font du développement du système éducatif un enjeu fondamental pour l’avenir du pays et des jeunes que les organisations soussignées appellent à la grève dans les collèges, lycées et lycées professionnels le jeudi 20 novembre pour :

    –        Un budget 2009 à la hauteur des exigences, ce qui nécessite notamment de revenir sur les suppressions de postes prévues ;
    –        Une rénovation du système éducatif avec comme axe principal la réussite et l’élévation de la qualification de tous les jeunes, ce qui va de pair avec l’amélioration des conditions de travail des élèves et des personnels ;
    –        Le maintien et le développement du paritarisme et des droits syndicaux ;
    –        Un véritable dialogue social sur les questions éducatives, ce qui nécessite que toute réforme prenne en compte les propositions des personnels, des parents, des élèves et de leurs organisations représentatives ce qui exclut la précipitation dans laquelle le ministère entend actuellement travailler ;
    –        La revalorisation de l’ensemble des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation ;
    –        Une réforme des lycées reconnaissant les apports disciplinaires, respectant les métiers, définissant des parcours cohérents dans les 3 voies de formation pour mener davantage de jeunes au Baccalauréat, examen national garantissant l’accès à l’Université. »
    (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA)

    Communiqué de Presse du 05 novembre 2008
    Même pas mauvais, insignifiant !

    Contrairement à tous les engagements de la campagne présidentielle, c’est un budget insignifiant de la mission « sport » qui a été adopté à l’Assemblée Nationale, en l’absence notable du secrétaire d’état concerné !
    Nous sommes loin des 3% promis par le candidat-élu et sa volonté de mettre le sport au centre de la société. Ces promesses ne relevaient pas d’une vision mais sans doute d’une hallucination !
    Le budget de cette mission ne suit pas l’évolution du budget général (+0,4% au lieu de +2%) et sabre allègrement dans les crédits destinés au sport pour le plus grand nombre : -20,35% ! Le gouvernement a décidé que ce type de pratique n’avait plus à être pris en charge par le budget d’Etat.
    Le sport de haut niveau n’est pas mieux servi, même s’il enregistre une progression de crédits (+11,5%), mais progression bien en deçà de ce qu’elle aurait dû être si le gouvernement avait conservé des crédits affectés à un plan spécifique de relance du sport (2006-2008).
    Les effets de manche qui ont accompagné les explications de satisfecit au sortir des derniers Jeux Olympiques, ne trompent personne. Durablement, le sport est le parent pauvre des préoccupations ministérielles et gouvernementales, enfermé dans son autofinancement (50% de la dépense sportive est réalisée par les pratiquants) et le recours désordonné aux collectivités territoriales.
    Alors que 229 personnes partent à la retraite, 230 postes sont supprimés (6,6% des moyens humains), battant tous les ratios ministériels !
    Le rattachement du sport au ministère de la santé nous avait été vendu comme une chance pour préserver ses moyens ; las, même les crédits destinés à la protection des sportifs, chutent de 2,2%.
    Par ce budget, l’Etat organise son impuissance : la révision générale des politiques publiques le conduit à dépouiller les directions départementales et directions régionales s’occupant du sport et l’apprête à fermer la moitié de ses établissements de formation (CREPS). Le « retour de l’Etat » n’est pas pour le sport !
    Bref, le slogan et les campagnes qui veulent lier sport et santé, se révèlent un leurre tant la conviction gouvernementale s’avère molle pour animer une quelconque politique publique.
    Le SNEP, avec d’autres, juge opportun de ne pas laisser le gouvernement décider seul, d’orientations dont les effets prévisibles seront une livraison de la partie la plus solvable du sport au secteur marchand et, pour le grand nombre, c'est-à-dire ceux qui ne pratiquent pas, de ne pas plus et mieux pratiquer. Quant aux pratiquants, ils seront de plus en plus contraints, pour continuer, d’assumer toutes les charges afférentes.
    Voilà une politique qui tourne le dos à la lutte contre les inégalités d’accès à ces pratiques physiques et sportives.

    Communiqué de Presse du 16 octobre 2008

    Le SNEP-FSU suspend sa participation aux discussions lycées
    L’avis des personnels doit être entendu !

    Le SNEP a adressé une lettre à X. Darcos le 13 octobre, rappelant ses exigences concernant la réforme des lycées, tant sur les questions de l’EPS que sur les questions générales. Il demandait au ministre de lui préciser que le projet de réforme pouvait être bâti sur d’autres bases que celles qui circulent publiquement, notamment concernant la baisse des horaires globaux et le tout modulaire, deux éléments que le SNEP conteste. Il interrogeait X. Darcos sur sa volonté réelle de négocier et de tenir compte des propositions des syndicats les plus représentatifs.
    Le SNEP constate qu’aucune réponse ne lui a été apportée y compris lors de l’audience avec M. de Gaudemar, chargé de mission, le mercredi 15 octobre. Même si ce dernier déclare les hypothèses ouvertes, le poids de la réduction des horaires et de la modularisation des enseignements semble bien piloter la réflexion et bloquer la prise en compte de demandes justifiées, pour améliorer la scolarisation et la réussite des jeunes en lycée.
    Concernant l’EPS, si le SNEP constate avec satisfaction que la présence de cette discipline dans les enseignements obligatoires n’est actuellement pas remise en cause, l’exigence de la profession d’augmentation horaire est exclue et la semestrialisation de l’enseignement, pourtant contestée par les enseignants d’EPS, reste une hypothèse avancée.
    Par ailleurs la réduction prévue du cadre horaire global risque aussi d’aboutir à une diminution des choix optionnels d’EPS, par rapport à la situation actuelle déjà jugée insuffisante par le SNEP.
    Il ne cautionnera pas une quelconque tentative d’affaiblissement de l’EPS en lycée.
    Les orientations qui apparaissent actuellement vont à l’encontre des objectifs portés par le SNEP de réussite des jeunes et accentueraient encore la ségrégation sociale.
    En conséquence, le SNEP décide de suspendre sa participation aux discussions. Les options gouvernementales qui seront annoncées et la prise en compte ou non des propositions des organisations les plus représentatives, pèseront sur l’attitude future du SNEP concernant les autres volets de la réforme (programmes et services des enseignants).
    En tout état de cause, il appelle d’ores et déjà la profession à combattre des choix qui seraient contraires à l’intérêt des élèves et des personnels.
    Il les appelle à signer massivement la pétition SNES-SNEP sur les lycées et à participer à la manifestation nationale unitaire du 19 octobre pour y porter leurs exigences pour le système éducatif.

    La crise
    le lien qui suit est une vidéo de 52 minutes expliquant de façon on ne peut plus claire le système bancaire.
    A voir absolument, vous allez être surpris,
    Merci à Fred Camel pour cette info capitale (!)
    http://vimeo.com/1711304

    Interview de Serge Chabrol
    secrétaire Général du SNEP
    Pour un plan d’action sur la durée
    Le 26/09/08
    Le SNEP sort d’un conseil national qui a réuni 150 militants, comment caractérisent-ils la situation ?
    Les militants départementaux et académiques du SNEP ont dressé un état des lieux sévère. Contrairement aux affirmations du ministre et des recteurs sur une rentrée « techniquement réussie », ils ont eu à intervenir dans nombre d’établissements pour limiter les dégradations des conditions de travail et d’emploi des personnels, donc d’étude des élèves. De plus en plus de postes à cheval, d’heures supplémentaires imposées, d’effectifs alourdis, de dispositifs représentant des « plus en EPS » supprimés, des forfaits AS remis en cause, etc. Les TZR paient souvent le prix fort en cumulant les difficultés, et en même temps, il reste peu de personnels pour assurer les remplacements.
    Et quelles sont les perspectives pour  l’année scolaire 2009 ?
    Nous allons connaître dans les jours qui viennent le détail du budget 2009. Le gouvernement le gouvernement prévoit 13 500 suppressions de postes à l’EN, qui s’ajouteraient aux 11 200 de 2008. C’est inacceptable ; même si nos luttes ont permis d’éviter les 20 000 prévues initialement. Les projets de réformes engagés (lycée, formation des enseignants) répondent à des exigences syndicales formulées de longue date. Il nous appartient de mener l’action de façon plus massive et plus unitaire  pour qu’elles ne soient pas pilotées par la réduction des coûts et par une transformation profonde profilant un système éducatif beaucoup plus inégalitairec ce qui serait lourd de conséquences pour le métier, l’EPS et le sport scolaire.
    Parallèlement les réformes des retraites, de l’assurance maladie, le refus d’augmenter les salaires, la volonté de privatiser la Poste, etc. appellent des mobilisations de grande ampleur avec l’ensemble des salariés et usagers concernés.
    Le conseil national a donc décidé d’adresser une interpellation solennelle au ministre de l’EN.
    Des collègues doutent de l’efficacité des actions menées l’an passé
    Effectivement, mais le CDNE du SNEP a constaté, exemples à l’appui, que les pressions exercées l’an passé et à la rentrée, faisant suite à celles menées les années précédentes, ont permis de faire bouger des lignes, de mettre en difficulté le pouvoir dans l’opinion et au sein de la majorité gouvernementale, l’empêchant d’aller aussi loin qu’il le souhaitait et le contraignant à prendre en compte, même si ce n’est pas sous les formes revendiquées, un certain nombre d’exigences portées par le mouvement social. N’oublions pas qu’il a reculé sur le démantèlement du CNRS, qu’il n’a pas donné suite pour l’instant au rapport Pochard sur le métier d’enseignant, qu’il a inventé la GIPA (garantie individuelle de pouvoir d’achat) et attribué une prime de 1500€ aux néo-titulaires, en réponse à nos actions sur les salaires, qu’un certain nombre d’HS ont été transformées en heures postes, qu’il a du évoluer sur le financement du RSA, qu’il vient de reculer partiellement sur le fichier Edvige, qu’il a maintenu le remboursement des soins pour affection de longue durée, etc.
    Certes, mais ce ne sont que rarement des victoires nettes ?
    Nous sommes face à un pouvoir qui manoeuvre : à chaque fois qu’il est contraint par les luttes de prendre en compte une demande du mouvement social, il cherche à mettre en place des solutions qui répondent pour partie au problème soulevé, mais  servent par ailleurs son orientation fondamentale de casse des solidarités, de développement du chacun pour soi, d’opposition entre les personnels : la GIPA pour quelques uns en lieu et place d’une augmentation du salaire de tous, la prime (par ailleurs légitime) pour les profs principaux de 1re et Term des bacs pro en trois ans, quand il veut faire accepter une réforme contestée ; et si le Rapport Pochard est mis de côté, c’est par la réforme des lycées que pourrait revenir la tentative d’alourdir la charge de travail des enseignants ou d’annualiser leur service !
    Même s’il est en difficulté (sondages, élections locales et sénatoriales, grogne de son propre électorat, mouvements sociaux, indicateurs économiques dans le rouge…), le pouvoir poursuit dans son choix de transformer profondément notre société, ce que N.Sarkozy a appelé son projet de civilisation.
    Sur l’école, c’est une véritable bataille idéologique qu’il mène, non seulement pour réduire les coûts du service public d’éducation mais surtout pour  transformer celui-ci, ayant abandonné de fait l’objectif d’élévation des formations et qualifications de tous les jeunes : réduction du temps scolaire, socle, programmes du primaire, bac pro en 3 ans, suppression de la carte scolaire,… participent de cette orientation « ultra libérale ».

    Tu crois qu’il est vraiment possible de peser davantage ?
    Nous n’avons pas d’autre solution que de poursuivre et amplifier la mobilisation syndicale, pour mettre un terme aux dégradations, mais aussi pour imposer des  services publics rénovés, notamment celui de l’éducation, pour répondre aux besoins de la population, mais pour porter et faire entendre nos propositions.
    Nous avons, comme professeurs d’EPS dans l’enseignement et comme professeurs de sport à la JS, la double responsabilité de mener les luttes spécifiques nécessaires à la défense et la promotion de l’EPS, du sport scolaire, du service public d’éducation et du service public du sport, et d’inscrire simultanément ces luttes dans les grands mouvements sociaux qui s’opposent au démantèlement des valeurs, notamment de solidarité, qui fondent notre société.
    Oui, c’est possible : rappelons-nous des forces que nous avons su rassembler, dans une période récente, contre le CPE !
    Le plan d’action multiforme, développé par le SNEP et ses partenaires devrait permettre à chacun de s’investir à la fois sur son lieu de travail et dans des actions, coordonnées nationalement :

    1. jeudis de l’éducation destinés à mettre le système éducatif sur le devant de la scène ; le 2 octobre, ce sont les questions d’emplois précaires, de services partagés et de conditions de travail des TZR qui seront au cœur des actions ;
    2. états généraux de la formation le 4 octobre à Créteil ;
    3. grève le 7 octobre dans le second degré à l’appel à ce jour du SNES, du SNEP, du SNUEP et de l’UNSEN CGT, dans le cadre d’une journée internationale unitaire d’action pour le « travail décent ». CGT, CFDT, CGC, FSU, Solidaires et UNSA  appellent les salariés à participer massivement aux multiples initiatives organisées (rassemblements, manifestations, grèves…) ;
    4. manifestation unitaire nationale à Paris le 19 octobre pour l’école avec la quasi-totalité des fédérations syndicales de l’éducation, des mouvements pédagogiques, la FCPE.
    5. forums inter-académiques SNEP des STAPS, SUAPS et IUFM en novembre.
    6. organisation d’assises SNEP pour l’EPS et le sport scolaire dans les académies.

    Mais n’est ce pas là la reprise du type d’actions de l’an passé avec grèves d’un jour et manifestations alors que de nombreux collègues réclament de nouvelles formes d’actions ?
    L’action miracle qui pèserait sur le pouvoir sans coûter aux personnels n’est pas facile à inventer. De nouvelles formes, c’est ce que nous initions avec les jeudis de l’éducation, chaque semaine, partout en France, des collègues se regroupent en un ou des lieux symboliques pour mener des initiatives publiques et y invitent les médias, avec le souci d’informer la population de faire pression sur élus et pouvoirs publics. Il nous faut les réussir, et cela passe par l’engagement de chacun. Les forums du supérieur, les assises de l’EPS et du sport scolaire, en cours d’organisation, sont aussi des formes originales pour une campagne d’opinion renouvelée.
    La manifestation nationale unitaire du dimanche 19, à Paris, peut et doit rassembler des dizaines, des centaines  de milliers de personnels de l’éducation et de la recherche et d’usagers (parents, lycéens, étudiants,…). La réussite de ce temps fort pèsera sur la politique éducative. La participation du plus grand nombre par la montée à Paris et la souscription pour financer les déplacements est indispensable.
    Fallait-il décider d’une grève le 7 octobre ?
    Tout d’abord, je rappelle que même si nous nous employons à varier les formes d’action, la grève reste le moyen  privilégié qu’a une profession pour contester des orientations, des décisions la concernant. Elle est considérée comme le vecteur le plus fort dans le mouvement social, par les médias et par les décideurs (qu’ils soient patronat, élus, gouvernement, …). C’est également un moment de disponibilité pour réunir les personnels, débattre de la situation, des enjeux et des suites à donner à l’action, agir ensemble pour leurs revendications.
    Les articles de ce bulletin montrent les enjeux considérables pour notre métier, notre discipline que posent la réforme des lycées, celle de la formation des maîtres, le développement de l’accompagnement éducatif, … La situation de rentrée dans nombre d’établissements, laisse augurer de ce que serait la rentrée 2009 si nous n’agissions pas contre les 13 500 suppressions de postes prévues.
    Les raisons d’une action de haut niveau sont évidentes.
    Pourquoi le 7 octobre ?
    La confédération syndicale internationale (CSI) a décidé de faire du 7 une journée mondiale de lutte pour le « travail décent ». Les principales confédérations et fédérations syndicales françaises appellent les salariés du public et du privé à participer activement à cette journée. Des rassemblements, des manifestations sont prévus. Des secteurs appellent déjà à la grève, d’autres en débattent.
    Le 7 représente donc, avec des formes de mobilisations variées, un « tous ensemble dans l’action » que réclament de nombreux collègues. La FSU et ses syndicats ont décidé de placer les questions du service public d’éducation au cœur de cette problématique. Il ne s’agit pas de diluer nos revendications dans un ensemble fourre tout, mais bien de profiter de ce tous ensemble pour éclairer les enjeux sur les questions scolaires. D’autant que ce sera la période du débat budgétaire !
    C’est dans ce cadre que (à ce jour) les syndicats de la FSU : SNES, SNEP, SNUEP, et l’UNSEN CGT ont décidé d’appeler les personnels de second degré à la grève le 7 octobre.
    Cela ne s’oppose donc pas à la manifestation nationale du 19 ?
    Bien au contraire, réussir les jeudis de l’éducation, les assises de la formation du 4, la grève du 7 seront les meilleurs moyens de faire monter la mobilisation, de renforcer la prise de conscience sur les enjeux et de rassembler largement le 19 pour une grande manifestation nationale.
    Il est de notre responsabilité d’élargir l’action à tous les citoyens attachés à la défense du service public d’éducation ; et les sondages montrent qu’ils sont nombreux !
    Un véritable plan d’action ?
    Effectivement, dans le contexte actuel, avons-nous d’autres choix que de mener différentes initiatives de front et sans exclusive ? La grève et la manifestation d’octobre ne sont pas des fins en elles mêmes. Elles s’inscrivent dans la suite logique des luttes menées l’an passé et devront être suivies d’autres initiatives, cette année. Le défi qui nous est posé, après avoir contraint le pouvoir à repositionner certaines de ses velléités, c’est bien d’être en capacité de le contraindre à répondre à nos revendications. Pour cela il faut des forces, beaucoup de forces et se préparer à inscrire leur action dans la durée.
    Alors tous dans l’action ?
    Oui, nous appelons l’ensemble des personnels à être dans les luttes avec le SNEP.
    Il y a 30 ans exactement, la profession s’est dressée contre le plan Soisson qui alourdissait les service des enseignants d’EPS, réduisait le forfait du sport scolaire, procédait à de multiples transferts de postes. L’EPS et le sport scolaire, notre métier étaient menacés. Le 13 octobre 78, 30000 enseignants d’EPS se retrouvaient à Paris pour une manifestation historique. 30 ans après, l’EPS et le sport scolaire sont dynamiques et plébicités par la population grâce à l’activité des enseignants d’EPS avec le SNEP. Mais des menaces réapparaissent régulièrement, comme c’est le cas aujourd’hui. Une nouvelle fois, la profession, comme elle a su le faire contre le projet Thélot-Fillon en 2004-2005, contre le décret de Robien en 2006-2007, doit par l’action de masse faire prendre en compte ses propositions pour l’EPS, pour le sport scolaire, pour le métier, pour l’école.

    MANIFESTATION NATIONALE DU 19 OCTOBRE

    La première réunion unitaire pour organiser la manifestation du 19 octobre s'est tenue hier 9 septembre à la FCPE
    La manifestation étant unitaire, ce sont les intersyndicales au niveau départemental et/ou régional qui auront la responsabilité de retenir/réserver leurs moyens de transport. Il ne sera pas possible cette fois de commander les TGV au niveau national.
    La FSU et ses syndicats ont bien sûr intérêt à s'investir dans cette préparation au niveau local....et à être à l'initiative de réunions unitaires le plus rapidement possible pour prévoir l'organisation de cette manifestation.

    Infos pratiques : Manifestation 19 octobre

    Le cortège s'organisera par académie.
    Il est recommandé de prévoir une banderole unitaire pour identifier chaque académie.

    ·    Rassemblement à 12h  place d'Italie
    ·    Départ de la manifestation prévue à 13h de la Place d'Italie
    ·    Fin de la manif probable vers 16h/16h30 à Bastille

    Appel unitaire à des mobilisations d’ampleur, dans tout le pays,
    le 7 octobre 2008

    Le 07 octobre 2008, les organisations CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent les salariés à participer massivement à la journée d’action syndicale mondiale pour le travail décent à l’initiative de la CSI.
    Une mobilisation d’ampleur est nécessaire pour promouvoir dans le monde les libertés et la solidarité, avec la volonté de faire reculer la précarité et la pauvreté.
    Dans notre pays, ce sera l’occasion pour les salariés dans toutes les professions et sur tout le territoire d’affirmer l’exigence d’emplois de qualité pour toutes et tous, de salaires revalorisés, d’amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et la dignité des personnes, d’une protection sociale et de retraite garantie et de haut niveau, des services publics efficaces et contribuant à la cohésion sociale.
    Le 07 octobre donnera lieu à des initiatives sur l’ensemble du pays (rassemblements, manifestations, actions ciblées…)

    A Paris, la journée de mobilisation se terminera par un rassemblement unitaire, syndical, européen et international à 17h au Trocadéro.
    Les organisations signataires de cet appel demandent à leurs organisations professionnelles et territoriales de se rencontrer pour décider des formes et des modalités de mobilisation permettant la plus large implication des salariés.

    L’EDUCATION EST NOTRE AVENIR :
    ILNE DOIT PAS SE DECIDER SANS NOUS !

    Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’éducation. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre Ecole ?
    Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».
    Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
    Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons- nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’éducation qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
    Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
    Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
    De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
    Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’éducation est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’éducation dans l’affaiblissement.
    Quelle place veut-on donner à l’éducation dans notre pays ? Quel citoyen veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !
    Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre ! Rassemblons-nous tous dans une grande manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris.

    Journée interprofessionnelle d’action unitaire le 7 octobre

    La FSU a pris connaissance de la proposition de la CGT de « la construction d’une journée interprofessionnelle d’action unitaire le 7 octobre prochain, avec des initiatives fortes dans les départements, les professions ».

    Cette proposition correspond au souhait exprimé le 25 août par son propre Bureau Délibératif Fédéral National de faire de la journée internationale sur le travail décent un temps fort de l’action unitaire dans notre pays. Elle en prend donc acte positivement.

    Elle confirme sa volonté de participer à toutes les initiatives et réunions permettant d’en préciser le cadre et les modalités afin d’en faire une étape importante de lutte unitaire pour les salariés, notamment sur les questions de pouvoir d’achat, d’emploi, de protection sociale et de fonction publique – services publics.

    Au BO
    Programme de l'enseignement d'éducation physique et sportive pour les classes de sixième, de cinquième, de quatrième et de troisième du collège
    (RLR: 525-9)
    arrêté du 8-7-2008 - J.O. du 5-8-2008 (NOR > MENE0817062A)